Plus de 150 personnes, dont des universitaires, se sont élevées contre la politisation de l’archéologie en Israël dans une pétition dont une copie est parvenue mercredi à l’AFP.
Dans ce texte, les signataires appellent le gouvernement et le Parlement israéliens à renoncer à deux projets de loi qui pourraient « porter atteinte à la liberté académique ».
Un de ces projets permettrait « aux associations privées, souvent mues par des motivations idéologiques, de gérer les parcs nationaux », où se trouvent souvent des vestiges archéologiques.
Le second projet de loi devrait permettre à des personnalités non universitaires d’accéder à des postes de responsabilité au sein de l’Autorité israélienne des Antiquités, « ce qui ouvrirait la voie à des nominations politiques », a précisé la pétition.
« Nous appelons au renforcement de la liberté académique et au respect des valeurs démocratiques en Israël, où aucun secteur de l’opinion ne peut être privilégié aux dépens des autres », affirme encore la pétition dont l’initiateur est le professeur Yoni Mizrahi, un archéologue.
Interrogée par l’AFP, la porte-parole de l’Autorité pour les Antiquités, Yoli Schwartz, s’est refusée à tout commentaire.
JERUSALEM, 31 août 2011 (AFP)
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