LA GAUCHE : UN DANGER POUR LA SURVIE D’ISRAËL (dernière partie)

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Après avoir présenté, dans la première partie de ma chronique Article original, un relevé non exhaustif de personnalités juives qui se disent antisionistes, j’ai tenté dans la deuxième partie d’expliquer leur comportement.

En réalité, ils détestent les Juifs parce qu’ils leur renvoient leur propre image, une image qu’ils vomissent, mais dont ils ne peuvent se débarrasser.

Pour eux, Israël est responsable du regain d’antisémitisme à travers le monde, Israël est à la source de tous les maux sur notre planète. Et Israël leur rappelle aussi que, quoi qu’ils fassent, ils ont des liens avec ce pays. Or ils récusent ces liens, tout comme ils récusent le rôle de «boucs émissaires» que les nations ont assigné aux Israéliens, ils préfèrent encore être les complices des agresseurs, donc des «collabos». Ils vont même jusqu’à rencontrer les membres du Hamas et du Hezbollah pour les assurer de leur soutien. Un député juif anglais n’a pas hésité à établir un parallèle entre les terroristes palestiniens et les combattants du ghetto de Varsovie.

Peut-être aussi souffrent-ils de ne pouvoir vivre leur vie de juif, non pas qu’ils ne le veuillent pas, mais parce qu’ils sont dans une situation inconfortable qui les rend incapables de mener une vie de Juifs et d’être solidaires de leur peuple. Alors pour remédier à ce mal-être, au vide créé par l’absence de toute identité, ils se révoltent, ils embrassent les idées de la Gauche et cherchent à se retrouver dans un événement pour se faire reconnaître. C’est le moyen qu’ils ont trouvé pour demander leur intégration, tout en sachant que, quoi qu’ils fassent, ils ne pourront s’intégrer totalement.
En fait, de même qu’aujourd’hui le monde a trouvé en Israël un nouveau bouc émissaire, il existe de nouveaux Juifs honteux.

Enfin, on ne peut passer sous silence une autre motivation possible : leur soif de notoriété, soif qu’ils ne peuvent étancher, comme le prouve l’expérience, que s’ils se posent en détracteurs d’Israël.

Force est de constater que les ennemis juifs d’Israël sont plus nombreux à connaître la gloire que les défenseurs d’Israël, plus nombreux à être invités par des universités prestigieuses, plus nombreux à recevoir des titres. Charles Enderlin n’a-t-il pas été décoré de la Légion d’honneur ?

Au lieu de mettre leur art et leur savoir au service de leur nation, ces Juifs ont choisi de s’en servir pour la dénigrer. Ainsi nombreux sont, par exemple, les cinéastes israéliens qui ont conforté les Palestiniens dans leur rôle de victimes. Yoav Shamir, Simone Bitton sont de ceux-là. Il faut dire qu’il leur suffit de produire des films attaquant Israël pour recevoir des prix, pour que la critique soit des plus élogieuses, que ce soit en Occident ou dans les pays arabes. Et ce peu importe la qualité du film. De toute évidence, ces intellectuels et ces artistes jouissent d’une grande notoriété auprès des adversaires d’Israël, qu’ils soient Chrétiens ou Musulmans.

Mais cette notoriété, ils la paient cher puisque c’est au prix de leurs libertés qu’ils connaissent ces louanges, et surtout de leur liberté d’expression. Camus avait raison de considérer que le communisme est liberticide. Leur talent, loin de faire d’eux des hommes libres, les asservit à un parti. Pour être acceptés de leurs pairs, c’est-à-dire de la Gauche, il leur faut accepter de jouer le jeu, il leur faut embrasser les prises de position du moment, même si elles ne répondent pas à leur idéal, il leur faut proclamer avec les autres qu’Israël n’est rien de moins qu’un pays totalitaire, un pays colonialiste qui se comporte comme le faisaient les Nazis, que Tsahal est une armée de brutes dénués de sensibilité, que le pays est dirigé par des gens incompétents qui veulent la destruction du peuple palestinien. Ils le feront parfois à leur corps défendant, uniquement parce que leur adhésion au Parti est vitale pour eux. Mieux vaut à leurs yeux être antisioniste ou antisémite que d’être anti-communiste.

Alors, face à tous ses ennemis, sur qui l’État d’Israël peut-il compter pour le défendre dans cette guerre d’opinions ?

A-t-on le droit, dans le monde d’aujourd’hui, de soutenir Israël ?

S’il est payant de se poser en détracteur d’Israël, en revanche, il est très risqué d’adopter la position inverse et de tenir des propos favorables à l’égard de l’État d’Israël. Il est même dangereux quand on est une célébrité de vouloir se produire en Israël, les groupes de pression se chargeant d’ailleurs de dissuader les plus déterminés. Alors, évidemment, rares sont ceux qui osent franchir le pas et affirmer leur sympathie et leur soutien à l’État d’Israël.

Bien sûr, il en est quelques uns qui le font, il en est qui refusent le politiquement correct et la langue de bois, et je voudrais leur rendre hommage pour leur authenticité et pour avoir eu le courage d’adopter une position franche.

En tant que Canadienne, je voudrais d’abord saluer notre Premier ministre, Stephen Harper, qui , depuis qu’il est au pouvoir, accorde un soutien inconditionnel à Israël et lutte aussi contre toute forme d’antisémitisme. Cela lui a valu, dit-on, la perte de son siège à l’ONU. Conscient des risques qu’il prend en prenant position pour Israël, il est disposé à les assumer.

Il faudrait également souligner la position de l’ancien chef du gouvernement espagnol, José Maria Aznar, qui mérite aussi notre admiration. “Le monde occidental est ce qu’il est grâce à ses racines judéo-chrétiennes. Si l’élément juif, dans ces racines, est brisé, et si Israël est perdu, alors nous sommes perdus aussi », avait-il déclaré. Citons aussi une autre de ses phrases que les Juifs n’oublieront jamais, un phrase qui a fait le tour du monde : « Si Israël tombe, nous tombons tous ».

Il a fondé « Les Amis d’Israël », avec l’aide de plusieurs personnalités parmi lesquelles figurent l’ex Premier ministre d’Irlande du Nord et récipiendaire du Prix Nobel de la paix en 1998, David Trimble ; et l’ex-Ambassadeur aux Nations-Unies, John Bolton. Le but de ce mouvement est d’agir contre le mouvement de délégitimation de l’État d’Israël qui gagne du terrain.

D’autres personnalités se posent en défenseurs de l’État d’Israël, que ce soit la députée Maria Luisa Aldim de Lisbonne, Jean-Patrik Grumberg, Schmuel Trigano, Alain Finkielkraut, et Bernard-Henri Lévy. Certes, ces deux derniers ont apposé leur signature au bas de JCall, mais, à mes yeux, ils ne font pas partie de ces Juifs anti-juifs. Peut-être même regrettent-ils leur prise de position, peut-être est-ce un vif désir de trouver une solution à ce conflit interminable qui leur a dicté ce choix. Quoi qu’il en soit, je ne puis les comparer aux membres de l’UJFP (Union juive française pour la paix), je reste persuadée que l’un et l’autre sont attachés à Israël et qu’ils luttent contre ceux qui tentent de délégitimer cet État. Il en est un en revanche dont les motivations sont on ne peut plus ténébreuses et que je ne crois pas sincère, c’est Fidel Castro. En effet, comment expliquer qu’il ait soudainement tourné casaque en septembre 2010, et qu’il ait choisi, sans qu’on puisse s’expliquer pourquoi, non seulement de se poser en défenseur du peuple juif, mais aussi et surtout de soutenir ouvertement le droit d’Israël à exister ?

CONCLUSION

Aujourd’hui l’État d’ Israël est devenu le centre du monde. C’est ce qui explique cette vague de haine qui déferle sur lui, et cette guerre médiatique qu’on lui livre, guerre contre laquelle il ne sait pas se défendre et dont les effets sont dévastateurs.

Nous devons réaliser que les mots ont, comme il est dit dans la Bible, « un pouvoir de vie et de mort », et qu’il faut donc se défendre contre cette campagne de propagande anti-israélienne et non l’ignorer. N’est-il pas scandaleux que nous ayons aujourd’hui à débattre du droit d’Israël à exister ? La question ne devrait même pas se poser, L’État d’Israël existe, comme existent tous les pays, voilà tout.

Nous sommes donc arrivés à un moment de l’Histoire où il nous faut nous engager, car notre destinée est inextricablement liée à celle de l’État d’Israël. Et quand on s’engage, il faut aussi se dire que notre choix engage tout le monde, que le destin d’Israël est entre nos mains et dépend de nous.

Quant à nos collabos, je fais le vœu – un autre de mes vœux pieux – non pas de les voir soutenir leur pays comme le faisait la Gauche autrefois, mais au moins de ne plus les entendre proclamer leur appartenance au peuple juif car, ce faisant, ils s’expriment en notre nom à tous. Bien sûr, ils rétorqueront qu’ils ne parlent pas au nom des Juifs mais en tant que Juifs seulement, alors qu’ils savent comment sont interprétées leurs paroles et les conséquences dramatiques qu’elles entraînent. Ils savent – et nous savons également – que leurs appels s’adressent aussi aux Juifs qu’ils voudraient convertir au marxisme, qu’ils voudraient voir devenir antisionistes comme eux. Et le malheur, hélas, c’est qu’ils sont écoutés et parfois imités. Ainsi, de plus en plus de jeunes réprouvent toutes les décisions du gouvernement, disent avoir honte de leur pays et de la façon dont il traite les Palestiniens, et nombreux sont ceux qui vont même jusqu’à refuser d’effectuer leur service militaire.

Certes, aux yeux de tous ces antisionistes, le gouvernement actuel n’incarne peut-être pas toutes les valeurs morales. Mais est-il pour autant l’incarnation du mal comme ils le laissent entendre? Et est-ce une raison suffisante pour tomber dans l’extrémisme et rejoindre le camp des ennemis d’Israël ? Qu’on hésite à accorder son plein soutien à ce gouvernement, qu’on se sente déchiré par ses contradictions, soit. Encore que je me demande si la morale individuelle peut s’appliquer à la politique. Mais au nom de quelle morale – certainement pas la morale biblique – peut-on verser dans l’extrémisme et trahir son peuple en rejoignant ses ennemis ?

De toute façon, existe-t-il un gouvernement qui soit capable de rejoindre toutes les valeurs de ses citoyens ? Quel gouvernement peut se vanter de n’avoir jamais commis ni erreurs ni fautes ?

En fait, les Juifs n’ont jamais été satisfaits de leur gouvernement, quel qu’il soit. Déjà, en 1960, André Neher tenait les propos suivants, propos qui ressemblent étrangement à ceux qu’on entend aujourd’hui :

« Périsse l’État d’Israël et périsse le judaïsme tout entier s’il doit être une collectivité injuste. De même qu’il ne me paraît pas certain, d’une certitude morale absolue, que l’indépendance politique de l’État d’Israël ait été la solution la meilleure. L’État mixte judéo-arabe, tel qu’il était proposé par les Nations-Unies et accepté par une fraction importante de la population juive de Palestine, eût peut-être été meilleur du point de vue moral et, qui sait, peut-être même plus rentable du point de vue politique, économique et social ».

Nous aspirons tous, nous Juifs, à la paix, et le mot « Shalom » est sans doute le plus usité, mais nous divergeons quant aux moyens à préconiser pour connaître la paix. On peut ne pas être d’accord avec certaines politiques du gouvernement israélien, on peut s’apitoyer devant le sort des innocents, que ce soit côté israélien ou palestinien, mais on doit aussi reconnaître que ces deux pays vivent une situation de guerre et que toute guerre fait des victimes parmi les civils. Quoi qu’il en soit, notre attachement à Israël doit être un postulat, quel que soit le gouvernement qui le dirige.

Pour ma part, je crois que le gouvernement israélien tente par tous les moyens de trouver ce qu’il y a de mieux pour ses citoyens, je crois aussi qu’il a besoin du soutien de tous, et surtout du soutien des Juifs de la diaspora. Ce gouvernement a été démocratiquement élu, ni les pays étrangers ni les Juifs de la diaspora n’ont le droit d’exercer sur lui quelque pression que ce soit. Et de toute façon, quoi que fasse Israël et quelle que soit l’attitude que les Juifs de gauche choisissent d’adopter, l’antisémitisme persistera. En réalité, en se posant en détracteurs d’Israël et en donnant raison à ses ennemis, ils ne font qu’attiser et légitimer l’antisémitisme.

Tous les peuples ont besoin d’un bouc émissaire, point n’est besoin de le rappeler. Le Juif a toujours tenu ce rôle, rien ne changera et l’antisionisme n’est que le terme politiquement correct pour parler de l’antisémitisme.

Et je conclurai avec ces mots du pasteur Martin Luther King :

« L’antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l’âme de l’humanité Quand les gens critiquent les Sionistes, ils veulent dire les Juifs… antisioniste signifie de manière inhérente antisémite, et il en sera toujours ainsi.… »

Dora Marrache

Radio-Shalom Montréal

10 COMMENTS

  1. Salut, je tiens à préciser le fait que votre analyse m’a captivé. Pamela du [comparateur banque 2014->http://www.amb-allemagne.fr]

  2. A tous ceux qui nous rabâchent les oreilles avec leur ” paix” fétichisée ,idolatrée outrancièrement ,laissant entendre de façon caricaturale que nous serions des boute -feux ,peu soucieux de souci de la vie humaine ,n’oublions pas

    Que l’Iran d’avant Khomeini était le plus grand pays allié musulman des Israéliens de la région.

    Que ce pays a bénéficié de l’aide technique israélienne,non pour former les policiers de la Savak,mais pour installer des systèmes de voirie,de canalisation et de ponts et chaussées dont les populations ont directement bénéficié.

    Voilà le résultat:le pays le plus menaçant vis à vis d’Israel.

    Une paix avec des musulmans devra être une paix sous surveillance étroite.

    Et ce n’est pas de la paranoïa mais du simple bon sens .

    Si on espère qu’en ménageant les racailles de Gaza , à l’instar des Daladier et Chamberlain revenus réjouis de Munich alors qu’ils venaient d’être dupés par Hitler et Ribentropp et qui,ont eu le déshonneur et la guerre, les dirigeants actuels d’Israël ,eux ,sont prévenus :

    Les terroristes de Gaza font déja tout ce que leurs moyens leur permettent de faire .

    Le jour où ,D. en préserve ,ils auront des fusées capables d’atteindre Tel Aviv ,y compris avec tête chimique ou nucléaire ,leur folie ne leur interdira pas de s’en servir .

    Au contraire .

    A la différence de Munich ,à Gaza ,les prédateurs n’auront pas fait preuve de subterfuge ,n’auront pas cherché à cacher leur jeu .

    A Tsahal de neutraliser ,par tous les moyens ces tueurs le plus vite possible ,c’est là , me semble t il , la seule réponse sage .

  3. Lire plutôt

    ” Quand au Moyen Age , l’Eglise organisait ces joutes intellectuelles-religieuses qu’on appelait disputations ,pour montrer la “supériorité ” du Christianisme sur le Judaisme , qui mettait elle face au représentant du Judaisme ou délégué de la synagogue ? Qui ? ”

  4. Je voudrais dire , pour ceux qui ne l’auraient pas compris, que si j’ai parlé de Spinoza c’est parce que si l’ antisionisme de certains juifs relève chez certains de choix politiques (ils sont à gauche ou tiers mondistes ) et ce , je suis loin de l’ignorer

    Il relève chez d’autres soit du rejet de soi que certains peuvent appeler la salutaire mise en cause permanente de soi et cela existe dans tous les groupes humains et tant mieux

    Soit concernant les gens d’origine juive ,chez lesquels il y a une histoire assez singulière de persécutions _doublée d’une certaine concurrence religieuse avec l’avènement du Christianisme née dans les conditions et avec les postulations théologiques que l’on sait_qui a pu entraîner une instabilité existentielle et des attitudes d’apostasie et de reniement à des degrés divers .

    Quand au Moyen Age , l’Eglise organisait ces joutes intellectuelles-religieuses qu’on appelait ” disputations” ,pour montrer la “supériorité ” du Christianisme sur le Judaisme , qui mettait elle face au débatteur -théologien chrétien ? Qui ?

    Un Juif , parfois ex-rabbin , apostat du Judaisme .Car les apostats peuvent , parfois connaître parfaitement les textes et ne pas être des ignorants.

    La logique dee l’antisionisme de certains Juifs ,si nous disons qu’elle a une composante antijuive ,doit être analysée dans ses racines , dans sa genèse pour mieux rendre claire _et donc mieux combattre cette perverse et terrible forme d’antisionisme _

    Si j’ai parlé de Spinoza ,ce n’est pas pour me faire valoir, comme le dit certain car il ne faut pas oublier que le travail approfondi sur un blog est ingrat ;il faut faire des synthèses pedagogiques pour un public large , il n’y a aucune reconnaissance car on est connu que par un pseudo et qu’on peut se faire agresser à tout instant par n’importe quel inconnu… qui se cache derrière un clavier , ne vous connaît pas mais se défoule et peut dire ce qui lui passe par la tête .

    Seule compte la cause à l’état pur pour le blogueur qui approfondit de façon ingrate les choses compliquées.

    Ajoutons qu’il ne faut pas se contenter d’un grossier mais indispensable travail descriptif mais qu’ il faut tenter d’aller à la racine des choses car il n’y a pas qu’Israel dont la défense ultime incombe quand même à Tsahal avec l’aide du Tout puissant .

    Il y a aussi et surtout d’autres sujets, qui nous concerneront de tous temps ,en tant que Juifs monothéistes comme ,par exemple celui de l’esthétisme où on pourra toujours trouver des Juifs en vue (Finkelkraut ou B.H.L. ) qui soutiendront , répétant comme des perroquets _les fables,les “contes ” de l’université française viscéralement chrétienne dans ses bastions littéraires _que Céline ou que Heidegger sont d’immenses auteurs .

    La semaine dernière , j’ai donné sur ce même site , un travail bénévole , dans l’anonymat pour récuser les inepties de Martine Djaoud qui célébrait Céline.Mon travail _comme celui de mon fils chercheur en biologie mathématiques ,passé par Bar Ilan _ a été comme d’ habitude ,un travail de synthèse et de recherche .On peut le vérifier

    Je pourrais très bien faire ce travail , j’en ai la capacité et les titres dans une université ou dans des centres communautaires juifs .Mais j’ai assez milité comme cela et je me borne maintenant
    à de petits posts sur des sites juifs ou autres , selon mon humeur et mon inspiration du moment.

  5. Israël cherche désespérément depuis 60 ans à s’intégrer au Proche Orient. Mais s’intégrer ne veut pas dire se désintégrer.
    Israël a signé deux traités de paix avec l’Egypte et la Jordanie, et a pour cela payé un lourd tribu. Mais voyez aujourd’hui comme le traité avec l’Egypte est remis en question par ses futurs dirigeants. La paix c’est comme la valse: cela doit se danser à deux. Si les arabes n’en veulent pas, elle ne s’établira pas quoi qu’Israël fasse.

  6. La notion de “LA SURVIE D’ISRAËL ” est en elle-même le symptôme évident , -si on arrête de regarder par le petit bout de la lorgnette-, de l’Aveuglement stratégique qui frappe la couche dirigeante d’Israël. Revenons aux fondamentaux: où vit Israël ? Dans l’Océan ? Dans la stratosphère ? Non, Israël vit au Moyen orient, en plein dans le monde arabe. Quelle doit être la stratégie dans ces conditions ? S’inscrire, s’allier, s’adapter, s’intégrer au Réel dans lequel il est inscrit. Au lieu de quoi on nous sert sans cesse des discours sur la “survie”, qui est exactement celui des pan-islamistes (évidemment eux sont contre cette “survie”, mais la cible concernée est exactement la même !). Il serait certainement moins bête d’avoir une logique visant l’ INTÉGRATION d’Israël dans sa Région. Cela dépend des autres, des “arabes” ? Allons donc ! Depuis quand la politique d’un Peuple dépendrait de ses voisins ? Si c’était le cas, ce serait placer Israël dans le camp des peuples sans avenir (qui ne savent développer que leur “survie”). Or, ça, il n’en est pas question: no way !

  7. Yanke ,vous n’avez , assurément ,rien à voir ,à part le pseudo avec un ex-prof de philosophie que j’eus à la Sorbonne ,il y a quelques décennies, le professeur Yankelevitch.

    La semaines avancent et vous avez les dents ,toujours plus acérées, pour manger du rabbin comme d’autres, vos modèles certainement , les avaient pour manger du curé .

    J’ai dit quelque part que si Spinoza n’était pas mort si tôt (suicide ou tuberculose :il aurait laissé un dernier mot : ” Le monde veut être trompé. Qu’il le soit donc. Amen. “) soit à 45 ans , peut être aurait il amené sa philosophie à son accomplissement . On ne le saura certainement jamais .

    Dois je vous citer Hermann Cohen (école néo kantienne de Marbourg ),Jacob Gordin ,Manitou (Léon Askénazi ), Léon Poliakov ou Emmanuel Lévinas pour vous montrer que Spinoza _lisez le ,lisez le traité théologico-politique dont j’ai parlé sur l’autre blog _ n’était bien sûr pas antijuif mais n’en a pas moins causé un tort certain au Judaisme _a dressé ,par son interprétation tordue de marrane , très près ,d’autre part, de sectes contestataires chrétiennes dans cette ville “libre ” et évoluée d’Amsterdam , un écran de fumée et de confusion _bien qu’il s’apparentât à Descartes !!!!!!_ entre le Judaisme de la thora et les Juifs de son époque , en butte quand même aux malveillances et au dénigrement des Eglises ?

    Ses propos déclarés Herem (soit pêché ) furent condamnés , à juste titre par la communauté de sa ville mais cette condamnation, qui n’était qu’une mise au ban (toute provisoire ) car l’excommunication ,pas plus que l’enfer, n’existe dans le Judaisme , fut montée en épingle par les anti religieux juifs et fit apparaître ce Judaisme comme une religion d’intolérance et de formalisme que Jésus ,très légitimement , aurait eu raison de contester …

    Je ne suis pas pratiquant , cher Yanké non Levitch mais croyant et n’aime pas les bigots ….de toutes obédiences .

    Je ne vous envoie pas au diable car je ne crois , en tant que juif radicalement monothéiste ni à l’enfer ni aux gémonies ni au châtiment éternel mais vous conseillerai de retourner dans votre tonneau afin que tel Diogène de Sirope , vous vous adonniez , un bon coup ,à cette très vieille activité humaine …qui ne vous apportera que sérennité et accord avec vous même .

    Bonne journée , cher ami.

  8. jE PARTAGE EN GROS VOTRE OPINION sur la Haine de Soi des juifs pathologiques…mais conteste votre vision “synagogale” de Spinoza!
    Spinoza ne fut JAMAIS anti judaïque ni anti juif et il demeura dans une discrétion totale sauf qu’il contesta avec “raisons” les conceptions discutables de la Synagogue. Il ne faudrait pas que les juifs modernes deviennent des Ayatollahs du pentateuque! sauf à se suicider cette fois bien certainement….
    Revoyez votre copie et surtout relisez Spinoza avec d’autres yeux…Ou allez donc au diable!

  9. Il me semble qu’on comprendra plus profondément cette inouie agressivité des Juifs antiisionistes ou antiisraéliens ,malgré les leçons de la Shoah ,en la mettant en perspective avec l’autonégation , la haine de soi

    Qui se sont emparé_de nombreux juifs à partir de la fin du 18 ème siècle en Europe de l’ouest surtout avec la réception de Spinoza par les penseurs allemands .Hégel disait que tout bon philosophe devait avoir parfaitement assimilé …Spinoza ;et il ne se limitait pas à la question du caractère un de la substance qu’il partageait avec Baruch mais devait penser à autre chose…..

    Cette mise en cause des préceptes ,des règles présentées comme austères ,inutilement rigoureuses du monothéisme juif _vieille antienne paulinienne _ que d’aucuns ont appelée, pompeusement , Haskalla ou “Lumières” alors qu’il ne s’agissait ,en fait que d’ignorance du Judaïsme et d’assimilation rampante…

    Savez vous qu’aux environs de 1933,12/100 des pasteurs allemands étaient d’origine juive d’après François Georges Dreyfus ,prof émérite à la Sorbonne , d’où la partie des lois nazies de Nurenberg (1 935) qui concernent les “Mieschling” ?

    Par exemple ,Simone Weil la philosophe (pas la ministre) ,désappointée affectivement ,un peu comme Nietzche , Rosa Luxembourg ou d’autres, a sublimé sa solitude sentimentale et existentielle dans l’immersion totale à la modernité politique

    Rejetant violemment ses racines juives ;adepte de Spinoza _dans son culte de la nature mais aussi et surtout dans son appréciation du Judaisme comme religion non universaliste mais particulariste avec un “dieu vengeur ” donc ersatz de religion primitive (dont l’observance de la cacheroute ou la circoncision étaient les preuves ultimes) _ et de Marx ,

    Son itinéraire est exemplaire de nombreux juifs contemporains qui ont rejoint ” la lutte des classes ” ,notion capitale dans les années 30

    Ses déceptions et sa recherche insatisfaite d’absolu l’ont entrainé ,elle, vers le Christianisme… et la désespérance. La fin de sa vie ,assez courte ,fut plutôt triste

    Son œuvre doit être connue

    Citons notre ami Paul Ginewski ,grand défenseur d’Israël ,ces dernières décennies .Son livre intitulé Simone Weil ou la haine de soi est un livre excellent que tout ami d’Israël (et de la modernité ) doit lire . Il est édité chez Berg International

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