Jamais l’écart entre riches et pauvres n’a été aussi important en Israël. Cet écart est très préjudiciable pour la cohésion du pays, et inacceptable socialement, économiquement et moralement.
Israël est un grand pays dont nous sommes tous fièrs, mais il est insupportable dans un pays aussi avancé de voir des zones entières livrées à la misère et à la pauvreté, alors que les prix de l’immobilier flambent, et que le coût de la vie devient insupportable même pour une partie de la classe moyenne.
Cela crée une vraie tension, qui maintenant passe au premier plan dans les préoccupations des israéliens, d’où notre petit dossier à ce sujet.
Les organisateurs de la contestation sociale en Israël ont appelé à une « manifestation d’un million » de participants samedi soir dans l’ensemble du pays contre le coût de la vie, à la huitième semaine d’un mouvement qui cherche un second souffle.
« Nous comptons en fait rassembler des centaines de milliers de manifestants, sachant que l’objectif d’un million, soit un septième de la population du pays, n’est pas réaliste », a déclaré vendredi à l’AFP une représentante du mouvement, Hadas Kushlevitch. Avec comme slogan « la manifestation du million », les organisateurs espèrent faire aussi bien sinon mieux que le 6 août lorsque 300.000 Israéliens étaient descendus dans la rue, principalement à Tel-Aviv pour la plus grande manifestation sociale de l’histoire du pays.
Ils ont appelé à manifester à nouveau à Tel-Aviv, Jérusalem et d’autres villes pour la « justice sociale » accusant le gouvernement de refuser le changement de cap en vue d’un État de providence qu’ils réclament. « Nous avons formulé des revendications très précises en ce qui concerne des hausses indispensables des budgets de l’Éducation, de la Santé et de l’Habitat, mais jusqu’à présent aucune mesure concrète n’a été prise » par le gouvernement, a déclaré à l’AFP un autre représentant, Uri Metuki.
Des contestataires se plaignent en particulier qu’au cours des 20 dernières années la construction publique de logements bon marché a pratiquement cessé dans la région de Tel-Aviv, alors que des sommes considérables étaient investies à la construction d’implantations en Judée Samarie.
Sous la pression sociale, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a constitué une commission pour examiner un train de réformes. Mais le mouvement subodore une manoeuvre pour gagner du temps vu que la commission a pour consigne de ne pas dépasser le cadre du budget dans ses propositions. Quelque 20.000 Israéliens s’étaient rassemblés samedi dernier dans le pays pour relancer le mouvement. Les organisateurs reconnaissaient que les chiffres de manifestants étaient très inférieurs à ceux des dernières semaines, l’expliquant par la tension dans le sud d’Israël, cible alors de dizaines de tirs de roquettes de Gaza.
JERUSALEM, 2 sept 2011 (AFP) –
Une manifestation nationale est prévue samedi 3 septembre à la fin de chabbat à Tel-Aviv. Rassemblement sur l’avenue Rothschild vers 21 h. départ du cortège vers 22 h.
Il me semble que tous les francophones doivent participer à cette grande manifestation qui a l’ambition de réunir 1 million de citoyens.
Nous, francophones, sommes des citoyens de ce pays qui nous est cher et que nous défendons de toute notre âme.
Mais ce pays où nous avons choisi de vivre présente des « anomalies » et des injustices qu’il est de notre devoir de dénoncer parce que nous devons être des citoyens ACTIFS participant à la vie de notre pays.
S’élever et combattre l’injustice sociale est un combat ni DE DROITE NI DE GAUCHE. C’est un combat CITOYEN.
C’est un combat SOCIAL .
Il n’est plus acceptable de voir les richesses de ce pays ne revenir qu’à une poignée de privilégiés. Il n’est plus admissible d’accepter que des couples qui travaillent (et ici, on travaille dur) n’arrivent pas à finir le mois.
Il n’est plus tolérable d’accepter des prix prohibitifs qui excluent une frange de la population de la consommation.
Nous devons aller manifester pour nos enfants et nos petits-enfants qui ne peuvent plus se payer des études ni s’acheter un appartement.
Il faut exiger des SALAIRES DECENTS POUR UNE VIE DECENTE
UNE MEILLEURE REPARTITION DES RICHESSES
UNE VRAIE JUSTICE SOCIALE
Voilà pourquoi il faut que nous soyons présents samedi à Tel-Aviv pour assurer l’avenir de nos jeunes, le bien-être de nos seniors et que nous soyons toujours
FIERS DE NOTRE PAYS !
A samedi soir, pour sûr !
Extrait de l’email de Gisèle GRYNBER
Terre d’Israël.
A quelques jours d’une manifestation où plus d’un million d’Israéliens sont attendus, nous sommes allés dans un campement d’Indignés pour y découvrir une véritable pépinière d’idées et de high-tech. Reportage.
C’est devenu leur activité du week-end… Depuis plusieurs semaines, développeurs, créateurs de sites Web et autres experts des médias sociaux se réunissent sur le toit d’un immeuble de sept étages, situé en bordure de Tel-Aviv en Israël. Dans les locaux du « Hub », un concept de bureaux open space pour entrepreneurs sociaux, des dizaines d’entre eux ont pris part à un Hackaton (marathon technologique) étalé sur deux jours, avant de se retrouver pour une table ronde dédiée aux nouveaux médias sociaux alternatifs. Leur rêve : créer un « Huffington Post israélien » de type participatif. Leur objectif à plus court terme : répondre aux besoins des initiateurs de la « révolution des tentes ». Né le long du boulevard Rothschild, une voie cossue de Tel-Aviv, ce mouvement israélien des Indignés (lire l’encadré), suscite une large mobilisation dans les rangs de la high-tech.
Un mouvement social né d’un réseau social
« Deux jours après l’apparition des premières tentes à Tel-Aviv, nous avons lancé le site d’informations J14.org.il. Son URL évoque le 14 juillet, date à laquelle le public israélien a commencé à descendre dans les rues, qui se trouve être une référence dans l’histoire mondiale », rappelle son concepteur, Amnon Dafni, fondateur de la start-up OSC et désormais responsable de la stratégie médias de la révolte sociale. « Depuis, les propositions de sites, de plates-formes et autres outils technologiques n’ont cessé d’affluer », se félicite ce web-activiste, adepte de la médecine chinoise et des arts martiaux.
Comme en Egypte, le mouvement des Indignés de Tel-Aviv a pris son envol grâce à Facebook. Des centaines d’internautes ont réagi au post de Daphni Leef, une jeune vidéaste de 25 ans, mise à la porte par son propriétaire et venue la première planter sa tente boulevard Rothschild en signe de protestation. Mais la comparaison avec les événements de la place Tahir au Caire s’arrête là.

Organiser la communication
« Israël est un régime démocratique : les protestataires n’ont été confrontés ni aux tanks, ni au blocus d’Internet ! Ce qui n’a pas empêché les gens de la high-tech de faire preuve d’inventivité », sourit Maayan Alexander, consultante Internet à Jérusalem, qui officie pour l’ONG Shatil. « Au début les programmeurs ont suivi cette “révolution” avec un certain scepticisme, raconte pour sa part Asaf Levi, créateur du site Web de rencontres Qmee, mais très vite ils ont créé des groupes de discussion sur Google ou Twitter sous le hashtag#J14hackers ».
Parmi les projets nés de ce brainstorming géant : un système de syndication de contenus, concocté par le Web manager Asaf Pri Hadash, permettant de diffuser instantanément la même information sur Facebook, sur Twitter, sous forme d’e-mail ou de SMS ; un agrégateur de blogs RSS ou encore une plate-forme de SMS gratuits. « L’idée est de permettre aux occupants des dizaines de villages de tentes disséminés dans le pays, d’envoyer des messages d’alertes sur la Toile à partir d’un téléphone mobile basique, pour gérer leurs besoins logistiques ou pour battre le rappel en cas d’ordre d’évacuation », explique Guy Sheffer, à l’origine du projet. Cet étudiant en licence de physique de l’université hébraïque de Jérusalem est un « indigné » de la première heure. « Simplement, je préfère écrire des codes, confie-t-il, plutôt que défiler avec un mégaphone ».
Des dizaines d’outils au service d’une cause
Pour l’heure, les initiatives émanant de la high-tech visent pour l’essentiel à adapter des technologies existantes. « Nous cherchons à développer des outils de nature à enraciner notre lutte, y compris une fois que les campements de tentes seront évacués », résume Amnon Dafni.
Fer de lance de cette force de proposition : la communauté israélienne de l’open source, qui compte plusieurs centaines de membres actifs et des milliers de « suiveurs ». « De par notre idéologie tournée vers la transparence et les modèles participatifs, il était logique que l’on apporte notre contribution à ce mouvement de fond », résume Doron Ofek. Fondateur de l’association israélienne de l’open source Hamakor, ce quadra se déclare impressionné par l’essor actuel « des plates-formes de démocratie directe » dans son pays.
Signe des temps, le gouvernement israélien vient de se payer les services de la jeune pousse Linnovate pour créer son agora digitale (hidavrut.org.il), basée sur Drupal. Le 8 août, cette même start-up spécialisée dans les plates-formes open source, avait offert le site de débat citoyen (1) ohel.org.il, à la révolution sociale…
(1) l’URL est devenue depuis http://ohel.j14.org.il. En hébreu, le mot ohel signifie tente.

Parti de Tel-Aviv, métropole frappée de plein fouet par la flambée des prix immobiliers, le mouvement des Indignés est né d’un ras-le-bol contre les loyers élevés, la vie chère en général et les monopoles qui étranglent la classe moyenne israélienne. Des dizaines de campements de toiles sont apparus aux quatre coins du pays, tandis que des rassemblements massifs se sont tenus cet été dans les principales villes israéliennes.
Après le rassemblement de 300 000 personnes du 6 août dernier, les leaders de la révolte sociale espèrent le 3 septembre prochain rallier un million d’Israéliens autour du slogan « Le peuple exige la justice sociale ». A priori, les recrues de la high-tech israélienne ne font pas partie des salariés les plus à plaindre. Alors que le salaire mensuel moyen se situe en Israël, aux alentours de 8 689 shekels (1 739 euros), ces derniers tirent leur épingle du jeu avec une rémunération proche de 15 à 17 000 shekels. Mais voilà, si l’industrie high-tech israélienne représente 40 % de l’export, elle n’assure que 7 % des emplois de l’économie nationale.
source : http://www.01net.com/editorial/538840/a-tel-aviv-la-high-tech-au-service-des-indignes/

« Les problèmes sociaux ont été mis de côté pendant des années par le gouvernement israélien au prétexte que le budget de la défense était plus important, explique Pierre Terdjman, auteur d’un reportage sur les banlieues israéliennes. Aujourd’hui les citoyens israéliens, qu’ils soient arabes, juifs, éthiopiens ou russes, en ont assez de l’injustice sociale. »
Triste répertoire des laissés-pour-compte de ce pays de sept millions d’habitants, ses images de Lod, Beer-Sheva, Ra’at en disent long sur les ravages de la drogue, du chômage, de la discrimination, sur la multiplication des SDF, la prostitution des jeunes émigrées, la détresse psychologique des jeunes, le dénuement des familles ou le délabrement des quartiers défavorisés.
« Les services sociaux sont débordés, notamment depuis qu’en 2003 les aides aux femmes célibataires avec enfants et aux chômeurs de longue durée ont été diminuées, commente le photographe. À dix minutes de Tel-Aviv, livrée à elle-même et oubliée de tous, célèbre pour ses fusillades et pour ses drogues, la ville de Lod représente le ratage de la politique sociale. Les services municipaux ne pénètrent plus dans le quartier “Chicago” par peur des agressions. Les habitants doivent se débrouiller seuls. »
« LA PROCHAINE “INTIFADA” VIENDRA DE L’INTÉRIEUR DU PAYS »
Ses images montrent ainsi ces quartiers où les caïds mènent la danse, où les enfants des immigrés russes sont livrés à eux-mêmes, où les membres de la communauté éthiopienne cultivent des légumes entre les immeubles pour survivre, tandis que seuls quelques volontaires d’ONG portent encore secours à ceux qui sont délaissés par le gouvernement.
« La pauvreté des Russes et des Éthiopiens s’explique par le manque d’intégration. Ils sont parqués dans des immeubles pour nouveaux immigrants dans des coins isolés, victimes du chômage et d’un racisme social de la part des Israéliens qui s’interrogent eux-mêmes sur l’intérêt de faire venir autant de gens. L’intégration des jeunes devrait se faire par l’armée, mais les communautés restent très fermées. »
Sous le titre « L’union aurait dû faire la force », ce reportage révèle aussi les traumatismes du conflit israélo-palestinien sur une jeunesse sortant de l’armée accro à l’ecstasy ou à l’héroïne. « Beaucoup de militants d’associations pensent que la prochaine “intifada” viendra de l’intérieur du pays, commente Pierre Terdjman. Le mouvement de contestation actuel est le seul moyen de pression que le peuple a trouvé pour faire bouger les choses. Bien que ce soit dans l’intérêt de tout le monde de montrer les manifestations actuelles comme “apolitiques”, c’est la gauche israélienne qui donne le ton avec une véritable volonté de créer une unité disparue depuis longtemps au profit des valeurs d’argent. »
Armelle Canitrot – La Croix
![]() |
![]() |







































I l serait fort intéressant de savoir QUI est pauvre en Israël et comment se répartit cette pauvreté quant à son origine….
Il y a 40 ans déjà, ceux qui le voulaient savoir…, savaient que partout en pays développés et à hautes technologies, comme Israël en est un exemple caricatural, 20% de la population en général, est incapable intellectuellement de suivre ce développement et d’atteindre cette compétence élevée nécessaire au travail moderne!
Voir la courbe de Gauss des Quotients intellectuels en matières cognitives et mathématiques et spatiales etc..OK,Ne parlons pas de l’aspect Culturel: On peut être intelligent et malin, et n’avoir aucune « Culture »…
On peut nier autant qu’on voudra, ce fait social, certes; mais si vous niez la nuit en conduisant votre voiture, vous risquez de ne jamais arriver à votre destination..!
En Israël, le pays du peuple le Plus Intelligent du Monde(!) , supposons (généreusement?) cette proportion réduite à 7%…
7%x7millions = 490.000 d’incapables de faire mieux que de ramasser le fumiers, de balayer (mal) et de trier les lentilles….
On nous rabat les oreilles depuis 40 ans à propos de « Prendre à bras-le-corps » le problème de la formation des « jeunes »….Sic
Vous avez vu le résultat?
Bonne chance avec vos belles résolutions sociales. Déjà, que personne ne meure de faim ni de maladie curable et la société sera bienheureuse!