Un navire français de la flottille de militants propalestiniens pour Gaza faisait route mercredi à faible allure vers le territoire palestinien dans l’espoir d’être rejoint par les autres restés en Grèce, selon des porte-parole de l’opération.
Les 12 passagers du bateau français Dignité Al-Karama, dont Olivier Besancenot, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) français, et Nicole Kiil-Nielsen, eurodéputée d’Europe-Ecologie-Les Verts (EELV), sont toujours en contact avec les autres participants restés en Grèce, a affirmé à l’AFP leur porte-parole à bord, joint au téléphone par l’AFP.
« On est surtout très attentifs à tout ce qui peut se passer, en espérant toujours qu’il y ait de bonnes nouvelles, que les autorités grecques reviennent à la raison et cessent d’être les sous-traitants du blocus israélien de Gaza et arrêtent d’interdire la libre circulation des bateaux de la flottille », a expliqué Julien Rivoire.
« Nous sommes en discussion permanente, donc on communiquera à un moment donné, quand de fait il n’y aura plus aucun espoir immédiat de nous rejoindre », a ajouté M. Rivoire.
« On est dans les eaux internationales », a-t-il indiqué, sans autre précision « pour des raisons de sécurité », soulignant n’avoir constaté aucune présence militaire israélienne autour du bateau.
« Rien n’est exclu. Pour l’instant la volonté est d’aller à Gaza. Après, il faudra voir logistiquement, techniquement, ce qui est possible, ce qui n’est pas possible », avait auparavant déclaré à l’AFP un des organisateurs, Thomas Sommer-Houdeville, joint par téléphone à Athènes.
« La volonté c’est d’aller à Gaza et que la flottille aille à Gaza. Pour l’instant, on a un bateau qui a réussi à briser le blocus grec et on ne désespère pas qu’il y en ait d’autres », a-t-il poursuivi.
Il faisait plus particulièrement référence au « Juliano », battant pavillon du Sierra Leone et affrété par des militants grecs, suédois et norvégiens qui « va essayer mercredi d’appareiller » du port de Pérama, près d’Athènes, après une précédente tentative la veille, a indiqué par téléphone à l’AFP Marie Norden, députée du parti socio-démocrate (SocDem) suédois.
Quatre militants espagnols continuaient leur occupation « symbolique » de l’ambassade d’Espagne pour demander à Madrid de faire pression sur Athènes afin d’obtenir l’autorisation de départ du bateau espagnol « Gernika », ancré à La Canée en Crète (sud).
Le responsable des organisateurs grecs Vanguélis Pissias, a souligné qu’au moins « sept ou huit bateaux de la flottille restaient ancrés dans des ports grecs mais qu’au moins la moitié des militants, au début plus de 300, avaient quitté la Grèce » dans l’attente que la situation se débloque.
Sous la pression d’Israël, qui précise qu’elle risque d’utiliser la force contre la
flottille, les autorités grecques ont interdit depuis vendredi le départ de tout bateau pour Gaza, invoquant la nécessité de « protéger les passagers ».
A Gaza, des dizaines de jeunes Palestiniens se sont rassemblés au port de pêche en solidarité avec les participants à la flottille.
« Nous attendons », ont-ils écrit sur des banderoles, arborant également des drapeaux palestiniens, italiens et allemands.
Par Selim SAHEB ETTABA
JERUSALEM, 6 juil 2011 (AFP)
![]() |
![]() |







































