Irak: l’EI a utilisé des armes chimiques (rapport).
L’EI aurait tué 300 soldats avec du chlore, appel aux djihadistes à « tuer un incroyant américain ou européen ».
« Des forces irakiennes combattent le 17 septembre 2014 à Dhoulouiyah »
Ahmad al-Rubaye (AFP)
Les membres du Parlement irakien de la province de Diwaniya ont affirmé que des militants de l’Etat islamique ont tué plus de 300 soldats à l’aide de chlore à Saqlawiyah, au nord de Falloujah
« L’organisation terroriste Etat islamique a utilisé du chlore pour la première fois dans la région de Saqlawiyah après avoir pris en embuscade plus de 400 soldats, ce qui a entraîné la mort de nombre d’entre eux par asphyxie. Des cellules terroristes ont également fait exploser des voitures piégées près du quartier général des forces de sécurité », a déclaré Ali al-Badri, député du parti islamique Dawa, lors d’une conférence de presse au siège du parlement irakien.
Al-Badri a par ailleurs ajouté qu’il accusait le nouveau Premier ministre irakien Haider al-Abadi de ne pas avoir envoyé immédiatement des renforts pour sauver les soldats pris au piège.
Le chef de l’opposition syrienne demande des frappes aériennes « immédiates » contre l’EI

« Le chef de la coalition nationale de l’opposition Hadi al-Bahra lors d’une conférence de presse à Abou Dhabi, le 14 septembre 2014 ».AFP/Archives
Le chef de la coalition nationale de l’opposition syrienne Hadi al-Bahra a appelé lundi la communauté internationale à mener des frappes aériennes « immédiates » contre les djihadistes de l’organisation Etat islamique, qui ont lancé une offensive dans le nord-est de la Syrie.
« Nous devons lancer des frappes aériennes en Syrie immédiatement. Pendant que nous parlons, des centaines de milliers de civils dans le nord de la Syrie sont prisonniers d’un siège brutal mené par l’EI », a déclaré M. al-Bahra lors d’une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.
« Pour éviter la catastrophe, nous sommes prêts à nous coordonner avec nos alliés pour donner le plus d’impact possible aux frappes contre l’EI », a déclaré M. Al-Bahra, représentant de l’opposition syrienne « modérée ».
« Frapper les djihadistes de l’EI uniquement en Irak ne marchera pas, s’ils continuent à opérer, à se regrouper et à s’entraîner en Syrie », a martelé M. al-Bahra.
« Chaque jour qui passe sans frappe aérienne en Syrie leur permet de croître et de terroriser davantage », a-t-il lancé.
« La menace posée par l’EI est régionale et internationale. Nous sommes sur la ligne de front de cette menace », a-t-il ajouté.
Des milliers de Kurdes fuient la Syrie
Des dizaines de milliers de Kurdes ont fui le nord de la Syrie pour la Turquie voisine devant la progression des djihadistes de l’Etat islamique (EI), l’opposition syrienne mettant en garde samedi contre un « nettoyage ethnique ».
A Washington, le président Barack Obama a annoncé qu’il profiterait de l’Assemblée générale de l’ONU la semaine prochaine pour appeler à une plus large coalition internationale contre l’EI, un combat dans lequel « tous les pays, y compris l’Iran » ont un rôle à jouer, selon chef de la diplomatie John Kerry.
Alors que ce groupe extrémiste sunnite est responsable de viols, rapts et décapitations dans les régions sous son contrôle en Syrie et en Irak, 46 Turcs qu’il détenait en Irak depuis le 11 juin ont été libérés au terme, selon le président turc, d’une « opération de sauvetage » des forces spéciales.
Depuis mercredi, les combattants djihadistes ont avancé dans le nord-est de la Syrie prenant le contrôle de 63 villages kurdes dans les environs de Aïn al-Arab (Kobané en kurde), troisième ville kurde du pays située près de la frontière turque, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
Face aux affrontements entre djihadistes et combattants kurdes et craignant les terribles exactions de l’EI, quelque 100.000 Kurdes ont fui en Turquie depuis jeudi, a indiqué le vice-Premier ministre turc Numan Kurtulmus.
Selon un photographe de l’AFP, des cohortes de milliers de personnes contraintes à la fuite, dont un grand nombre de femmes, d’enfants et de vieillards chargés de sacs et de valises se sont pressées tout au long de la journée de samedi aux alentours du poste-frontière de Mursitpinar (sud de la Turquie).
Les soldats ont ouvert les barbelés séparant les deux pays en plusieurs points pour faciliter le passage de ces réfugiés venant de Kobané, notamment près de la localité turque de Suruc (sud-est). Ahmet Mer Hadi, 37 ans, a marché « cinq heures » avant d’atteindre la frontière. « Nous avons tout laissé derrière nous. A Kobané, je vendais de l’essence, maintenant je n’ai plus rien ».
Appel à tuer les Américains et les Français
L’organisation Etat islamique a lancé lundi un appel à ses partisans à tuer des citoyens, notamment Américains et Français, des pays formant la coalition internationale mise en place pour combattre le groupe djihadiste en Irak et en Syrie.
« Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen –en particulier les méchants et sales Français– ou un Australien ou un Canadien, ou tout (…) citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l’État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière », a déclaré Abou Mohammed al-Adnani, le porte-parole de l’EI, dans un message publié en plusieurs langues.
Les Etats-Unis et la France sont les deux pays qui ont jusqu’à présent mené des fappes aériennes en Irak sur des positions de l’EI, un groupe qui a déclaré en juillet un « califat » à cheval sur la Syrie et l’Irak, dont ils contrôlent de larges secteurs.
(i24news avec AFP)
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