Le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle a réservé mercredi un accueil tiède au discours de Nicolas Sarkozy, dans lequel le président français proposait à l’ONU d’offrir un statut d’Etat observateur aux Palestiniens.
« Certains des aspects du discours du président Sarkozy sont débattus dans la communauté internationale, nous n’avons donc pas été surpris », s’est contenté d’observer le ministre en marge de l’assemblée générale des Nations unies à New York.
L’Allemagne est actuellement l’un des membres non permanents du Conseil de sécurité et aura, à ce titre, à se prononcer sur la demande d’admission d’un Etat de Palestine à l’ONU, qui doit être déposée vendredi par le président palestinien Mahmoud Abbas.
Sans préjuger de la décision de son gouvernement, M. Westerwelle a assuré que « bien sûr, nous mettrons dans cette discussion l’amitié spéciale (qui lie le pays à Israël), la relation spéciale, la responsabilité spéciale dans le contexte de l’histoire de l’Allemagne ».
Le ministre allemand avait auparavant affirmé que des négociations étaient le seul moyen d’assurer la paix entre Israël et les Palestiniens.
Nicolas Sarkozy a proposé mercredi, à la tribune de l’ONU, de « changer de méthode » pour relancer le processus de paix au point mort entre Israël et les Palestiniens, et de négocier la paix en un an.
Pendant la « période intermédiaire » avant l’accession à un Etat de plein droit, les Palestiniens bénéficieraient d’un statut d’Etat observateur à l’ONU, a proposé M. Sarkozy.
NEW YORK (Nations unies), 21 sept 2011 (AFP)
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