Le Président égyptien Hosni Mubarak, 83 ans est arrivé à Paris cette semaine – officiellement pour une réunion avec le Président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre libanais Sa’ad Hariri.
Mais des sources Moyen-Orientales disent qu’il est allé à Paris pour des analyses médicales à l’Hôpital militaire de Percy près de Clamart, en banlieue parisienne.
Son fils, Gemal Mubarak, 52 ans a été intronisé en douceur comme le successeur de Hosni Mubarak par les militaires égyptiens et la classe dirigeante. Il doit montrer maintenant qu’il est apte à entrer dans le costume de son père.
LES FAITS.
Président égyptien Hosni Mubarak, 83 ans, a vu son diagnostic du cancer de l’œsophage confirmé, l’œsophage étant le conduit reliant la bouche à l’estomac.
Son cancer est resté chose secrète depuis huit mois, et a été confirmé lors de sa dernière visite à Paris le 6 mars 2010. Le Président Mubarak a subi une intervention chirurgicale en Allemagne.
Les pouvoirs du président passent aux mains de son fils depuis quelques mois déjà, alors que Hosni Mubarak se fait de plus en plus rare au Caire, et passe à présent de longs séjours à Charm El-Cheik dans la péninsule du Sinaï.
En toute discrétion il est suivi par ses médecins privés, et certains professeurs étrangers, qui peuvent le soigner à l’abri des regards.
Les docteurs ont confirmé récemment (le lundi 5 juillet 2010) au président Mubarak une extension des zones cancérigènes.
Officiellement à Paris pour rencontrer le Président Nicolas Sarkozy et le Premier ministre libanais Sa’ad Hariri, il s’avère qu’en fait des examens médicaux poussés ont été réalisés à l’hôpital militaire de Percy à Clamart, en banlieue parisienne, où sont soignés les grands hommes politiques français, ou des dirigeants étrangers proches du gouvernement français et ce en toute intimité.
Rappelons que c’est dans cet hôpital que Yasser Arafat a été hospitalisé puis est décédé en 2004.
Hosni Mubarak a depuis ces deux dernières années commencer la transition du pouvoir au bénéfice de son fils, afin de ne pas créer un vide au niveau du pouvoir, ce qui ne manquerait pas de provoquer un ébranlement du système politique égyptien.
Ce transfert au bénéfice de son fils Gemal (Jimmy) Mubarak, 52 ans s’est intensifié depuis l’hiver 2009, avec l’aide de l’armé, de la garde politique rapprochée du Président, et la direction du parti démocratique nationale.
Gemal a été pressenti comme le successeur du Président, et occupe le poste de Secrétaire général du Comité Directeur du NPD.
Des accords ont été passés avec les hauts dignitaires militaires égyptiens et les responsables des services de renseignements pour soutenir la candidature de Mubarak Jr. et pour qu’ils ne présentent pas leurs propres candidats à la présidentielle.
La rumeur selon laquelle le général Omar Suleiman comme candidat privilégié des militaires égyptien ne serait donc pas fondée.
Entre temps à l’abri de son père Mubarak Jr étend ses pouvoirs au niveau de l’exécutif et consolide sa candidature pour être le favori incontesté pour les élections de 2011.
Il n’en demeure pas moins que le jeune Mubarak sera attentivement observé par les dirigeants étrangers quant sa possibilité d’assurer une réelle transition démocratique.
De plus les Égyptiens eux-mêmes sont dans l’attente de plus de démocratie politique, ce qui demandera un grand savoir faire.
Les frères musulmans et certaines forces de la bourgeoisie égyptienne risquent d’ouvrir la boîte à pandores, et rendre le pays ingouvernable.
Israel dans cette alternative a tout à craindre d’un tel bouleversement, d’autant qu’un anti-israélien notoire Mohamed El-baradei ancien président de l’AIEA, se verrait bien aux commandes de l’Egypte.
El-Baradei rentre au Caire pour entamer une carrière politique
Avec notre correspondant au Caire, Ludovic Gonty RFI
L’ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Mohammed El-Baradei est rentré vendredi 19 février en Egypte pour entamer une carrière politique dans son pays. Des centaines de militants de l’opposition ainsi que plusieurs figures connues de la société égyptienne, dont le romancier Alaa al-Aswani, se trouvaient à l’aéroport pour l’accueillir.
Ils sont venus par centaines pour accueillir Mohammed El-Baradei à sa descente de l’avion. Un retour triomphal pour le Prix Nobel de la paix 2005. Il revient pour la première fois en Egypte depuis la fin de son mandat à la tête de l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’AIEA.
Depuis novembre 2009, Mohammed El-Baradei a plusieurs fois fustigé le manque de démocratie en Egypte. Au point d’incarner désormais un nouvel espoir pour les opposants. A l’image de l’écrivain Alaa al-Aswani, l’auteur de L’immeuble Yaacoubian : « Nous sommes avec Monsieur El-Baradei pour faire le combat pour la démocratie en Egypte. Je suis très optimiste, je pense que c’est un grand moment pour l’histoire de l’Egypte ».
En toile de fond, c’est bien sûr la présidentielle de 2011 qui se profile. Pour ses supporters, Mohammed El-Baradei apparaît comme une alternative crédible au scénario de transfert du pouvoir de Hosni Moubarak vers son fils Gamal. Même si personne n’ignore que des obstacles constitutionnels rendent quasi-impossible une candidature indépendante.
« Nous voulons changer la situation en Egypte. Il y a de la corruption et notre président est là depuis 28 ans. Nous ne sommes pas des momies ! On veut changer la Constitution. », a déclaré Boussaïna Kamal, membre du collectif contre la corruption
Changer la Constitution… C’est désormais la priorité affichée de Mohammed El-Baradei.
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Je ne comprends pas pourquoi El Baradei (ex-Président de l’AIEA) n’a pas été emprisonné en Europe ou aux Etats-Unis. Il faut se souvenir que, chargé par l’ONU de surveiller les sites du nucléaire en Iran, il en avait caché l’évolution en omettant de remettre certains documents prouvant l’avancée des travaux sur les sites. Je crois me souvenir qu’il avait aussi remis à l’ONU des faux documents. Il avait donc « brouillé les cartes » et avait révélé sa véritable nature : malhonnête et indigne de confiance. Proche des Frères Musulmans il prétend à la présidence de l’Egypte. S’il arrivait à ses fins (ce type est à mon avis capable du pire) ce serait une catastrophe et pour Israël et pour les monarchies arabes. Je constate aussi qu’à la présidence de l’ONU se trouve un autre musulman : Ben Ki-Moon. Khadafi s’est aussi bien « placé ». Dans ce contexte, on comprend donc aisément pourquoi Israël est toujours condamné…