La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a tenté lundi de convaincre son homologue russe Sergueï Lavrov qu’une résolution de l’ONU serait nécessaire face à la répression violente en Syrie.
« La secrétaire d’Etat l’a invité à réfléchir soigneusement au rôle que pourrait jouer le Conseil de sécurité, à l’heure où le gouvernement syrien tue sa population et emprisonne injustement des milliers de gens », a rapporté un diplomate dans l’entourage de la chef de la diplomatie américaine.
Lors de cet entretien à New York, en marge de l’assemblée générale de l’ONU, M. Lavrov aurait réaffirmé de même source que « la meilleure voie est un dialogue entre (le président Bachar) al-Assad et l’opposition syrienne ».
Les Etats-Unis et l’Union européenne ont condamné et durement sanctionné le régime syrien, la France parlant même de « crimes contre l’humanité » au sujet de la répression des manifestations depuis six mois. Mais ils ont tenté sans succès jusqu’à présent d’obtenir une résolution de l’ONU condamnant Damas, en raison des oppositions de la Chine et de la Russie.
La Russie, alliée de longue date de la Syrie, est contre un départ du président Assad. Lundi à Moscou, le ministère russe des Affaires étrangères a que l’opposition syrienne devait « entamer un dialogue avec les autorités et prendre ses distances avec les extrémistes ».
NEW YORK, 19 sept 2011 (AFP)
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