Un homonyme du terroriste, résidant à Douai et non à Toulouse, a fait l’objet d’une surveillance à cause d’une erreur des services militaires, selon « l’Express ».Qu’a fait Mohammed Merah entre décembre 2010 et janvier 2011 ? L’auteur des tueries de Toulouse et Montauban semble avoir échappé pendant un temps à la surveillance des services français, notamment en raison d’une confusion avec un homonyme, selon des documents des renseignements déclassifiés. Et selon « l’Express », cette méprise ne serait pas une conséquence d’un subterfuge du terroriste, mais bien une erreur des services militaires français, contrairement à ce qu’affirme Le Monde.

En octobre 2010, le jeune terroriste est arrêté en Afghanistan par les forces américaines, qui trouvent suspect son voyage « touristique » non loin du sanctuaire d’Al-Qaïda. Titulaire d’un passeport et d’un visa en bonne et due forme, il est relâché, tout en étant signalé aux autorités françaises. Il n’apparaît pourtant dans le radar de l’anti-terrorisme qu’en janvier 2011.

Passeport falsifié

La raison ? Il existe un autre Mohamed Merah, également né en 1988 (un autre jour), ayant eu lui aussi des ennuis avec la justice, et ayant lui aussi tenté d’entrer dans la légion étrangère. Cet homme, habitant Douai, n’a pourtant rien d’un terroriste, comme l’a montré trois semaines de surveillance et un interrogatoire. Ce n’est qu’en janvier 2011 qu’un agent de la Direction du renseignement intérieur de Toulouse, d’où est originaire le dangereux Merah, alertera officiellement les services de renseignements militaires de la méprise.

Que s’est-il passé ? Selon Le Monde, il est évoqué, dans une note, la possibilité que Mohamed Merah ait falsifié son passeport en se servant de son homonyme de Douai pour induire les renseignements en erreur. Selon « l’Express », il n’en est rien. Le passeport retrouvé chez Mohamed Merah après l’assaut du raid en mars 2012, numéroté 09PF20140, donne la bonne date de naissance et fait mention des voyages de l’homme, y compris en Afghanistan. Pour l’Express, autrement dit, il s’agirait simplement d’une erreur de la Direction de la protection et de la sécurité de la Défense, les renseignements militaires. Ensuite, une fois l’erreur corrigée, la surveillance de la DCRI n’aurait pas permis de détecter le potentiel danger de l’individu, qui a tué sept personnes dont trois enfants en mars 2012.

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Mots-clés : Affaire Merah, DGSE

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