Les chefs de mission des pays de l’Union européenne (UE) à Jérusalem avertissent que la politique d’Israël dans la Ville sainte « met gravement en danger » les chances d’un règlement israélo-palestinien à deux Etats, dans un rapport obtenu mardi par l’AFP. »Si les tendances actuelles ne sont pas arrêtées de manière urgente, la perspective de Jérusalem-Est comme future capitale d’un Etat palestinien devient de plus en plus improbable et impraticable », écrivent les chefs de mission. « Ceci met par conséquent en danger les chances d’une paix durable sur la base de deux Etats, avec Jérusalem pour future capitale », selon ce rapport annuel adressé au Comité politique et de sécurité de l’UE (COPS) qui doit se réunir mercredi pour préparer la prochaine réunion des ministres européens des Affaires étrangères le 13 décembre.
Rappelant que l’UE, comme l’ensemble de la communauté internationale, considère Jérusalem-Est comme un territoire occupé, les auteurs s’inquiètent non seulement des « graves conséquences humanitaires » de la politique israélienne, mais aussi du fait qu’elle « sape la présence palestinienne à Jérusalem », où vivent quelques 270.000 Palestiniens. Ils déplorent, s’agissant des habitants palestiniens, « l’expansion continue des colonies, une planification urbaine restrictive, des démolitions et expulsions en cours, une politique d’éducation inéquitable, un accès difficile à la santé, l’attribution inadéquate des ressources et de l’investissement et la précarité du droit à la résidence ».
Notant que « quelques 190.000 colons israéliens vivent dans des colonies à Jérusalem », les chefs de mission de l’UE s’inquiètent du développement de « l’anneau extérieur de colonisation » qui coupe presque totalement Jérusalem de la Cisjordanie. Ils soulignent que « selon la planification urbaine 13% de la surface à Jérusalem-Est est actuellement consacré à la construction palestinienne, comparé à 35% pour les colonies israéliennes ».
Ces dernières années, les Palestiniens ont obtenu en moyenne 200 permis de construire par an à Jérusalem, alors qu’il en faudrait 1.500 pour répondre aux besoins, selon le document. Outre les expulsions et les démolitions de maisons, les chefs de mission européens déplorent la précarité du statut de résident à Jérusalem, qui peut être révoqué par les autorités israéliennes et se transmet difficilement au conjoint ou aux enfants. Ils relèvent les nombreuses inégalités dans les services fournis aux quartiers palestiniens, auxquels la municipalité ne consacre que 10% de son budget, pour environ 30% de la population. En conclusion, les chefs de mission formulent une série de recommandations, dont la promotion d’une réouverture de la représentation palestinienne à Jérusalem-Est, fermée en 2001, ainsi qu’une « application plus active et plus visible de la politique de l’UE à Jérusalem-Est ».
Ils proposent plusieurs mesures pour manifester l’opposition de l’UE à la colonisation à Jérusalem. Ils suggèrent d’empêcher les transactions financières liées à ces activités, y compris par la législation, la publication de notices pour informer les tour-opérateurs et les consommateurs européens, ainsi que de s’assurer que les produits des colonies ne bénéficient pas du régime douanier préférentiel accordé par l’Union à Israël.
Israël a proclamé l’ensemble de Jérusalem sa capitale « éternelle et indivisible », alors que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat.
Israël rejette les critiques émises dans le rapport des chefs de mission des pays de l’Union européenne (UE) contre sa politique à Jérusalem-Est, a indiqué mardi soir un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
« Ceux qui estiment que notre politique met en danger Jérusalem sont ceux-là mêmes qui envisagent une coupure de la ville en deux comme seule solution », a affirmé Yigal Palmor.
« Il est évident qu’une véritable solution ne peut pas passer par un retour à la situation qui prévalait avant 1967 (avant la conquête de Jérusalem-Est) lorsque la ville était coupée en deux par un mur, des barbelés et des tireurs d’élite jordaniens », a ajouté le porte-parole. « La question de Jérusalem doit être négociée et les Palestiniens seraient bien avisés de reprendre les discussions », a également souligné ce responsable en allusion au blocage des pourparlers avec les Palestiniens
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Tu parles !
j’attends que l’islam s’empare de Bruxelles ,Londres,la Haye,Stockholm,et autres !
d’ailleurs je ne vais pas attendre longtemps !
A chaque fois Jerusalem est representee comme la pomme de discorde pour # ces pauvres palestiniens # floues sur leur terre
leur ville sainte se trouve en arabie saoudite ….
une chose concernant l implication des municipalites dans l essor des quartiers #dit# arabes, il y a en israel un impot mensuel que la plupart des arabes israeliens et palestiniens ne payent pas
cela s appelle l arnona et aide a la construction des ecoles des routes et toutes autres infrastructures…
qui ne paye pas ne peut donc en beneficier
« La question de Jérusalem doit être négociée et les Palestiniens seraient bien avisés de reprendre les discussions », a également souligné ce responsable en allusion au blocage des pourparlers avec les Palestiniens » » »
NEGOCIER MAIS QUOI ?
Pour des gens normaux et equilibrés…IL N’Y A RIEN A NEGOCIER!!!
Ou Yerouchalayim est reunifiée pour l’eternité……ou les personnes en majorité qui avait voté ce texte a la Knesseth etaient en culottes courtes!
alain levy
marseille
Les chefs de mission des pays de l’UE devraient prendre le temps de lire mon article sur ce sujet car ils ignorent l’histoire:
http://eli-d-ashdod.over-blog.com/article-jerusalem-doit-elle-etre-divisee-de-nouveau–42136973.html
Les européens n’ont ils pas infligé assez de persécutions aux juifs à travers les siècles, culminant avec la Shoah perpétrée par les nazis et leurs alliés dans tant de pays européens?
Ne sont ils pas écrasés par la honte?
Ou trouvent ils cette arrogance, pour se mêler de nous donner des leçons et vouloir diviser notre capitale?
Les européens devraient se taire pendant 12 générations, écrasés par la honte de leurs crimes.
Jean-Loup Msika