Le ministre des Finances, Yuval Steinitz, a rejeté la demande palestinienne d’avancer le transfert de 380 millions de shekels à l’Autorité palestinienne pour pouvoir verser les salaires des fonctionnaires palestiniens avant l’Aïd el-Fitr (fête qui marque la fin du Ramadan), et ce malgré les recommandations en ce sens de l’échelon professionnel au sein du ministère des Finances et du fisc et malgré un accord préalable avec les Palestiniens. Selon un haut responsable israélien, à cause de ce refus, l’Autorité palestinienne a eu du mal à verser les salaires de milliers de fonctionnaires et de membres des forces de l’ordre avant la fête.
Conformément aux accords d’Oslo, Israël prélève des taxes pour l’Autorité palestinienne et les transfère chaque mois au ministère palestinien des Finances. Ce transfert nécessite la signature du ministre des Finances, or de hauts responsables palestiniens affirment : « Chaque mois, Steinitz fait une démonstration de force concernant ces fonds et nous fait subir un véritable parcours du combattant pour que nous puissions obtenir cet argent qui nous appartient ».
L’ambassadeur des Etats-Unis en Israël, Dan Shapiro, a rencontré avant-hier Yuval Steinitz pour lui demander de permettre le transfert de l’argent au plus tôt, mais M. Steinitz a répliqué qu’il signerait les formulaires nécessaires à la date habituelle.
Selon des proches du ministre des Finances, la raison de son refus est le tir de roquettes à partir de la bande de Gaza, même si ces roquettes ont été tirées par le Jihad islamique et les Comités de résistance populaires et non par l’Autorité palestinienne. « A l’heure où les Palestiniens tirent sur nous des roquettes, nous n’avons pas l’intention de leur faire de cadeau », ont déclaré des proches de M. Steinitz.
Depuis plusieurs mois déjà, Yuval Steinitz réclame des sanctions contre l’Autorité palestinienne suite à l’intention de celle-ci de s’adresser à l’ONU pour demander la reconnaissance d’un Etat. Le ministre des Finances estime que les recettes fiscales doivent être utilisées comme un moyen de pression pour convaincre les Palestiniens de renoncer à leur démarche à l’ONU.
Barak Ravid
Haaretz
AmbaFrance.il.org
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Et pourquoi ne pas defalquer sur les sommes dûes les degats occasionnes par les terroristes palestiniens ?
C’est une logique infantile » qui casse paye » !