Des militants irlandais soutenant une nouvelle tentative de briser, avec une mini-flottille, le blocus imposé par Israël sur la bande de Gaza ont demandé jeudi au gouvernement de Dublin d’obtenir des garanties d’Israël qu’il laissera passer les bateaux.
La mini-flottille, composée d’un bateau irlandais et d’un autre canadien, est partie mercredi après-midi du sud-ouest de la Turquie et prévoit d’arriver vendredi à Gaza. Elle transporte 30.000 dollars (22.000 euros) de médicaments et 27 passagers.
Les militants irlandais soutenant cette opération ont demandé au ministère des Affaires étrangères à Dublin d’obtenir l’assurance d’Israël que la flottille ne sera pas entravée, alors que la marine israélienne s’est dite « prête » mercredi à les « empêcher d’atteindre la bande de Gaza ».
« Tout ce que l’Irlande a à faire, pour s’assurer que ses citoyens ne sont pas attaqués et ne sont pas approchés d’une quelconque façon (…) est de dire : »Si vous voulez maintenir de bonnes relations commerciales et diplomatiques avec nous, ne vous avisez pas de toucher nos citoyens » », a déclaré Claudia Saba de la campagne « Un bateau irlandais pour Gaza », lors d’une conférence de presse à Dublin.
Padraig Mac Lochlainn, l’un des porte-parole du parti nationaliste de gauche Sinn Féin, qui a des représentants sur le bateau irlandais, a aussi demandé à Dublin de « parler avec le gouvernement israélien pour garantir un passage sûr ».
Le ministère irlandais des Affaires étrangères a affirmé à l’AFP être en contact avec les organisateurs de la flottille et Israël. « Nous agissons pour éviter une répétition de ce qui s’est produit avec la première flottille », a assuré un porte-parole.
En mai 2010, une première flottille avait été arrêtée par la marine israélienne lors de l’arraisonnement par Tsahal du bateau turc, ce qui a entraîné la mort de neuf militants turcs et provoqué une crise diplomatique entre Ankara et Israël.
Une deuxième flottille avait essayé de partir de Grèce en juillet, mais ses projets avaient avorté en raison de problèmes techniques et de la décision des autorités grecques de lui interdire d’appareiller.
Israël défend son droit à maintenir le blocus de la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas, pour empêcher la contrebande d’armes.
DUBLIN, 3 nov 2011 (AFP)
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