La Ligue arabe a annoncé dimanche qu’elle étudierait « toutes les alternatives juridiques et politiques » en cas d’échec des démarches en cours pour une admission à l’ONU d’un État palestinien, qui se heurte au risque d’un veto américain.
Au terme d’une réunion à Doha à laquelle assistait le président palestinien Mahmoud Abbas, le comité de suivi issu de la Ligue arabe a aussi assuré les Palestiniens du soutien arabe lors du vote lundi sur une adhésion de la Palestine à l’Unesco. Dans un communiqué, le comité dit « poursuivre ses intenses efforts pour soutenir la demande au Conseil de sécurité pour une pleine admission à l’ONU », ajoutant avoir « chargé un comité d’experts d’étudier toutes les alternatives juridiques et politiques » en cas d’échec des démarches en cours.
Le 23 septembre, M. Abbas avait présenté une demande historique d’adhésion d’un État de Palestine à l’ONU sur la base des lignes de 1967, c’est-à-dire incluant la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est, dont les Palestiniens veulent faire leur capitale.
Le Conseil de sécurité est seul habilité à statuer sur l’entrée à l’ONU d’un État, à condition que la candidature obtienne au moins neuf voix, sans veto d’un membre permanent (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni). Il doit discuter le 11 novembre de la demande palestinienne, avec un éventuel vote à la clé. Les États-Unis et Israël s’opposent catégoriquement à l’initiative palestinienne, estimant qu’un Etat palestinien ne peut résulter que d’un accord de paix.
Lundi, la conférence générale de l’Unesco se prononcera sur l’adhésion de la Palestine à l’organisation en tant qu’État membre, un vote symbolique qui risque de provoquer une grave crise de l’organisation onusienne avec l’arrêt immédiat de son financement par les États-Unis. Le Comité de suivi, présidé par le Qatar, regroupe la plupart des pays membres de la Ligue, dont l’Arabie saoudite, l’Égypte et la Syrie.
DOHA, 30 oct 2011 (AFP)
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