I . Les faits

12 mai 2010 c’était la première fois que je franchissais le portail de l’Ecole Supérieure , 45 rue d’Ulm à Paris . Même s’il me fallait presser le pas j’étais gagné par une forte émotion me souvenant de la photo fameuse prise en ce lieu prestigieux d’une certaine promotion où s’étaient retrouvés , sauf erreur de ma part , Bergson , Durkheim et Jaurès . Ce 12 mai j’avais été convié là , en compagnie de deux collègues , les professeurs Yves -Charles Zarka de Paris V et Elhanan Yakira de l’Université hébraïque de Jérusalem , à une table ronde portant sur le sionisme, organisée avec le complet accord de la Direction de l’établissement.
Un groupe d’élèves de la rue d’Ulm l’avaient souhaitée parce que jusqu’à présent seules les thèses unilatérale de Shlomo Sand sur « l’invention du peuple juif » y avaient eu cours. Pour ma part il s’agissait de participer à une table ronde de philosophie, de science politique et peut être aussi de droit international.Cependant l’étudiante qui voulut bien m’accueillir à l’entrée de l’Ecole me fit comprendre que dans l’amphi Dusane où cette table ronde était organisée un tout autre comité d’accueil se tenait prêt. Le temps de m’installer, et apercevant au fond deux rangées d’étudiants et d’étudiantes dont quelques uns, si j’ai bien vu, étaient en survêtement, je compris que la discussion à venir n’allait pas suivre les règles de l’éthique communicationnelle chère à Habermas. Comme, à mon corps défendant j’étais arrivé un peu en retard, je ne pris pas la parole le premier.Je devais traiter de la dimension religieuse dans la pensée sioniste et dans l’Etat d’Israël, thème que j’ai analysé par ailleurs dans de nombreux colloques de politologues et de juristes et auquel j’ai consacré des articles de caractère strictement universitaire.
A peine avais- je sortis mes notes et les avais disposées devant moi qu’aussitôt se déchaîna ce que je ne puis qualifier autrement qu’une sauvagerie verbale. Du fond de l’amphi et alors que je n’avais pas encore prononcé une seule phrase sur le sujet dont je devais traiter dans ce lieu dévolu à l’enseignement, les invectives, les injures, les insultes se mirent à pleuvoir : « Sionistes ! Nazis ! Fascistes ! Assassins d’enfants ! ». Je scrutai le rang d’où provenaient ces salves d’injures.A l’évidence les étudiants et les étudiantes qui les proféraient ne semblaient pas originaires du Moyen Orient exclusivement mais également de notre belle France. On tenta de rétablir ou plutôt d’établir le calme. Peine perdue. Ces étudiantes et ces étudiantes n’étaient pas venus pour débattre, pour argumenter, mais pour en découdre.
Plus d’une fois, nous mêmes, ou les organisateurs de la table ronde, en appelèrent à la raison,aux lois et us de l’Université, expliquant que chacun et chacune aurait l’occasion et le temps de s’exprimer.Les injures et les insultes redoublaient. Violer ces lois et ces usages faisait partie de la démonstration d’emprise sur le site . Le but de l’exercice était manifeste : nous faire quitter l’amphi. Mes collègues en appelèrent une fois de plus à la raison, au devoir commun, en un tel lieu, d’argumenter, quoi que l’on pense. Les vociférations reprenaient, plus fortes, à la limite extrême du passage à l’acte.
Devant un tel déchaînement de haine, pour ce qui me concerne j’avais intérieurement pris deux résolutions : expliquer aux vociférateurs que je n’étais pas venu participer à un meeting mais à une activité d’enseignement et à un débat de nature universitaire, que j’avais accepté volontiers de participer es qualités de professeur d’université à cette table ronde et que c’était à ce titre que je demandais instamment que la nature et la vocation du lieu où nous nous trouvions fussent respectés ; et en même temps j’étais résolu, quoi qu’il arrive, à ne pas quitter physiquement l’amphi avant l’heure prévue.
C’est alors qu’il ne fut donné d’entendre ceci que je soumets à mes éventuels lecteurs et lectrices : « Vous n’êtes pas professeur ! Vous êtes sioniste ! Vous êtes raciste ! Assassin d’enfants ! » Et le chœur de reprendre : « Gaza ! Check points ! Le mur ! Apartheid ! Goldstone ! Assassins ! Assassins ! » D’autres étudiants – du moins ceux qui n’étaient pas sidérés par cette violence plus violente qu’une tentative de lapidation – tentèrent une fois encore de rétablir les droits de la parole et ceux de la pensée . Les vociférations couvraient leur voix, avec les mêmes slogans granitiques.
Durant une improbable et brève intermittence des cris et insultes je m’approchas du micro et fit observer à l’assistance, par endroits tétanisée : « S’il y des fascistes, des racistes et des nazis ici, c’est sans doute au fond de l’amphi qu’ils se trouvent. Ils me rappellent le sort réservé dans l’entre- deux guerres au juriste Georges Scelle que des étudiants d’extrême- droite avaient littéralement interdit de cours.Mais nous ne sommes plus dans cette période. Ma consternation ne provient pas de votre attitude qui me paraît plutôt relever du secteur psychiatrique. Elle provient du lieu où nous sommes, auquel sont liés les noms de Bergson, de Durkheim, de Jaurès, d’Aron, de Sartre, pour ne citer qu’eux. Ce que vous faites ne me paraît pas dangereux pour les Juifs de France ni pour l’Etat d’Israël – ils en ont vu d’autres – mais pour la démocratie française.
Car, n’est- ce pas, nous sommes bien à l’Ecole Normale supérieure, rue d’Ulm, à Paris ? ». C’est alors que le groupe de vociférateurs et des vocifératrices déployant des drapeaux palestiniens se résolurent à quitter l’amphi Dussane où nous étions demeurés malgré leurs invectives ou même à cause d’elles, aux cris, décidément exutoires et exécutoires,d’« Israël assassin ! Palestine vaincra ». Je n’avais toujours pas prononcé le premier mot de ma communication. Nous étions arrivés à la moitié de l’horaire prévu. Dans le silence tordu qui suit les orages de grêle, nous essayâmes de nous exprimer et la parole universitaire, non sans mal, retrouva ses droits.
II. Les questions.
Depuis des décennies à présent, et particulièrement en Europe, le mot « sionisme » a été tellement stigmatisé qu’on éprouve d’immenses difficultés à vouloir en rétablir la signification précise, comme on le ferait dans n’importe quel séminaire d’histoires des idées politiques pour tout autre mouvement idéologique et politique : le communisme ou le gaullisme par exemple. Au delà de ses contenus objectifs ou de ses connotations subjectives, ce mot,véritable « shifter » mental, provoque des arcs de haine inouïs, quasiment électriques.
Certainement ceux qui se proclament « antisionistes » militants se défendent d’être antisémites. Cependant, dans un univers où les repères, disloqués, ont eux mêmes besoin d’être identifiés et reconstitués ce sont les conduites effectives qui valident ou non nos pétitions de principe. Il suffit de constater comme ce fut le cas rue d’Ulm ce qu’est le « comportement antisioniste » pour constater que par ses excès, par ses outrances, par l’impossibilité que la moindre parole y trouve la plus petite prise, il est bien homologue au comportement antijuif.
Dans l’amphi de la rue d’Ulm, face à ce déchaînement de violence ,tandis que la parole se dénaturait en éructations, devant la haine pure que suscitait le prononcé du simple mot « Israël », m’est revenu également à l’esprit le reportage que fit Joseph Kessel en 1932 d’un meeting du Parti hitlérien : « Le mot Jude était entendu par la foule avant même qu’il ne fût sorti de la bouche de l’orateur ». La tentation est grande de convoquer la psychanalyse, de diagnostiquer des mécanismes pathologiques de projection, de transfert d’une haine intime, sans doute héréditaire, non pas même sur un groupe humain censé l’incarner réellement, puisque ce groupe est parcouru de courants divers, souvent durement opposés, mais sur le simple nom qui désigne un tel groupe, pour le coaguler dans une haine incandescente et l’atomiser .
Car ce dont nous avons été les témoins rue d’Ulm, ce harcèlement destiné à vous faire rentrer les mots dans la gorge,se produit actuellement en France dans bien d’autres endroits : réunions publiques, supermarchés, inaugurations de sites ou de rues dés lors qu’y est mentionné d’une manière ou d’une autre l’Etat d’Israël. Dans l’amphi de l’ENS, les trois professeurs d’université qui devaient y intervenir furent amalgamés dans la même détestation horrifique et – verbalement – exterminatrice. Nous fumes accusés de nous être donné le mot pour déverser notre propagande au profit d’un Etat assassin et au détriment d’un peuple martyr.Pour ce qui me concerne, je voyais pour la première fois mon collègue Yakira,de surcroît homme de gauche, et ne savais strictement rien de ce qu’il allait dire au cas où il pourrait parler.
Tout cela est possible en France, dans notre régime républicain. Aux dires d’étudiants juifs, il est des universités où, sous l’emprise des groupes qui y propagent un pro –palestinisme virulent, les identifier d’une manière ou une autre comme attachés à l’existence de l’Etat d’Israël les y rendrait interdits de séjour. De pareilles actions de choc, sollicitant cette réactivité pavlovienne dont Tchakotine a donné une analyse désormais classique, visent toutes le même objectif : miner la légitimité de l’Etat d’Israël, lui ôter sa raison d’être, de sorte à justifier les entreprises de destruction qui le visent. A ce titre, même la solution dite « des deux Etats » reprise et promue par l’administration Obama, pétrie de bonnes intentions, paraît difficilement réalisable.Si cette coexistence implique a minima des conduites de bon voisinage, qui donc accepterait dans la vie courante d’avoir sur son pallier des voisins se comportant comme les vociférateurs haineux de la rue d’Ulm ?

De cette situation plus que préoccupante, je ne tiendrais pas cette génération idéologique pour directement responsable . Sans doute a t-elle besoin d’idéal et se raccroche t –elle à celui mis à sa portée. Les véritables responsables sont plutôt les philosophes, les libellistes, qui vouent à l’Etat d’Israël une haine non moins virulente mais qui, eux, sont en mesure de la couler en idées articulées , en mots savants, en pensée « clefs en main » , et cela d’Alain Badiou à Régis Debray. Le premier, virtuose du sophisme, semble tout à fait fâché avec la relation de cause à effet, ou avec le principe de contradiction. A ses yeux, si l’Etat d’Israël agit comme il croit devoir le faire c’est par pure malfaisance, par perversion congénitale. La raison d’être de cet Etat se trouverait dans la persécution de ses voisins et par là, pour l’exprimer dans ce style inimitable qu’affectionnent les penseurs ivres de leur propre phraséologie, elle se trouve, circulairement, dans la destruction … de sa propre raison d’être. Formulation up to date de l’antique malédiction : « Que son sang retombe sur nos têtes ».
Mais Alain Badiou, qui a longtemps labouré rue d’Ulm, est officiellement agnostique. Sur ce terrain là il vient hélas d’être rejoint par Régis Debray qui, lui non plus, se proclamant philosémite, ne fait symétriquement grâce de rien à l’Etat d’Israël, à son gouvernement et partant à sa population, selon un identique schéma de pensée qui se rapporte sans doute aux mêmes années et sources de formation.Son nouveau pamphlet n’appellerait que la compassion envers un intellectuel qui ayant commencé comme Guevara finit comme Garaudy si justement elle n’ensemençait à son tour le champ de haine que nous avons vu rue d’Ulm agité par un vent qui la propagera au dessus des murs de Normale Sup.
Une rue d’Ulm où je me suis retrouvé enfin à l’air libre, en me demandant si j’avais été présent, durant deux heures et demi, à l’ENS, haut lieu de formation des élites de la République, ou salle Wagram après une exhibition de mauvais catch . En retournant vers le métro Luxembourg, me revenait, lancinante, une des phrases que j’avais pu dire à l’intention de cet auditoire, en pensant à Theodor Herzl, à la commotion psychique et politique qui le mit en mouvement après avoir assisté à la dégradation du capitaine Dreyfus dans la cour de l’Ecole militaire assortie déjà des cris haineux qu’il entendit alors : « En entrant dans cet amphi je ne savais pas très bien comment l’on devient sioniste. Maintenant, je le comprends mieux ».
Raphaël Draï
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Bonsoir no look
je suis d’accord avec toi sur presque tout ton dernier message …. sauf la fin : pourquoi « un cul de sac » ?
notre société n a que l enrichissement égoiste a proposer comme but a l existence ,elle est vide de toute valeur morale ,comme Dieu n existe plus chacun est libre de choisir son bien et son mal ,certains dont les jeunes se sentent perdus dans cette société aux valeurs si vagues , l islam donne des repéres ,une morale et une communauté même si au fond c est un cul de sac
Je ne vois pas en quoi le rejet de Dieu fait progresser l’Islam ?…..
je rajoute un mot c est que la démocratie a quasiment disparu a gauche ,je dis ça car ancien électeur de gauche ,il n y a + de débat, si comme Zemmour ou Besson vous parler de réalité que l on voit sur le terrain ,on se fait traiter de fascistes ou racistes ça clot le débat ,au sujet du débat sur l identité française certains ont des doutes mais quand on voit le drapeau français brulé place du capitole a Toulouse ,et remplacé par le drapeau algérien c est qu il y a 1 sérieux probléme
je voudrai vous laisser quelques mots d espoir ,le peuple juif n existe que par la grace de Dieu ,si vous lisez dans l ancien testament l histoire d Israel,sans l intervention de Dieu ce peuple aurait été souvent détruit,ce que je veux dire sans la priére ses victoires n auraient pas été ,de même maintenant c est un temps de résistance,de combat ,c est vrai la douce France n est + que dans des quartiers favorisés ,mais il faut revenir a la priére ,revenir a Dieu ,il peut tant ,c est le créateur il peut tout ,les malheurs de la France sont en partie du a mon avis au rejet de Dieu par les français ,et c est aussi pourquoi l islam progresse
Je suis très partagé à la lecture de cet texte:
– autant je suis {{choqué par le déroulement des faits}} et les agressions de haine dont ont été la cibles les intervenants, et je ne peux qu’être en « {sympathie} » et en « {compassion} » avec eux, et donc je partage l’indignation de M. Drai pour ce « refus de laisser parler » absolument inadmissible, tout en admirant le courage et la détermination dont les intervenants ont sur faire preuve,
– autant je suis {{très réservé quant aux conclusions}} qu’en tire M. Raphaël Drai quant à considérer qu’il est identique d’être anti-israélienh, ant-sioniste ou anti-sémite.
Quelles que soient les motivations des agresseurs dans cet amphi, même si elles sont causées par ce qu’ils pensent être une opposition à des attitudes qu’ils réprouvent, {{leur attitude scandaleuse ne démontre rien d’autre que d’être scandaleuse.}}
Elle ne démontre rien quant à une identification véritable entre des mouvements (ou des oppositions à des mouvements) différents. Créer un amalgame entre ces éléments est extrêmement dangereux: {{en supprimant les nuances ET LE DROIT DE LES UTILISER}} on pousse à une radicalisation binaire et extrêmiste, dans laquelle toute position intermédiaire, toute nuance, est bannie.
_ La radicalisation et l’extêmisme ne servent que les extrêmistes des deux bords, alliés objectifs dans la terreur voire l’horreur pour attiser les conflits et empêcher toute solution de compromis.
Pour moi, la dernière phrase de cette article est empreinte de haine …. triste !
{{Je Vous demanad pardon, mais je ne suis pas assez courant en Francais,
===================================================================}}Reference the Palestinians. There is not a spot on earth devoid of former inhabitants. Be advised, there never was a Palestinian culture, language, government, or a coinage. The present day Palestinians are Arab people with an Arab culture, who have their own Arab states from where they came into Palestine. It is from the term Philistine that the name Palestine has been taken, also known as Aelia Capitolina the original people of this region were the Canaanites who intermarried with those who came out of Egypt.
Further more: Arab refugees in Israel began identifying themselves as part of a Palestinian people in 1967, two decades after the establishment of the modern State of Israel. 3. Since the Jewish conquest in 1272 B.C.E. the Jews have had dominion over the land for one thousand years with a continuous presence in the land for the past 3,300 years. 4. Arabs have only had control of Israel twice – from 634 until the Crusader invasion in June 1099, and from 1292 until the year 1517 when they were dispelled by the Turks in their conquest. 5. For over 3,300 years, Jerusalem has been the Jewish capital.
Now to the beef:
The Israeli/Palestinian dilemma is a side issue and irrelevant, in the Global power play. It is of substance only to a handful of people. The main player is Islam, and its propagation of Islam world wide, ending with the establishment of the Caliphate. This is nolens volens supported by the West’s addiction to oil. I dare say, the Muslims are on the right track, they have proven it in Europe, Ms. Ayaan Hitsi Ali can attest to it. The archbishop Tom Butler of Southwark, and The arch bishop of Canterbury have somewhat come to conclusion that the Sharia law might be acceptable ………It’s a giant step for Islam. They have achieved a lot in spreading out into the western world. If Israel would disappear tomorrow, Islam’s Drang nach Westen would have problems. Where would they find pronto a minority of people who fight among themselves and plead to be accepted? To keep the Arab street busy, their leaders would have to channel their hate/rage to someone else….Not easy. It takes patience and nurturing to instill new hatred.
Bavno
Professeur Raphaël Draï,
Vous tenez effectivement le langage d’un professeur éminent et c’est agréable de lire vos lignes, rien n’est mieux exprimé pour décrire le lieu, l’action, les antagonistes, et il est vrai qu’une certaine nostalgie se dégage de cette lecture, la raison et la culture dominaient ce lieu il y a longtemps mais, en d’autres temps, il est vrai, des crises se sont produites et cette respectabilité de la pensée d’autrui et de la liberté d’expression a aussi été bafouée durant ces sombres périodes. En fait, comme cela est évident pour nombre de personnes clairvoyantes, les causes et les idéologies ont changé mais les méthodes sont les mêmes, ceux qui veulent empêcher les autres de s’exprimer sont tous de la même catégorie, celle du fanatisme et de l’aveuglement, ils se confortent dans la position sourde, intransigeante et haineuse parce que leur volonté dès le départ n’est pas celle de la compréhension, de l’échange, de la discussion, donc de la recherche de paix et d’accord, mais plutôt celle de la destruction de l’autre, sans aucune forme de procès, de l’annihilation pure et simple, et bien entendu, qu’ils se nomment régime communiste, régime fasciste, régime nazi ou aujourd’hui régime islamiste, ce ne sont toujours que des régimes très difficiles à digérer, caractérisés par une intolérance qui opprime en premier lieu les membres de ce régime, leurs propres sujets car tel est le vrai terme et non citoyens, car ceux-ci n’ont pas à penser mais à suivre et obéir.
Hélas, la France s’en approche de plus en plus et elle en est fautive car pendant de longues années sa presse et ses différents gouvernements se sont sans cesse focalisés sur la culpabilisation d’un petit état seul contre tous, et il fallait faire plaisir aux pays arabes qui n’en demandaient pas tant au début, et puis après la retombée de la honte de l’holocauste il fallait tout de même se rappeler que ce ne sont après tout que des juifs alors pourquoi leur donner raison et se mettre à dos des centaines de millions de musulmans à qui l’on a jamais reproché les conquêtes sanglantes de l’Asie jusqu’à l’Europe en passant par l’Afrique, au nom de l’Islam, écrasant en passant l’histoire du peuple juif ayant hérité de la « Palestine », nom inventé par les Romains pour effacer le souvenir d’Israël parce qu’ils s’étaient sacrifiés jusqu’au bout pour rester fidèles à la loi que D.leur a donné, et après plus de 1000 ans ils ont été dispersés ou tués. Depuis le 7ème siècle seulement les Arabes ont occupé cette terre comme beaucoup d’autres et aucune offense, aucun reproche ne leur sont faits, ni même l’esclavage des Africains et celui d’autres personnes vivant de nos jours encore dans certains de leurs pays.
Le bourrage de crâne incessant, la désinformation, la déformation des faits, les omissions volontaires, toutes ces manipulations de l’esprit depuis de longues années, depuis le général de Gaulle jusqu’à aujourd’hui, ont fini par payer pour ceux qui haïssent les juifs car il est de bon ton maintenant, surtout parmi ces soi-disant intellectuels étudiants, gauchistes ou pas, de défendre « la cause palestinienne » comme ils disent alors qu’ils crachent toujours le même venin en propos appris par cœur et répétés obsessionnellement, la drogue a marché au bout de temps d’années et il est trop tard maintenant pour essayer de raisonner ces extrémistes, toute propagande passe par le lavage de cerveau, le résultat est là et désormais les juifs ne pourront plus se sentir chez eux dans ce pays décadent.
Les droits de l’homme, version française, vous pouvez les oublier, la société change et tous les naïfs soi-disant ouverts à l’autre, en l’occurrence l’étranger, ou plutôt celui qui est non intégré à la société française, ne savent pas eux préserver leur propre culture aussi bien que ces autres savent imposer la leur et forcément la société perdra son identité pour tout autre chose qui étant importée ne sera même pas non plus originale, donc totalement hors contrôle, ni telle culture ni telle autre mais plutôt quelque chose d’indéfinissable donc vulnérable car à la portée des malins fanatiques qui souhaitent remplir ce vide à leur façon grâce à la perte des valeurs des uns et des autres. Les fondations ont été ébréchées et du coup c’est toute la maison qui menace de s’écrouler.
Il sera aisé à bon nombre de lecteurs de balayer mes propos d’un revers de la main en me traitant de raciste ou je ne sais quoi encore, et bien non ce n’est pas du tout cela mon sentiment, j’ai des amis de tout bord et de toute religion et j’en suis fier, mais mes amis sont aussi des gens biens, tolérants, respectueux de leur tradition comme de celle des autres et aimant la France comme un pays libre et démocratique, acceptant ses lois, et ne cherchant pas à conquérir et à assimiler les autres à une doctrine ou à une religion, voila ce qui s’appelle le respect.
C’est la violence et l’intransigeance qui me répugnent, et j’exprime ma révolte à l’occasion de cet incident malheureux et significatif du malaise grandissant en France et ailleurs sans doute.
Pardonnez-moi d’avoir été aussi long mais j’en ai gros sur le cœur.
Bravo M.Raphael Draï,
Vous exprimez avec classe le malaise existentiel que je ressens en France depuis quelques années, et qui me conduit à aller me ressourcer en Israël de plus en plus souvent. Cependant, il ne faut pas laisser la France aux extrémistes antisémites(synonyme antisionistes) d’extrême gauche et d’extrême droite et de la mouvance islamiste radicale. Il faut les combattre avec les armes de la démocratie, en employant la force publique au besoin.Dernièrement j’ai entendu au Châtelet, dans une manifestation haineuse pro-palestinienne, »Israël assassins, à la mer, la Palestine aux Palestiniens du Jourdain à la mer! », etc….
A-t-on raison de laisser ces gens s’exprimer ainsi vis à vis d’un pays ? N’y-a-t-il pas une certaine forme de faiblesse de notre démocratie où l’on peut tout dire?
Vive la France qui assure le respect de ses citoyens dont je fais partie
Alan
Merci Professeur Drai, votre article m’a, je l’avoue, fortement émotioné
Votre article est un cri d’alarme. Derrière vous beaucoup de ceux qui vous connaissent et qui vous lisent se mobiliseront contre la dialectique de la haine qui ose se traduire en des actes de censure politiques dns les plus hauts lieux de la transmission de l’érudition et de l’enseignement des connaissances.
Peut-être faut-il provoquer le débat, prendre l’initiative, aller à leur rencontre, les forcer à verbaliser et à définir le pourquoi de leur haine, leur rappeler qu’ils sont encore des humains, se faire avocat de leur condition humaine. L’aboutissement de la haine n’est que meurtre et écrasement.
Il me semble que pour tous ceux qui en ont compétence, la démonstration est faite de la nécessité d’une réponse dans le champ de la communication, par le débat, par les journaux, par la parole, par l’écrit, par le livre, par la présence sur des lieux tels que ceux de l’université, en faisant face comme vous l’avez fait.
Les bombes idéologiques sinon théologiques qui n’arrivent plus à s’exprimer que dans le registre vociférateur sont certainement désamorçables sur leur propre terrain, par ceux qui ont reçu la parole ou la plume et les connaissances..
On peut parler de la foi, des idéaux, de la pensée, de l’histoire et décoder cette haine en la dénonçant pour ce qu’elle est, en exposant à la lumière ses mécanismes. Il y a urgence. Le fond de cette guerre idéologique est spirituel quand elle sert à dénier la légitimité d’Israel déjà durement acquise et admise par le droit international. Israël est l’avenir du monde, il est pour le moment, bien qu’il soit toujours en guerre, signe de richesse, d’inventivité, de travail et de vie, même pour ses voisins.
Car il relève en dernière analyse de l’héritage et de la bénédiction promise à Abraham à l’encontre des interêts directs « du prince de ce monde ». Ainsi, ils maudissent quand le Très Haut a béni. Il ne s’agit donc pas d’une politique contre une autre, il ne s’agit à mon avis, même pas de politique mais de l’opposition d’une parole contre une autre. Dans les mondes invisibles, il y a ceux qui tiennent parole, et d’autres qui mentent. Ces derniers voudraient que le pouvoir de leurs mensonges triomphent sur le ring de la réalité, et se promettent au vaincu l’anéantissement, ce qui a toujours été l’enjeu entre la Lumière et les ténêbres.
Il n y a plus de mystere, nous avons contre nous des deux exremes GAUCHE et DROITE, nous avons deux solutions, la premiere, c est de quitter la FRANCE, la segonde c est se battre comme font la minauritee gitanes, c est tellement payant que personnes va les chatouiller meme les arabes de banlieux les evites, a vous de prendre cela comme vous le voulez, que je suis vat en guerre ou fuyard ?
chabbat chalom
Non !! Ne pas baisser les bras devant la bétise, la sauvagerie.
Nous devons résister a cette dangereuse dérive dont on sait ou elle se finit inexorablement.
Il faut continuer a résister a tous ces fascsites, racistes, sans abandonner le terrain.
Faire face.
Nous devons au contraire continuer a nous indigner de ce genre de comportement d’une poignée d’étudiant ( s’ils sont bien étudiants !! ) en mal de cause politique a défendre.
Ne renonçons pas a nos valeurs
Bonjour,
Votre article très interessant a suscité cependant mon étonnement: LA FRANCE « démocratique, la République… » et autres pompeux qualificatifs n’existe plus depuis un certain temps!!!Hélàs, les « français » que nous sommes refusent et nient la réalité= elle est cangrénée par l’antisémitisme et les musulmans…Tout cela crée un amalgame intolérable, car cet état latent et inacceptable fait que les « français » auquels vous faites allusion vont devoir quitter ce doux pays qui n’existe plus que dans les souvenirs. Adieu toutes nos valeurs une fois de plus nous devons errer, mais pas totalement heureusement! Inutile de perdre votre temps avec ce pays perdu et sectaire « circulez y a rien à voir ».