La chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton, a condamné la répression « brutale » des manifestations en Syrie et exprimé sa « profonde préoccupation », alors que selon les opposants des militants sept personnes ont encore été tuées par les forces de sécurité mardi.
Cette nouvelle condamnation intervient alors que les pays de l’Union européenne ont décidé lundi le principe d’un embargo sur l’importation de pétrole syrien. Une décision formelle est attendue d’ici la fin de la semaine.
« La Haute représentante exprime sa profonde inquiétude face à la poursuite de la violence perpétrée par le régime syrien contre des manifestants pacifiques, des militants des droits de l’homme et le peuple syrien dans son ensemble », a indiqué le porte-parole de Mme Ashton dans un communiqué.
« Elle renouvelle sa condamnation sans équivoque de la répression brutale », ajoute son communiqué.
Mme Ashton a notamment estimé que l’agression, la semaine dernière, du caricaturiste Ali Ferzat était « un des exemples de la violation généralisée des droits de l’homme » en Syrie. « Beaucoup d’autres militants, des esprits libres et des défenseurs des droits de l’homme ont été soumis à des actes similaires de barbarie au mépris des droits de l’homme, y compris à des cas présumés de torture », a-t-elle déploré.
La chef de la diplomatie de l’UE a également condamné l’attaque contre la mosquée al-Rifaï, à l’ouest de Damas, samedi. « C’est une autre illustration de la violence aveugle des services de sécurité syriens », a dit Mme Ashton.
Au moment où Mme Ashton publiait son communiqué, les opposants syriens indiquaient que les forces de sécurité syriennes avaient tué sept personnes lors de la dispersion de manifestations organisées dans plusieurs villes à la sortie des mosquées au premier jour de l’Aïd el-Fitr, la fête marquant la fin du ramadan.
BRUXELLES, 30 août 2011 (AFP)
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