CONFLIT Les négociations avec les Palestiniens devraient reprendre mardi prochain à Washington.
Le gouvernement israélien a approuvé dimanche un projet de loi prévoyant de soumettre à référendum tout accord de paix avec les Palestiniens, selon un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
« Tout accord qui peut être conclu lors de négociations sera soumis à référendum », a indiqué le texte citant M. Netanyahu. « C’est important que, pour de telles décisions historiques, chaque citoyen vote directement sur un sujet qui va décider de l’avenir du pays », a-t-il ajouté.
Un responsable palestinien a déclaré samedi à l’AFP que les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens, au point mort depuis trois ans, devaient reprendre mardi prochain à Washington.
Israël n’a pas encore confirmé officiellement leur reprise.
Selon un compte-rendu de la réunion, le gouvernement a vu l’approbation de ce projet comme « urgent et important » et a indiqué qu’il demanderait au Parlement de se prononcer rapidement dessus.
Les médias israéliens ont indiqué que le texte pourrait être présenté cette semaine au Parlement pour une première lecture.
Le référendum serait ainsi la dernière étape pour entériner un accord de paix après l’approbation du gouvernement puis celle du Parlement.
Ce projet de loi est vu comme un geste envers les ministres de droite qui appréhendent les concessions qui pourraient être demandées à Israël lors des négociations.
Il obligerait ainsi la tenue d’une consultation populaire dans le cas où des territoires sous le contrôle israélien sont cédés en vertu d’un accord de paix ou d’une décision du cabinet.

Toujours dans le cadre des négociations, M. Netanyahu cherche à obtenir l’aval du gouvernement sur son projet controversé de libération de détenus palestiniens et arabes israéliens.
Alors que les noms des prisonniers n’ont pas encore été officiellement rendus publics, des personnes ayant tué des femmes et enfants israéliens et des Palestiniens soupçonnés de collaborer avec Israël figureraient parmi eux, selon les médias.
Selon Almagor, une association représentant des victimes israéliennes des attentats palestiniens, la liste comprendrait aussi des personnes emprisonnées pour des affaires de droit commun.
Ce projet a suscité des protestations parmi les familles des victimes israéliennes, les colons et certains partenaires de la coalition gouvernementale.
Selon les médias, le parti nationaliste religieux (Foyer juif) a l’intention de voter contre le projet, alors que le parti ultra-nationaliste Israël Beiteinou n’a pas donné de consigne de vote à ses ministres.
Le propre parti de M. Netanyahu, le Likoud, est quant à lui divisé sur la question, le vice-ministre de la défense Danny Danon exhortant les ministres de cette formation à voter contre le projet.
« Le message que nous donnons aux terroristes, c’est que, au bout du compte, nous les libérons en héros », a-t-il dit à la radio, qualifiant le projet d' »erreur diplomatique ».
Les commentateurs s’attendent cependant à ce que celui-ci soit adopté, même si c’est de justesse.
Qadura Fares, chef du Club des prisonniers palestiniens, qui défend les droits des Palestiniens détenus en Israël, a indiqué dimanche qu’il n’y aurait aucune négociation avec l’Etat hébreu sans la libération des 104 détenus.
« S’ils ne les libèrent pas tous, il n’y aura pas de négociations », a-t-il dit à la radio publique israélienne.
OLJ/Agences | 28/07/2013
lorientlejour.com Article original
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