Le vice-Premier ministre turc, Bülent Arinç, a rejeté jeudi la proposition faite à l’ONU par le président français d’un statut intermédiaire pour les Palestiniens, la comparant à l’opposition de Nicolas Sarkozy à l’entrée de la Turquie dans l’UE.
Ces derniers temps, concernant la reconnaissance d’un Etat palestinien, « il semble que certains pays ont changé leurs idées, en raison de l’influence d’Israël », a déploré Bülent Arinç lors d’une rencontre avec des journalistes européens.
« Ce qu’a dit Sarkozy à propos de la Palestine est comparable à ce qu’il a dit à propos de la Turquie, quand il a proposé qu’elle ne soit pas un membre à part entière de l’Union européenne », a commenté M. Arinç.
La France et l’Allemagne veulent proposer un « partenariat privilégié » à la Turquie en lieu et place d’une pleine adhésion à l’UE, a-t-il rappelé : « C’est une erreur, alors que la Turquie est un partenaire privilégié de l’UE depuis tant d’années » et a toujours refusé ce statut au cours de ces négociations d’adhésion avec les 27.
« J’espère que la proposition de la Palestine de devenir un membre à part entière (de l’ONU) sera acceptée par le Conseil » de sécurité, a-t-il ajouté.
Mercredi à la tribune de l’ONU, le président français Nicolas Sarkozy a largement repris les options discutées en coulisses par l’UE, en proposant que les Palestiniens et les Israéliens s’entendent sur un calendrier serré de négociations, tout en plaidant pour un statut « intermédiaire (…) d’Etat observateur » à l’ONU pour la Palestine.
A l’ONU, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a estimé de son côté qu’il était « nécessaire de faire pression sur Israël pour faire la paix » avec les Palestiniens.
BRUXELLES, 22 sept 2011 (AFP)
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