La dirigeante du parti israélien d’opposition Kadima, Tzipi Livni, a estimé dimanche que l’échange du soldat Gilad Shalit contre un millier de prisonniers palestiniens avait renforcé le Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza.
« Tout le monde comprend que le (mouvement islamiste) Hamas extrémiste s’est renforcé, et Israël doit à présent agir pour retrouver ses capacités de dissuasion », a-t-elle affirmé à la radio publique israélienne.
Le soldat franco-israélien Gilad Shalit, détenu au secret à Gaza pendant cinq ans et quatre mois, a recouvré le liberté mardi en vertu d’un accord d’échange de prisonniers avec le Hamas. Selon cet accord, Israël a relâché un premier groupe de 477 prisonniers et doit en élargir 550 autres dans les deux mois.
« Nous devons établir la liste de ces 550 prisonniers libérables avec Abou Mazen », le président palestinien Mahmoud Abbas, qui dirige le Fatah, mouvement rival du Hamas, a déclaré la chef de Kadima (centre).
« Israël doit sortir de l’isolement international et régler le conflit avec les Palestiniens qui sont pragmatiques », a-t-elle ajouté.
Mme Livni a indiqué qu’elle s’était récemment engagée envers Noam Shalit, le père du soldat libéré, à ne pas s’exprimer publiquement sur l’accord d’échange « pour ne pas en faire un argument politique ».
« Ma position à cet égard est cependant bien connue (…) Cet accord risque de nuire stratégiquement à l’Etat d’Israël », a-t-elle déclaré dans une interview au quotidien Yédiot Aharonot.
« Je me suis réjouie du retour chez lui de Gilad », a-t-elle dit, tout en soulignant : « Pour moi, il est clair qu’il ne faut pas payer n’importe quel prix pour (récupérer) un Israélien enlevé ».
JERUSALEM, 23 oct 2011 (AFP)
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