Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fustigé samedi les déclarations qualifiées de « haineuses » du guide de la République islamique d’Iran, Ali Khamenei, appelant à créer un État palestinien à la place d’Israël.
« Les déclarations haineuses du régime des ayatollahs en vue de détruire Israël renforcent notre détermination à tenir bon sur les besoins de sécurité de nos citoyens et à exiger qu’Israël soit reconnu comme État juif » dans tout accord de paix, a déclaré le Premier ministre, selon un communiqué officiel.
« Israël continuera à oeuvrer pour parvenir à la paix, en s’assurant que la paix et la sécurité de ses citoyens seront garanties pour les générations à venir », a-t-il poursuivi.
Tout plan aboutissant à diviser durablement la Palestine « est inacceptable », a réaffirmé samedi l’ayatollah Khamenei en ouvrant une conférence internationale à Téhéran, alors que l’ONU discute d’une demande d’adhésion d’un État de Palestine. « Tout plan qui prévoirait deux gouvernements (…) ne serait qu’une acceptation d’un gouvernement sioniste sur la terre de la Palestine », a ajouté le numéro un iranien en qualifiant à nouveau Israël de « tumeur cancéreuse » et de « menace permanente » pour la région, comme il le fait à chacune de ses interventions sur le sujet. « Il va de soi que le peuple palestinien, comme il l’a fait à Gaza, pourra installer un gouvernement (…) sur toute parcelle de la terre de Palestine libérée », a ajouté le guide iranien. « Mais l’objectif final est de libérer toute la Palestine, de la Méditerranée à la mer Morte ». Fin août, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait déjà affirmé que pour Téhéran, la reconnaissance éventuelle d’un État de Palestine par les Nations unies ne pourrait être qu’un « premier pas vers la libération de toute la Palestine (…) qui doit être un objectif sacré ».
La conférence internationale sur la Palestine, qui s’est ouverte samedi à Téhéran, rassemble des responsables parlementaires d’une vingtaine de pays ainsi que des figures palestiniennes comme le chef du Hamas, Khaled Mechaal, ou celui du Jihad islamique, Ramadan Abdallah.
JERUSALEM , 1 oct 2011 (AFP)
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