Comment France Télévisions a instrumentalisé la justice pour faire obstacle à la vérité.
Lundi 16 janvier, devant la 11e chambre de la Cour d’appel de Paris, se tenait, pour la troisième fois, une audience où Charles Enderlin et France Télévisions demandaient à la justice française de condamner Philippe Karsenty, directeur de Médias-Ratings, un site web de notation des médias, pour diffamation dans l’affaire Al-Dura.

Karsenty a mis en cause l’authenticité d’un reportage diffusé dans le JT de France 2, le 30 septembre 2000, dans lequel Charles Enderlin, directeur du bureau de France 2 à Jérusalem, commentait des images filmées à Gaza par le cameraman palestinien Talal Abou Rahma, collaborateur habituel de la chaîne publique française.
Dans le commentaire, Charles Enderlin affirme que ces images montrent la mort d’un enfant, Mohammed Al-Dura, victime de tirs de l’armée israélienne alors que son père, Jamal aurait, lui, été grièvement blessé.
Cette nouvelle audience devant la Cour d’appel de Paris faisait suite à l’annulation, par la Cour de cassation, de l’arrêt de cette même Cour d’appel, laquelle, en mai 2008, avait relaxé Philippe Karsenty du chef de diffamation, infirmant ainsi un premier jugement prononcé en sa défaveur par le tribunal de grande instance de Paris.
Quoique parfaitement fondé en droit, le motif de la cassation est pour le moins étonnant pour ceux qui se soucient de l’établissement de la vérité dans cette interminable affaire. La Cour a en effet considéré que l’arrêt de la présidente de la Cour d’appel ordonnant à France Télévisions de mettre à la disposition de la Cour les « rushes » (les images tournées, mais non diffusées) du reportage contesté était en contradiction avec les procédures judiciaires en matière de diffamation. Il appartient en effet au prévenu, et à lui seul, d’apporter à la justice les preuves et documents pouvant attester de sa bonne foi et de la véracité des accusations portées.
C’est pourtant cette divulgation publique qui permit, dans les mois qui suivirent, d’établir « beyond reasonable doubt » comme diraient les Américains, que ce reportage était une supercherie, voire une mise en scène pure et simple.
C’est pourquoi, au cœur de ce deuxième procès en appel, Charles Enderlin et France 2 n’ont pas plaidé sur la véracité des faits rapportés, mais sur le fait que Philippe Karsenty, au moment où, en novembre 2004, il portait de graves accusations contre France 2, Charles Enderlin et Arlette Chabot, directrice de l’information de la chaîne publique, ne répondait pas aux critères pouvant excuser la diffamation, notamment en matière d’enquête sérieuse et de prudence dans la formulation. Comme ces subtilités sont difficilement perceptibles par le grand public, une condamnation définitive de Karsenty permettrait à Enderlin et à France 2 de clamer que l’affaire est close, et que la vérité des faussaires est devenue vérité judiciaire.
Il n’en est évidemment rien, et c’est avec une parfaite placidité que je peux, aujourd’hui, réaffirmer que Charles Enderlin et France 2 se sont rendus complices d’un bidonnage éhonté commis par leur cameraman de Gaza, dont les conséquences furent dramatiques (1). Je suis certain que France 2 ne poursuivra plus aucun de ceux qui partagent ce point de vue, comme la documentariste allemande Esther Schapira, le philosophe Pierre-André Taguieff (2) ou tous ceux qui s’apprêtent à publier de nouveaux ouvrages ou à réaliser de nouveaux documentaires sur la question.
Car l’affaire a tellement évolué, grâce notamment à la persévérance de Philippe Karsenty, que désormais tout procès en diffamation serait perdu par la chaîne publique. C’est pourquoi, pour les faussaires et leurs complices, il est essentiel d’obtenir, le 3 avril, un arrêt de la Cour d’appel en leur faveur. Cela leur permettra de continuer à s’appuyer sur la justice française pour empêcher l’émergence, en France, d’une vérité déjà largement admise dans d’autres pays, notamment en Israël, aux États-Unis et en Allemagne.
Pour avoir été, depuis mai 2004, partie prenante du débat sur ce sujet, j’ai pu observer comment Charles Enderlin et France 2 ont mis toute leur énergie à empêcher la vérité de surgir en instrumentalisant sans vergogne la justice française.
… »>Article original
-1 La diffusion de ces images provoqua, début octobre 2000, des émeutes dans les villages arabes d’Israël, qui provoquèrent 13 morts, et servirent de prétexte aux djihadistes pakistanais pour exécuter, devant une caméra, le journaliste américain Daniel Pearl. ↩
– 2 Yehuda David et Clément Weill-Raynal ont été condamnés en première instance. La Cour d’appel relaxe Yehuda David, mais maintient, sur un point de détail, la condamnation de Clément Weill-Raynal, qui s’est pourvu en cassation. ↩
– Luc Rosenzweig est journaliste. Causeur. Article original
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C’est toute la corporation médiatique,faisant bloc autour de son « grand professionnel », qui a fait preuve de sa médiocrité et de sa suffisance. En dépit de preuves matérielles dévastatrices apportées par les vidéo de chaînes étrangères présentes sur place (montrant les al Dura prépositionnés à l’abri du baril avant les « tirs » à 1 mètre des équipes de tournage Associated Press et Reuters), de l’absence d’autopsie et de projectiles, tout ce club mondain persiste à mettre la tête sous le sable. Car comme du temps de l’Affaire, où mettre en doute la culpabilité du capitaine Dreyfus aurait été une atteinte à l’honneur de l’armée française, mettre en doute la vidéo falsifiée de Netzarim met le caméraman Abu Rahmé au rang du capitaine Henry, auteur du faux accusateur, et met Enderlin au même plan que le général de Boisdeffre, qui avait couvert la supercherie de son autorité. Donc met en doute la crédibilité d’une maffia des média persuadée de constituer le 4ème pouvoir, qui ne peut plus reculer, au risque d’y perdre, outre son honneur, sa légitimité de fabricant d’opinion.
Il faudrait aussi que les médias juif rétablissent la vérité sur les véritables enquêteurs qui ont révélé la supercherie de la mise en scène A- Dura. Il ne s’agit pas du tout de Philippe Karsenty mais de l’agence de presse israelienne francophone la Ména (Metula News Agency) qui fait un travail remarquable avec l’aide du médecin israelien qui a rendu un rapport sur les blessures du père de l’enfant montrant quelles étaient antérieures de plusieurs années à l’attaque supposée. Philippe Karsenty n’a fait que se créer une petite notoriété en récupérant le dossier et en omettant soigneusement de citer ses sources. C’est vrai qu’il a eu le mérite de porter l’affaire devant les tribunaux, ce que n’a pu faire l’agence israelienne qui pour cela aurait dû être attaquée pour diffamation par Enderlin ou ses soutiens, ce qui n’a bien sûr jamais été fait et pour cause !
Donc rendons à César ce qui est à César.
Mais bien évidemment que Charles Enderlin se battra jusqu’au bout, la « bête n’est pas morte », vous vous rendez compte des dégats qu’il a causé avec ce reportage, quant à la complicité de la chaîne elle défend son « employé » bien qu »elle sait qu’il a fait une grosse faute professionnelle.
Je pense que France Télévisions a été dupe ou alors cela l’arrangeait de taper sur israël, mais ça n’est pas du journalisme !
Bravo à Philippe Karsenty qui ne cesse de lutter pour la vérité, nous le soutenons de tout coeur.
Charles Enderlin et Arlette Chabot ne savent probablement pas ce que signifie pour nous « Zakhor » en hébreu :
Tout simplement qu’on ne les oubliera pas!
Jamais!