KHAZIR, Iraq – Les commandants Peshmergas sur les lignes de front de la guerre contre l’Etat Islamique témoignent que leurs hommes n’ont reçu aucune arme, parmi toutes celles envoyées par les gouvernements étrangers, mettant, ainsi, en cause l’ingérence de Bagdad. 
“Nous n’avons rien reçu des livraisons d’armes envoyées par nos partenaires internationaux”, a déclaré Rowsch Shaways, Vice-Premier Ministre sortant d’Irak qui est Kurde et occupe le poste de Commandant des Forces Kurdes menant l’offensive sur Mosoul.
“Jusqu’à présent, Bagdad est la seule raison expliquant que rien ne s’est passé comme prévu », a déclaré Shaways à Rudaw, depuis un poste de commandement au Sud-Est de Mossoul, à moins d’un kilomètre des lignes ennemies.
Sur une autre base, près de Gweir, le Général Sirwan Barzani se lamente également du fait que sa division n’a toujours rien vu venir concernant ces mythiques nouvelles armes.
Les Etats-Unis, la France, l’Albanie, l’Italie, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont clairement exprimé leur volonté de fournir le plus rapidement possible, une aide militaire aux Kurdes autonomes, dans leur combat sans merci contre l’impitoyable Etat Islamique.
Pourtant, chacun d’entre eux a cherché à coordonner ce processus de livraison en passant par l’imprimatur de Bagdad, dont les relations avec le Gouvernement Régional Kurde (GRK) demeurent des plus tendues. On a accusé Nouri-al-Maliki d’être à l’origine de l’essentiel de ces tensions, mais il a récemment été contraint de renoncer à un troisième mandat.
Depuis que l’Etat Islamique a infligé une grave déroute à l’armée irakienne qui s’est disloquée et enfuie »>Article original, en juin, les Peshmergas sont apparus comme la seule force locale, avec d’autres milices kurdes de Syrie et de Turquie, à faire front face aux Jihadistes.
Au cours de ces quelques toutes dernières semaines, les responsables militaires kurdes avaient laissé entendre que leurs forces disposaient de nouvelles armes Lourdes, sans révéler leur origine ni les détails les concernant. Mais les commentaires amers des Commandants de terrain ne confirment pas du tout cela.
Sur la ligne de front, plusieurs officiers ont expliqué réaliser des progrès dans le combat contre l’EI, mais Shaways reste inflexible sur le fait que, pour réussir, ils ont cruellement besoin de ces armes américaines et européennes.
Les dirigeants kurdes reconnaissent qu’une amélioration de leur armement sera nécessaire pour faire face aux insurgés islamistes très bien armés, grâce aux blindés et à l’artillerie américaine arrachée des mains de l’Armée Irakienne, très disciplinés, s’ils ne veulent pas subir de lourdes pertes, puisque une série de défis énormes, tels que la reconquête de Mossoul, se dresse devant eux.
Quand on lui demande s’il pense que cette livraison aura bientôt lieu, Shaways lutte pour contenir son inquiétude : « Si Bagdad veut réellement vaincre l’Etat Islamique – notre ennemi commun – alors ils devraient s’assurer que nous recevions ces armes aussi vite que possible », dit-il.
Bien que les forces spéciales irakiennes et les Peshmergas aient coopéré dans la reprise du barrage stratégique de Mossoul, cette semaine, Bagdad reste réticent à faire quoi que ce soit qui puisse encore renforcer l’armée kurde, une force formidable, en dépit de son équipement militaire obsolète.
Les partis kurdes travaillent avec le Premier Ministre nommé Haider al-Abadi, en vue de former un Gouvernement, mais il n’y a aucune garantie que la nouvelle Administration sera en mesure de renverser les tendances désastreuses impulses par al-Maliki et d’empêcher une désintégration de l’Irak à l’avenir.
La coopération sur les affaires urgentes concernant la sécurité nationale, telles que le combat à mort contre l’Etat Islamique, demeure le principal test de résistance de l’actuelle relation entre Erbil et Bagdad, donnant ainsi à cette livraison (ou non-livraison) s’armes l’importance la plus haute.
Par Alexander Whitcomb il y a 3 heures,
rudaw.net Article original
Adaptation : Marc Brzustowski.
![]() |
![]() |







































Souvenons-nous : lorsque les Etats-Unis sont repartis d’Irak, dans leur « hâte » ils ont abandonné toutes les armes (mitrailleuses, hélicos, tanks, etc..) sur place. Etant comme des « frères » avec l’Emir du Qatar, Obama avec la complicité de celui-ci n’aurait-il pas fait exprès de laisser ces armes en Irak sachant qu’elles seraient récupérées barbares de l’EIIL (aux ordres et payés par le Qatar) ?
J’avais bien compris, mon commentaire faisait référence à un précèdent article et commentaire qui ne manquait pas d’humour. D’où la dérision de celui-ci.
Des menaces, des menaces… En réalité il n’y a eu aucune suspension de livraison d’armes anglaises, pas plus, d’ailleurs, que les fameux missiles Hellfire de M. Obama, dont il se dit dans les couloirs que l’affaire est réglée à l’amiable, « excusez-moi mon vieux de vous avoir bousculer » -« non ce n’est rien après vous? », etc.
Ne pas confondre esbroufe populiste et realpolitik-business…
Ce ne sont pas les armes que les anglais n’ont pas voulu vendre à Israël?