Nicolas Sarkozy a affirmé que pour considérer le Hamas comme un interlocuteur, « il faudra plus que la libération de Gilad Shalit », mardi, lors d’un entretien à l’AFP, Radio J et RCJ.
« Pour libérer Gilad Shalit, il fallait bien que certaines personnes discutent avec le Hamas. C’est un signal positif », a estimé le chef de l’Etat.
Mais selon lui, « pour que le Hamas soit considéré comme un interlocuteur, il faut plus que la libération de Shalit. Il faut la reconnaissance d’Israël et la condamnation de toute forme de violence », a affirmé le chef de l’Etat.
« Nous n’avons pas de contact avec le Hamas, aujourd’hui considéré comme une organisation qui supporte le terrorisme », a-t-il ajouté.
M. Sarkozy a également affirmé mettre « beaucoup d’espoir dans la réconciliation palestinienne, qui est indispensable pour construire la paix. J’espère que la libération de Shalit est la première étape d’une discussion qui se rouvre ».
Il a également réaffirmé que l’Europe devait « se manifester beaucoup plus fortement » par rapport au processus de paix israélo-palestinien.
« J’ai toujours considéré que la colonisation n’était pas un geste en faveur de la paix », mais « poser comme préalable la fin des colonisations » à la reprise du dialogue entre Israël et les Palestiniens, « c’était la certitude qu’on ne recommencerait pas à parler puisque ce n’est pas un préalable, c’est une conclusion », a-t-il également fait valoir.
Interrogé sur la demande d’Israël d’être reconnu comme un « Etat juif », le président Sarkozy a répondu : « +Etat juif+, je ne sais pas ce que ça veut dire », ajoutant que parler d’un « Etat du peuple juif, c’est déjà plus intéressant ».
« Je défends l’idée de deux Etats nations. Un +Etat juif+ n’a pas de signification parce qu’un Etat n’est pas juif ou catholique. +Etat du peuple juif+, c’est une discussion qu’on peut avoir, mais +Etat juif+, ça n’a pas beaucoup de sens », a-t-il insisté.
PARIS, 18 oct 2011 (AFP)
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Il n’a rien compris le pauvre.