Le système de refroidissement d’un réacteur non endommagé de la centrale accidentée de Fukushima s’est temporairement arrêté jeudi et de la vapeur est toujours visible au-dessus du bâtiment d’une autre tranche affectée, a fait savoir l’opérateur du complexe atomique.Le dispositif de refroidissement du réacteur numéro 6, un peu à l’écart des quatre détruits par le tsunami et les explosions subséquentes, s’est stoppé vers 10H16 locales (01H16 GMT) lors d’un test de groupe électrogène de secours. Il a été remis en service un peu après midi (03H00 GMT), a précisé Tepco dans des courriels.

Les pépins sont quotidiens à la centrale Fukushima Daiichi mise en péril par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est de l’archipel.
Quelque 3.000 techniciens et ouvriers s’escriment sur le site pour préparer son démantèlement mais sont en permanence confrontés à la survenue de nombreuses avaries dans des lieux inaccessibles à cause de la radioactivité.
Outre des fuites d’eau hautement contaminée qui polluent l’océan Pacifique voisin, une vapeur inexpliquée s’échappe de façon intermittente depuis une semaine du dessus du bâtiment éventré du réacteur 3.

« Elle était encore visible ce jeudi vers 13H00 (04H00 GMT) », a indiqué à l’AFP un porte-parole de Tepco.
La compagnie affirme que les paramètres mesurés montrent qu’il n’y a pas de surchauffe dans le réacteur qui expliquerait cette vapeur dont l’origine reste inconnue.
Ces émanations avaient initialement été aperçues le jeudi 18 juillet via une caméra, apparemment près d’une piscine de stockage de matériel au 5e et dernier niveau du bâtiment du réacteur numéro 3.

Le réacteur 3 est un des trois de la centrale (sur six) dans lesquels le combustible nucléaire a fondu après le séisme et le tsunami dévastateurs du 11 mars 2011. C’est sans doute le plus endommagé de l’ensemble, car il a aussi subi une explosion d’hydrogène qui a soufflé le toit du bâtiment mi-mars 2011, laissant une partie des installations à l’air et des monceaux de détritus.
Il règne en outre à proximité de ce réacteur qui fonctionnait au MOX (mélange d’oxydes d’uranium et plutonium) un très haut niveau de radioactivité qui rend impossibles les interventions humaines.

Ces incidents en série rappellent que la situation reste instable dans cette centrale en péril, même si elle est considérée comme étant sous contrôle depuis décembre 2011, lorsque les autorités ont décrété que les six réacteurs étaient en état dit « d’arrêt à froid ».

25-017-2013/ OLJ Article original

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