Israël a répliqué dimanche à la chute d’un obus de mortier syrien dans le sud du pays. Au nord, l’Etat hébreu se dit « prêt à l’escalade » après une nouvelle flambée de violences à la frontière avec la bande de Gaza.C’est du jamais vu depuis la guerre du Kippour de 1973. L’armée israélienne a procédé dimanche à des « tirs de sommation » sur la Syrie. L’avertissement répondait à la chute, dans la matinée, d’un obus de mortier syrien dans le plateau du Golan, au nord du pays.

Ce projectile, tiré par erreur lors d’affrontements entre rebelles syriens et forces fidèles à Bachar al Assad, n’a pas fait de victime. Mais alors que plusieurs obus ont déjà touché le Golan ces derniers jours, Tsahal menace : de tels incidents sur le territoire conquis par l’Etat hébreu lors du conflit israélo-arabe de 1967 « ne seront en aucun cas tolérés et entraîneront une riposte sévère ». Israël, officiellement en état de guerre avec son voisin, même si la frontière entre les deux pays est relativement calme depuis bientôt trente ans, redoute en effet que les combats en Syrie ne se propagent dans le Golan.
Flambée de violences à Gaza
A l’autre bout du pays, au sud, c’est un autre foyer de tensions qui menace. Raids aériens contre tirs de roquettes, l’aviation israélienne et les activistes palestiniens se livrent à une intense guerre de représailles depuis que quatre militaires de Tsahal, dont la jeep patrouillait à la frontière avec la bande de Gaza, ont été blessés samedi par un missile anti-char. On compte déjà six victimes côté palestinien, plusieurs blessés côté israélien. Et cette confrontation, l’une des plus sérieuses depuis la dévastatrice offensive israélienne de 2009, menace de se durcir encore. « Israël ne restera pas sans rien faire face aux tentatives de nous attaquer. Nous sommes prêts à l’escalade », a martelé dimanche matin le Premier ministre de l’Etat hébreu, Benjamin Netanyahou. Cette fois sans sommation.
Metro
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