La position du Président américain est explicitement pro-israélienne. Les Etats-Unis vont opposer leur veto à la demande de reconnaissance d’un Etat palestinien. Hier à New York, Barack Obama a fait entendre une voix claire et déterminée. Il semble que tout le monde ne soit pas forcément favorable à la tentative de tour de passe-passe des Palestiniens… La nuit dernière à New York en tout cas, les choses ont été clarifiées : « Obama doesn’t buy it ! » ; Obama n’est pas preneur..
On accuse Israël de persister lorsqu’elle refuse le gel des implantations mais Abou Mazen persiste également lorsqu’il saisit l’ONU plutôt que de retourner à la table des négociations de paix avec Israël. Israël demande aux Palestiniens de ne pas imposer des conditions préalables pour entamer un dialogue avec des gens qui veulent la paix et non pas des tricheurs.. Non pas des gens qui cherchent à « prendre la pose » devant les dirigeants de la communauté internationale et contournent ainsi leur responsabilité. Oui, ils s’occupent plus de la façon dont ils sont reçus, perçus, considérés par l’opinion internationale que par leurs interlocuteurs israéliens. Là n’est pas la voie de la paix.
Depuis deux jours à New York beaucoup d’énergie est déployée pour relancer les négociations de paix entre les deux parties. Alain Juppé a expliqué que le vote à l’ONU de cette reconnaissance n’interviendrait pas avant plusieurs semaines. Tant à New York, qu’en Judée-Samarie, la question est de savoir comment vont se dérouler ces semaines.
Une roquette, qui visait le Sud d’Israël depuis Gaza, est tombée hier sans faire de blessé ni de dégât. Quant à l’alerte à la bombe au Consulat israélien à Marseille ; elle était fausse. Mais les guichets de la compagnie El Al ont tout de même passé un dimanche plus mouvementé… Affaire à suivre de très prêt donc. Un maximum de vigilance est requis, notamment pendant les fêtes dans les communautés de France, de Navarre et d’ailleurs.
Shirel Mignon
Barack Obama a rencontré mercredi soir pendant plus d’une heure le président palestinien Mahmoud Abbas à New York, quelques heures après avoir rejeté à la tribune de l’ONU la demande d’adhésion d’un Etat de Palestine, a constaté un photographe de l’AFP.
« Le président Obama a fait part au président Abbas de son opposition au projet palestinien d’aller au Conseil de sécurité », habilité à statuer sur les demandes d’adhésion à l’ONU, à déclaré à des journalistes Nabil Abou Roudeina, porte-parole de M. Abbas.
« Le président Abbas a expliqué au président Obama la position palestinienne sur la démarche au Conseil de sécurité et sur le communiqué du Quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, ONU et UE) » en discussion pour un retour aux négociations de paix avec Israël, a ajouté le porte-parole.
Dans la matinée, le président américain s’était entretenu avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Les Palestiniens se sont dits mercredi prêts à attendre que le Conseil de sécurité statue sur la demande d’adhésion mais être disposés à étudier ensuite des alternatives, comme la proposition du président français Nicolas Sarkozy d’accorder à la Palestine le statut d’Etat observateur non membre de l’ONU, parallèlement à des négociations pour un accord de paix « définitif » d’ici un an.
Mercredi matin, M. Obama avait affirmé qu’il n’existait pas de « raccourci » pour parvenir à la paix. « La paix ne viendra pas de déclarations et de résolutions à l’ONU. Si c’était aussi facile, cela aurait déjà eu lieu », a-t-il dit devant l’Assemblée générale de l’ONU.
Les Etats-Unis, proches alliés d’Israël, ont averti qu’ils opposeraient leur veto au Conseil de sécurité à toute demande d’admission à l’ONU d’un Etat de Palestine. M. Abbas a indiqué qu’il soumettrait une telle demande vendredi.
Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a souligné qu’un vote au Conseil de sécurité n’interviendrait pas avant « plusieurs semaines », estimant que ce délai pourrait être « mis à profit pour développer une stratégie » de compromis.
NEW YORK, 21 sept 2011 (AFP)
Le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, s’est dit satisfait jeudi du discours prononcé à l’ONU par le président Barack Obama et a émis l’espoir qu’il « convaincra » les Palestiniens de reprendre des négociations de paix avec Israël.
« Ce discours a indiqué aux Palestiniens qu’il n’y a pas de raccourci (…) J’espère qu’il les convaincra de revenir à la réalité et de reprendre des négociations de paix » avec Israël, a déclaré M. Lieberman à la radio publique israélienne qui l’interrogeait depuis New-York.
« J’espère aussi que le Quartette (Etats-Unis, Russie, ONU et UE) se prononcera en ce sens », a-t-il ajouté.
Interrogé sur la teneur du discours que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit prononcer vendredi à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, M. Lieberman a estimé que ce dernier « va aussi appeler les Palestiniens à engager des pourparlers de paix intensifs ».
Dans son discours à la tribune de l’ONU, M. Obama a rejeté mercredi la demande d’adhésion d’un Etat de Palestine en soulignant qu’il n’existait pas de « raccourci » pour parvenir à la paix.
« La paix ne viendra pas de déclarations et de résolutions à l’ONU. Si c’était aussi facile, cela aurait déjà eu lieu », a encore dit M. Obama.
JERUSALEM, 22 sept 2011 (AFP)
Le sénateur américain Orrin Hatch a présenté mercredi un projet de loi qui supprimerait la participation financière américaine aux Nations unies si l’Assemblée générale change le statut actuel des Palestiniens qui réclament une adhésion en tant qu’Etat à l’ONU.
Le texte, intitulé « Projet de loi Solidarité avec Israël », cherche à dissuader l’ONU d’accorder le statut d’Etat à l’autorité palestinienne, mais aussi à l’empêcher d’accorder aux Palestiniens un statut intermédiaire.
« Israël est l’un des grands alliés et amis des Etats-Unis, un phare de la démocratie au Moyen-Orient », a dit le sénateur républicain mercredi, considérant qu’un éventuel vote sur ce sujet aux Nations unies « saperait la sécurité d’Israël ».
Les Palestiniens se sont dits prêts mercredi à donner du temps à l’ONU pour évaluer leur demande d’admission, ce qui pourrait permettre d’éviter une confrontation au Conseil de sécurité.
Les Etats-Unis ont averti qu’ils opposeraient leur veto au Conseil de sécurité à toute demande d’admission à l’ONU d’un Etat de Palestine. Le président palestinien Mahmoud Abbas a indiqué qu’il soumettrait une telle demande vendredi.
Au Congrès, où le soutien à Israël fait l’unanimité, plusieurs élus ont évoqué cette semaine une possible réévaluation de l’aide américaine aux Palestiniens si ces derniers maintiennent leur demande d’adhésion en tant qu’Etat à l’ONU.
WASHINGTON, 21 sept 2011 (AFP)
Un éventuel vote au Conseil de sécurité sur la demande des Palestiniens d’admission à l’ONU n’interviendra pas avant « plusieurs semaines », ce qui donnera le temps d’éviter une confrontation, a affirmé mercredi le ministre français des affaires étrangères Alain Juppé.
« Nous pensons qu’avant d’arriver devant le Conseil de sécurité, il y a devant nous plusieurs semaines vraisemblablement (…) et ces semaines peuvent être mises à profit pour mettre au point la proposition que nous avons faite », a déclaré M. Juppé au cours d’une conférence de presse à New York.
Il a précisé que l’initiative du président français Nicolas Sarkozy proposait une reprise des négociations entre Palestiniens et Israéliens, avec un calendrier, dans lequel s’inscrit une « réflexion sur la saisine de l’Assemblée générale afin de reconnaître le statut d’Etat non membre observateur » aux Palestiniens.
Cela leur permettra de poser leur candidature à un certain nombre d’organisations internationales, a expliqué le chef de la diplomatie française tout en précisant qu’ils devraient s’engager à ne pas saisir la Cour pénale internationale (CPI).
Les Palestiniens s’apprêtent à présenter vendredi leur demande d’admission à l’ONU d’un Etat de Palestine.
« Tout notre rôle, c’est de faire baisser la température », a encore dit M. Juppé, en référence à la montée des tensions provoquées par l’initiative palestinienne, lors de l’Assemblée générale des Nations unies.
« Nous disons à nos amis palestiniens », a poursuivi le ministre français, « que nous comprenons leur impatience, leur volonté d’agir, la démarche qui les a conduits à saisir les Nations unies mais que la procédure qu’ils ont choisie est très certainement vouée à l’échec ».
M. Juppé a encore dit penser que le président palestinien Mahmoud Abbas irait au bout de sa démarche de demande d’admission d’un Etat de Palestine comme Etat membre de l’ONU.
Décrivant la procédure –saisine par le Secrétaire général du Conseil de sécurité, mise en place un comité d’examen de la candidature qui vient ensuite devant le Conseil de sécurité lui-même–, M. Juppé a commenté: « Il y a donc du temps devant nous. C’est ce temps-là que nous voulons mettre à profit pour travailler sur la proposition française ».
M. Juppé, développant la proposition du président Sarkozy, a prôné une méthode de négociation « plus collective, en regroupant ceux qui peuvent contribuer au déblocage de la situation ». Il s’est référé aux membres permanents du Conseil de sécurité, à des pays arabes, à l’UE, et à des pays européens non membres permanents du Conseil de sécurité.
Selon lui, « il faut réunir les conditions pour reprendre les négociations » sans fixer de préalables tels que le gel des implantations.
« Il n’y a pas d’autre voie possible pour parvenir à la paix pour garantir la sécurité d’Israël et donner enfin aux Palestiniens ce à quoi ils ont droit, un Etat de plein exercice », a affirmé Alain Juppé.
NEW YORK (Nations unies), 21 sept 2011 (AFP)
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Réponse à yacotito
Comment pouvez-vous dire qu’il faut respecter les palestiniens pour pouvoir être respecté ?
Ils ne parlent que par le sang, la violence et la volonté de détruire ISRAEL ? Ils élèvent d’ailleurs leurs enfants dans cet esprit.
Il est impossible de discuter avec ce peuple qui envoie les enfants en première ligne pour détruire d’autres vies.
C’est faux, on ne pourra jamais donner pour recevoir, surtout pas avec ce peuple. Qui, au monde peut se prévaloir d’avoir un jour obtenu quoi que ce soit par le biais de discussions, de négociations, de pourparlers avec des musulmans ?
Ils ne font la une de l’actualité qu’au travers de la violence, de drapeaux israëliens brûlés…
On ne discute pas avec ce peuple.
Vous imaginez peut-être qu’un jour nous assisterons à une poignée de mains entre palestiniens et israëliens ? Vous rêvez ! ILS POIGNARDENT DANS LE DOS.
{{Non, c’est faux: la proposition d’Obama n’est pas pro-Israelienne: c’est une proposition de bon sens:}}
– quelqu’un pourrait il rappeler ce qui arrive lorsque dans une négociation, une des parties accorde d’emblée ce que l’autre souhaite ? Si l’ONU accorde le statut d’état aux palestiniens avant tout compromis, JAMAIS les palestiniens ne reviendront à la table des négociations.
– L’occident a simplement perdu la raison, même un enfant de maternelle pourrait s’en apercevoir
– l’occident ne se rend pas compte qu’une occasion unique s’offre à lui: Obliger les belligérants à trouver une solution par le dialogue. En refusant cela, l’occident va préparer un conflit qui peut dégénérer en guerre nucléaire, en guerre mondiale
OUI OBAMA A RAISON QUAND IL DECLARE qu’il faut:
– prendre en compte la demande palestinienne
– ne l’examiner que dans un an, après l’aboutissement des pour-parlers
En attendant, il faut bloquer les implantations: les palestiniens doivent être respectés si on veut qu’ils nous respectent