Israël a critiqué mercredi le silence du Conseil de sécurité à propos des tirs récurrents de roquettes sur le sud israélien à partir de la bande de Gaza, jugeant que « ce silence en (disait) long ».
« Les souffrances causées par ces attaques sont permanentes. Les cicatrices sont à la fois physiques et psychologiques », a expliqué l’ambassadeur israélien à l’ONU Ron Prosor, lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la protection des civils en zones de conflit.
« Ces événements devraient choquer le Conseil de sécurité de même que toutes les personnes raisonnables. Mais pas une seule parole de condamnation n’a été exprimée par ce Conseil. Pas une seule », a dit M. Prosor.
« Ce silence en dit long », a-t-il ajouté. « Il est temps pour le Conseil de sécurité de dire l’entière et parfois difficile vérité à propos de ceux qui prennent pour cible et emploient des civils dans un conflit armé ».
Mardi soir, des roquettes de type Qassam ont été tirées vers le sud d’Israël.
En représailles, l’armée israélienne a mené dans la nuit de mardi à mercredi un raid aérien dans la bande de Gaza, selon un porte-parole militaire.
Un fragile cessez-le feu est plus ou moins observé depuis la brusque flambée de violence qui a fait 13 morts, 12 combattants palestiniens et un civil israélien les 29 et 30 octobre.
Les groupes armés palestiniens disent respecter cette trêve, négociée par l’Egypte, mais ne la respectent pas visiblement puisque des roquettes continuent à terroriser le sud d’Israël.
De son côté, Israël riposte mais prend garde de ne jamais tirer le premier. Cet ordre des choses est parfaitement niées par les médias. La désinformation consiste à laisser paraître que l’agresseur, le «coupable» est l’Etat hébreu.
NEW YORK (Nations unies), 9 nov 2011
Shirel Mignon et l’AFP
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