L’Autorité palestinienne a fait des « progrès substantiels » dans la construction d’institutions étatiques mais la crise budgétaire et un ralentissement de la croissance menacent cette réussite, annonce lundi un rapport de la Banque mondiale.
En matière « de sécurité et de justice, de gestion des revenus et des dépenses, de développement économique et de fourniture de services les institutions publiques palestiniennes soutiennent favorablement la comparaison avec d’autres pays de la région et au-delà », estime le rapport.
« Ces institutions ont joué un rôle crucial dans la croissance positive de la Cisjordanie et de Gaza ces dernières années », ajoute le rapport, publié une semaine avant une réunion de donateurs internationaux à New York et alors que les Palestiniens comptent demander à l’ONU la reconnaissance de leur Etat.
Mais cette croissance, alimentée par les dons plutôt que par le secteur privé, n’était pas durable. « Dans ces conditions, un flux d’aide plus faible qu’attendu au premier semestre 2011 a eu un impact immédiat sur l’économie palestinienne », relève la banque.
La croissance a régulièrement progressé en 2009/2010 et devait atteindre 9% en 2011, mais les prévisions sont redescendues à 7%.
Mais la paix avec Israël reste une nécessité pour l’économie palestinienne, rappelle la Banque mondiale.
« Au bout du compte, pour que l’Autorité palestinienne puisse maintenir son mouvement de réforme et ses performances en matière de mise en place d’institutions, les dernières restrictions israéliennes devront être levées », souligne le rapport.
« La relance du secteur privé qui en résultera devrait élargir l’assiette fiscale et réduire progressivement la dépendance à l’assistance externe. En attendant, la Cisjordanie et Gaza restent vulnérables à toute réduction de l’aide », ajoute-t-il.
Alors que les négociations avec Israël sont au point mort, les Palestiniens comptent demander dans une dizaine de jours à l’ONU de reconnaître leur Etat. Une réunion est prévue lundi avec les ministres de la Ligue arabe au Caire pour discuter de l’opportunité de déposer cette demande au Conseil de sécurité ou à l’Assemblée générale.
JERUSALEM, 12 sept 2011 (AFP)
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