Unanimes dans leur soutien à l’équipe de Charlie-Hebdo, les éditorialistes sont nombreux à rappeler que l’Islam interdit la représentation du prophète Mahomet mais pas la loi et renvoient dos-à-dos intégristes musulmans et catholiques.
« L’islam interdit la représentation du Prophète Mahomet. Comme le journal danois et les autres publications qui l’avaient suivi par solidarité, Charlie Hebdo a choisi d’ignorer cette règle. Il ne s’agit pas d’une règle de droit ni d’une règle d’un autre ordre opposable dans des pays laïcs comme la France. Il existe, en revanche, une règle de droit, en vigueur en France et en Europe, qui consacre la liberté d’expression. », rappelle l’éditorial du Monde.

Dans La Dépêche du Midi, Jean-Claude Souléry fait chorus: « L’islam interdit la représentation du Prophète Mahomet. C’est son choix, mais ce n’est pas notre loi. » Et il ose un réjouissant « Bal tragique à +Charlie-Hebdo+.

Patrick Apel-Muller de L’Humanité, juge que ceux qui s’en prennent à l’hebdomadaire satirique « prétendent respecter le sacré sans respecter ce qu’il y a de plus sacré, l’infinie diversité de la pensée humaine et ce qu’elle a de plus émancipé, la création artistique. Et le droit de chacun de ne pas manifester déférence ou dévotion à l’égard du culte d’un autre. »

Ils sont nombreux tel Gérard Noël de Vosges Matin à renvoyer dos-à-dos les intégristes de tous poils: « Les uns sont catholiques et viennent perturber des pièces de théâtre jugées par eux blasphématoires, les autres sont musulmans et, ne souffrant pas qu’on passe leur prophète au tamis de l’humour, mettent le feu au siège d’un journal. Ils appartiennent à la même mouvance, celle des intégristes. »

« Que ses choix éditoriaux et son ton politiquement incorrect exaspèrent, c’est une chose. Autre chose est d’édicter des interdits au nom d’une religion. Dans un état de droit, seule la justice fixe des limites à la presse. », affirme Didier Louis dans Le Courrier Picard.

Observant que les responsables musulmans français ont « condamné l’attentat contre Charlie Hebdo », Bruno Dive dans Sud-Ouest regrette que leurs condamnations soient « trop souvent assorties de réserves. On condamne… mais on comprend quand même. » « On aurait aimé les entendre dire qu’un journal qui brûle, c’est toujours une défaite de la pensée. », conclut-il

Nicoland Demorand directeur de la Rédaction de Liberation qui a recueilli l’équipe de Charlie Hebdo rappelle que « personne ne sait qui a lancé le cocktail Molotov, et l’équipe de Charlie elle-même appelle à la retenue, à la plus grande prudence. » Il stigmatise la récupération de politiques qui « sentant venir la bonne affaire » ont ciblé « les musulmans de France, appelant à déchoir de leur nationalité les auteurs de l’incendie ».

« Une récupération nauséabonde qui se fait, toute honte bue, au nom de la liberté de la presse. On aurait aimé que celle-ci soit défendue avec la même ardeur quand l’espionnage d’un journaliste du Monde » s’indigne-t-il.

AFP

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Armand Maruani

De mon balcon je me marre , pour une fois on ne parle pas des Juifs . Ouf ! On ne peut plus dessiner maintenant . Il faudrait leur distribuer des rasoirs électriques à ces barbus et qu’ils arrêtent d’emmerder tout le monde . Des clowns dangereux car ils n’ont rien dans la cervelle .