Les israéliens et leurs dirigeants doivent faire preuve d’un sang-froid inespéré et surhumain… Alors que le pays vient d’être la cible d’une triple attaque terroriste qui a fait huit morts, après une pluie de roquettes tirées sur le sud du pays, Israël doit faire face à une crise diplomatique avec l’Egypte, tenir tête à la Turquie, affronter les manoeuvres crapuleuses du Liban au Conseil de Sécurité de l’ONU et essuyer l’indifférence lâche et lassée de la communauté internationale…
Vendredi, on enterre Pascal Avrahami, l’un des membres de l’Unité de lutte contre le terrorisme. Ce père de famille avait 3 enfants, il était âgé de 49 ans. A Tel Aviv, 25 000 personnes descendent dans la rue, samedi soir, pour pleurer les victimes lors d’une marche silencieuse. Netanyahu se rend au chevet des blessés. L’implication du Hamas et la culpabilité du CRP (Comité de résistance populaire), dans ces attaques de jeudi ne font, pour Israël, aucun doute. Les autorités comprennent que le but des terroristes étaient d’enlever u soldat.

Après ces attaques, Israël riposte. On notera bien que ce n’est pas la nation du roi David qui a frappé la première… Simplement pour dire ce qu’aucun média ne dit. Pourquoi ? Ca va sans dire. Mais… ça va beaucoup mieux en le disant…

Israël a « toujours tort »

Selon, Yasser Othman, l’ambassadeur égyptien, Israël s’engouffre dans cette escalade de la violence à Gaza afin de gêner la tentative des palestiniens d’obtenir une reconnaissance de leur état par l’ONU.

Dans la série «Israël» a toujours tort, Yasser Othman a ajouté que les raids de Tsahal gênaient les actions égyptiennes pour stabiliser la situation dans le Sinaï… Après la chute de Moubarack, le nouveau régime en place ne semble pas déterminé à mettre les terroristes hors d’état de nuire mais plutôt à rejeter la faute sur Israël. Enfin, ce n’est pas Israël qui a tiré le premier mais, c’est lui qui doit cesser ses attaques le premier, sinon : point de négociation.

Le Liban et le Conseil de sécurité

Autre «farce scandaleuse», le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pas voté la résolution condamnant les attaques terroristes survenues à Eilat. Alors même que toute la communauté internationale avait condamné ces attaques, le Liban s’y est opposé. Eh, oui, les victimes n’étant pas, cette fois-ci, des «colons», en France, le PS et le PCF se sont fendus d’un communiqué… (Cf. massacre d’Ithamar) Le Liban est un membre temporaire du Conseil de sécurité mais ce type de résolutions doit être voté à l’unanimité. On sait que le Liban est contrôlé par le Hezbollah, organisation terroriste en cheville avec le Comité de résistance populaire, tenu pour l’auteur des attaques d’Eilat même s’il ne les a pas revendiqué.

Sur ce front, Israël doit jongler habilement pour faire la démonstration d’une force dissuasive sans lancer un «plomb durci II». Netanyahu ne le veut pas. Le premier ministre israélien n’est pas dupe des profits que le Hamas pourrait tiré d’une escalade de la violence à Gaza à peine un mois avant la demande de reconnaissance d’un état palestinien à l’ONU.

« Le Hamas tente d’entraîner Israël dans un combat à Gaza, afin d’affaiblir son pouvoir sur la scène internationale en préparation à l’initiative pour l’indépendance palestinienne de septembre », a ainsi déclarer un haut diplomate à la radio de l’armée. « Ainsi, le Hamas sera considéré comme ouvrant la voie à un Etat palestinien. »

D’ailleurs, lorsque des pourparlers s’opèrent pour une trêve, les roquettes ont continué ce matin à s’abattre sur le sud d’Israël. quatre roquettes Qassam se sont abattues depuis minuit sur le Conseil régional d’Eshkol, Sderot, et la banlieue d’Ashkelon, sans causer de dommages. Et ce matin, un bâtiment dans la région d’Eshkol a été touché par une nouvelle roquette. Le dispositif antimissiles Dôme de Fer a également intercepté une roquette qui visait Ashkelon.

Deux « bonnes » nouvelles

Il y a tout de même deux bonnes nouvelles, quoique toutes relatives, Kipat Barzel a permis d’intercepter la moitié des roquettes et les Comités de résistance populaire (CRP) viennent d’annoncer un cessez-le-feu provisoire après ces quatre jours d’attaque.

« Nous allons arrêter provisoirement de tirer des roquettes pour le bien du peuple palestinien », a souligné le communiqué des CRP qui ont néanmoins promis de « poursuivre la lutte ».
« Nous avons un compte ouvert avec l’ennemi (israélien) jusqu’à ce qu’il quitte le sol palestinien », conclut le texte.

Avec L’Egypte

Sur le «front égyptien», Israël tente d’endiguer la crise diplomatique, après la mort de 5 policiers égyptiens dans le Sinaï, abattus lors de frappes menées par Tsahal. Les regrets d’Ehud Barack ont été jugées insuffisantes par les égyptiens. Ils ont rappelé leur ambassadeur. Les manifestations au Caire étaient très pro-palestiniennes, très anti-israéliennes ; les participants venus exprimer leur colère tenaient aussi des drapeaux palestiniens dans leur main à côté des portraits des victimes. Un manifestant a décroché le drapeau israélien qui flottait sur le toit de l’immeuble qui abrite l’ambassade d’Israël au Caire.

Israël, en plus de ses regrets, a promis une enquête. La détermination du calendrier précis de cette enquête que l’Egypte réclame, semble peut-être présager d’une issue à cette crise. Sur ce point, les deux partis semblent d’accord, comme sur celui de ne pas entrer en guerre, mais cela reste implicite…

De son côté, Tsahal ne traîne pour tirer ces conclusions efficaces du drame de jeudi dernier. La route 12 qui relie Mitzpe Ramon à Eilat passe le long de la frontière avec l’Egypte. Elle aurait dû resté fermée. En tous cas, elle risque de l’être à présent..

Avec la Turquie

Sur le «front turc», Ankara envisage de rompre les relations économiques avec Israël. Recep Tayyip Erdogan projette également de se rendre à Gaza. La dernière actualité de la flottille est le nouveau report de la publication du rapport sur l’épisode du Mavi Marmara. Les Nations unies attendent encore que les deux parties s’apaisent dans leur désaccord. Encore une fois, on observe comment l’Etat hébreu est mis sous pression.

L’enjeu semble donc bien de ne pas céder à la pression précisément, d’endiguer le plus habilement possible. Les dirigeants israéliens semblent être bien rôdé à ce mécanisme. Par contre, la communauté internationale et l’opinion laissent une impression de négligence et d’aveuglement. Les attaques de jeudi à Eilat n’ont pas tenu une bien grande place dans l’actualité. Les journalistes semblent lassés et ne témoignent pas des nombreux pièges que ses adversaires tendent à Israël. Pourtant, l’hostilité au Proche-Orient se nourrit de cette négligence, de ce parti-pris paresseux. Si c’est la paix qu’ils veulent… parfois, il faut tout de même un peu se mouiller, surtout lorsque l’on est instrumentalisé par l’une des parties.

Shirel Mignon

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Le Sinaï devient un casse-tête sécuritaire pour Israël 

Après les attaques près d’Eilat, Tsahal a riposté à Gaza et Ashkelon a subi des tirs de roquettes. 

Les embuscades tendues jeudi dans le sud d’Israël par des activistes palestiniens contre des véhicules civils et militaires sur la route d’Eilat, qui ont fait huit morts israéliens, ont été suivies de raids aériens sur Gaza. Premiers visés, les «Comités de résistance populaire», accusés par Israël d’avoir organisé l’attaque à travers le Sinaï. Six dirigeants de cette organisation clandestine, regroupant des membres de différents mouvements palestiniens, auraient été tués, dont leur principal chef militaire, Kamal al-Nayrab.

En représailles, des groupes armés palestiniens ont tiré une dizaine de roquettes sur Ashkelon, faisant au moins six blessés israéliens. Les autorités israéliennes ont cependant affirmé qu’une partie des roquettes avaient été interceptées en vol par le «Dôme de fer», le nouveau système de défense antimissile déployé dans le sud d’Israël.

L’attaque du commando palestinien contre la route d’Eilat, bien organisée et bien préparée, selon un mode opératoire inédit, avec des embuscades tendues en plein jour le long d’une route fréquentée, a aussi ravivé les inquiétudes israéliennes sur la sûreté de sa frontière sud et l’avenir de la coopération sécuritaire avec l’Égypte. Longtemps considérée comme l’une des frontières israéliennes les plus calmes, et la seule à ne pas être encore équipée d’une barrière de sécurité, la région qui sépare le désert du Néguev du Sinaï égyptien focalise pourtant depuis plusieurs mois l’attention des services de sécurité israéliens. Selon les accords de Camp David, signés en 1979 entre l’Égypte et Israël, les Égyptiens ne sont autorisés qu’à déployer un nombre limité de policiers dans le Sinaï.

Protestation égyptienne 

Depuis la chute de Moubarak, la police égyptienne a de plus en plus de mal à contrôler cette péninsule désertique. Outre les Bédouins, qui s’y livrent à presque toutes les formes possibles d’activités illégales, et l’importante immigration clandestine africaine, les activistes palestiniens de Gaza circulent depuis février dernier plus librement dans cette zone. Des attaques contre le gazoduc qui traverse le Sinaï et contre des postes de police se sont multipliées ces derniers mois. La semaine dernière, Israël avait donné son accord à l’envoi de renforts égyptiens dans le Sinaï.

En outre, le Shin Beth (services de sécurité intérieure) aurait été prévenu de l’infiltration d’un commando palestinien dans le Sinaï et pris des mesures de précaution. Celles-ci se sont révélées insuffisantes et les forces israéliennes ont mis un certain temps à réagir à l’attaque. Des voix se sont élevées en Israël pour réclamer l’accélération des travaux de construction d’une barrière de sécurité le long de ces 200 km de désert, ainsi que le renforcement de la police des frontières. La construction de cette barrière, décidée l’an dernier pour endiguer l’immigration clandestine, devrait être terminée l’an prochain.

L’affaire a aussi atteint les relations israélo-égyptiennes. La chasse à l’homme lancée par les forces israéliennes contre les membres du commando palestinien a donné lieu à de tragiques confusions. Cinq policiers égyptiens auraient été tués jeudi et vendredi, certains par des Palestiniens, mais d’autres, selon les autorités égyptiennes, par des tirs israéliens.

L’Égypte a officiellement protesté auprès d’Israël pour la mort d’au moins trois policiers. Le chef d’état-major de l’armée, le général Sami Anan, a été envoyé dans le Sinaï pour enquêter sur cet incident. Le gouvernement égyptien s’est réuni vendredi pour examiner la situation sécuritaire dans le Sinaï.

Adrien Jaulmes

Le Figaro.fr

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Israël : la confrontation se poursuit autour de Gaza

Des roquettes en provenance du territoire palestinien se sont de nouveau abattues samedi sur Israël, faisant un mort. Le tout sur fond de crise diplomatique entre l’État hébreu et son voisin égyptien.


Les roquettes continuent de tomber ce dimanche depuis la bande de Gaza sur Israël, pour la quatrième journée de ce nouveau cycle de violences. Environ 17 roquettes se sont abattues depuis samedi minuit sur le sud du pays, selon l’armée israélienne. Ces tirs ont tué un Israélien à Beersheva, selon le quotidien israélien Haaretz, qui évoque aussi quatre blessés graves.

Sept roquettes Grad, au total, ont été tirées sur Beersheva. Ces tirs ont été revendiqués à Gaza par la branche militaire des Comités de résistance populaire (CRP), un groupe radical accusé – malgré son démenti – par Israël d’être responsable des attaques de jeudi à la frontière israélo-égyptienne qui ont fait huit tués israéliens. Auparavant, les Brigades Ezzedine Al-Qassam, branche armée du Hamas dans la bande de Gaza, ont revendiqué le lancement de quatre Grad en direction de la ville israélienne d’Ofakim. C’est la première fois que le bras armé du Hamas revendique un tir de roquettes depuis l’instauration d’une trêve de facto en avril par les principaux groupes armés de Gaza.

«C’est notre réponse aux crimes de l’occupation sioniste après la mort de 15 martyrs et des douzaines de blessés» à Gaza, ont affirmé les Brigades Ezzedine Al-Qassam dans un communiqué, en référence aux victimes des raids de représailles menés jeudi et vendredi par Israël. De son côté, l’armée israélienne a réagi samedi en arrêtant des dizaines de cadres et militants du Hamas en Cisjordanie. Une source sécuritaire palestinienne a chiffré le nombre des arrestations à 120. Parmi les cadres interpellés figure selon cette source un député du mouvement islamiste, Mohammed Motlaq Abou J’heisha.

«Risque d’escalade»

La Ligue arabe, qui a tenu une réunion d’urgence sur le sujet dimanche, a condamné les raids israéliens sur la bande de Gaza. Dans un communiqué, l’organisation panarabe «demande à la communauté internationale de faire pression sur les autorités de l’occupation israélienne pour mettre immédiatement fin à cette agression». Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a réclamé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. Le Quartette pour le Proche-Orient, qui comprend les États-Unis, la Russie, l’Union européenne et les Nations unies, a appelé samedi à la «retenue», mettant en garde contre un «risque d’escalade».

Sur le front diplomatique, Israël a exprimé ses «regrets» alors que l’Egypte réclamait des «excuses» suite à la mort de de cinq policiers égyptiens, à la frontière, lors des attaques de jeudi surla route d’Eilat. Mais cela n’a pas calmé la colère des Égyptiens. Au Caire, plus d’un millier de personnes se sont rassemblées dans la nuit de samedi à dimanche devant l’ambassade israélienne pour dénoncer la mort des policiers. Sous les acclamations, un manifestant a retiré le drapeau israélien flottant au sommet de l’immeuble abritant l’ambassade et a hissé à sa place celui de l’Égypte.

Le gouvernement du Caire a également jugé insuffisants les regrets exprimés par Israël, en s’abstenant toutefois de mentionner le rappel de son ambassadeur à Tel-Aviv, annoncé la veille par la télévision d’État mais non confirmé officiellement. Selon un rapport de la Force multinationale et Observateurs (FMO), stationnée dans le Sinaï et chargée de surveiller la paix entre Israéliens et Égyptiens, Israël a commis deux violations en pénétrant en Égypte et en tirant côté égyptien. Il s’agit de la première crise diplomatique entre les deux voisins depuis la chute en février du régime de Hosni Moubarak, un partenaire d’Israël.

Le Figaro.fr

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akry

Merci pour cette précieuse info. Même quand on connait bien l’histoire, il reste un nombre impressionnant de trous.

madeleine

Israël NE DOIT PAS présenter des excuses à la Turquie. Mais c’est à la TURQUIE DE S’EXCUSER ET DE PAYER DES DEDOMMAGEMENTS à Israël. Pourquoi ? Parce que la Turquie a été coupable d’envoyer à la mort, le 24 février 1942, 769 femmes, enfants, vieillards innocents Juifs fuyant le nazisme. En effet, ces malheureuses victimes roumaines ont embarqué sur un navire, le Struma, qui devait se rendre en Israël. Capturés par la Turquie et obligés de rester en quarantaine durant plus d’un mois avec très peu d’eau et de nourriture, ces innocents ont été libérés avec ordre de se rendre en Mer noire (où les sous-marins soviétiques étaient nombreux (la Turquie le savait pertinemment). Et effectivement l’un des sous-marins a coulé le Struma faisant 768 victimes, un seul passager a survécu.

akry

voici un bon article sur les frustrations ressenties en Israël et ailleurs après la  » trêve  » décidée par les politiques :

http://www.terrepromise.net/?p=13938