PARIS, 26 juin 2010 (AFP)
La mère de Salah Hamouri, un jeune franco-palestinien détenu en Israël depuis cinq ans, a dit samedi sa crainte que son fils ne soit « pas libéré avant la fin de sa peine » de 7 ans de prison, clamant à nouveau son innocence, après avoir été reçue à la mairie de Paris.
« Si ça continue comme ça, Salah ne sortira pas avant le 28 novembre 2011, après avoir purgé la totalité de sa peine », a dit Annick-Denise Hamouri, regrettant que toutes les initiatives visant à faire libérer son fils aient jusqu’ici échoué.
« Les jeunes issus de Jérusalem, comme mon fils, ne sont jamais inclus dans les échanges de prisonniers », a-t-elle expliqué, rappelant que la demande de remise de peine déposée l’an dernier avait été rejetée. « On demande à ces jeunes, considérés comme une menace pour la sécurité d’Israël, de présenter des excuses. Mais quand on n’a rien fait, on ne s’excuse pas », a-t-elle poursuivi, précisant que son fils avait « plaidé coupable sur les conseils de son avocat » pour pouvoir bénéficier de la clémence du tribunal.
Salah Hamouri a été arrêté en avril 2005. Jugé en 2008 par un tribunal militaire israélien, il a été reconnu coupable d’avoir projeté d’assassiner le chef spirituel du parti orthodoxe Shass, le rabbin Ovadia Yossef. Il a été également reconnu coupable d’appartenance au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), une organisation nationaliste (NDLR Terroriste et non nationaliste) de gauche engagée dans la lutte armée contre Israël.
Annick-Denise Hamouri a dit son émotion d’être « soutenue » par la mairie de Paris, où elle a été reçue par l’adjointe au maire, Anne Hidalgo, estimant que seule une forte mobilisation pour « ce jeune franco-palestinien, mon fils » offrait encore l’espoir d’une libération anticipée. La mère du jeune franco-palestinien de 25 ans devrait être reçue lundi après-midi par un conseiller du président Nicolas Sarkozy à l’Elysée. En août 2009, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait rejeté la demande du président Sarkozy de libérer M. Hamouri.
NDLR – après avoir refusé de mettre le portrait de Guilad SHALIT sur la façade de l’Hotel de Ville voilà que la Mairie de Paris reçoit la mère d’un terroriste qui a eu droit à un procès, un avocat, et qui reste bien traité comme un prisonnier. Ce qui est loin d’être le cas du franco-israélien Guilad SHALI.
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