En soirée, des milliers de personnes ont manifesté dans plusieurs villes dont Homs et Hama, alors que dans la région de Damas, des tirs ont été entendus.
De son côté, Amnesty International a affirmé dans un rapport que le nombre de décès dans les prisons syriennes avait augmenté de « façon alarmante » en 2011. Elle a recensé « 88 cas de décès de prisonniers, arrêtés dans le cadre de la répression » du 1er avril au 15 août. Ils étaient de sexe masculin, dont 10 adolescents âgés de 13 à 18 ans.
Pour au moins 52 cas, l’organisation, basée à Londres, déclare disposer de suffisamment d’éléments pour penser que « des actes de torture ou des mauvais traitements ont conduit ou contribué au décès ».
En réaction au rapport, l’administration américaine a dénoncé « des sévices odieux » dans les prisons syriennes. « Un gouvernement qui assassine et torture ses propres citoyens, notamment des enfants, ne peut être considéré comme légitime par aucun d’entre nous », a affirmé le département d’Etat.
« Le pouvoir à Damas aurait tort de croire qu’il est protégé de son propre peuple. Le président syrien a commis l’irréparable. La France, avec ses partenaires, fera tout ce qui est légalement possible pour que triomphent les aspirations du peuple syrien à la liberté et à la démocratie », a affirmé de son côté M. Sarkozy.
AFP
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