Israël a connu une nouvelle nuit de bombardement avec 18 tirs de roquettes malgré les déclarations du Hamas, rapportées par TF1 hier,  d’effectuer une trève. Le gouvernement israélien a quand à lui cessé les attaques sur Gaza, certains analystes y voient la possibilité d’une attaque terrestre.

Dilemne à Jerusalem

La situation est très difficile à gérer pour le gouvernement Netanyahu dont l’opinion publique exige des actions immédiates pour faire cesser ces bombardements. Les éliminations ciblées de quelques activistes n’ont pas calmé le Hamas qui dispose d’un stock très important de missiles, obtenus à la faveur de l’ouverture de la frontière avec l’Egypte. Réinvestir Gaza militairement est bien sur le piège : nombreuses pertes humaines, certitude de multiples coups fourrés préparés par les islamistes et combat médiatique perdu d’avance.

La technique des islamistes est parfaitement rodée, immeubles piégés, bunkers à proximité des hopitaux et des écoles et journalistes inféodés en place aux endroits prévus. Si les soldats de Tsahal mettent un pied dans ce bourbier non seulement les pertes humaines seront bien réelles de part et d’autre, mais les accusations internationales vont pleuvoir surtout dans le contexte annoncé d’une demande de reconnaissance par l’ONU. C’est d’ailleurs probablement le calcul fait par les islamistes d’acculer le gouvernement hébreu à une intervention terrestre qu’il ne pourra même pas terminer tant la pression internationale sera virulente contre l’état hébreu auquel on reconnait très rarement le droit de se défendre. Les origines de l’intervention – les attentats contre des autobus israéliens et les bombardements des villes du sud – disparaitront très vite au profit d’une « nouvelle agression », « tentative de recolonisation de Gaza » et autres « crimes de guerre » envers la « population palestinienne martyrisée ».

La technique est imparable et malgré l’extrème préparation de l’armée israélienne à la guerilla en milieu urbain, le péril certain. D’autant plus que même si sur le terrain tous les pièges étaient évités, cela n’empecherai pas une guerre de communiqué, des informations invérifiables, voir des accidents organisés. On se souvient de l’affaire de Jenine, présentée en 2002 comme une « ville martyr théatre d’un massacre ». Les faits sont pourtant évidents – que ceux qui ne les connaissent pas regardent cette vidéo :


jenine, le mensonge 3 par sergeo-17

et lisent l’article intitulé Liban – Le syndrome du massacre de Jénine (ci-dessous) – mais malgré tout le bilan médiatique et politique fut lourd.

Nouvel Obs.com

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Liban : Le syndrome du massacre de Jénine

Après beaucoup d’hésitation et une brève tentative d’adopter une position équilibrée, la gauche mondiale est revenue en force au « syndrome du massacre de Jénine ».

Pour mémoire : Un grand nombre de journalistes notoires dans le monde ont décrit la bataille de Jénine, au printemps 2002, comme un massacre de milliers de Palestiniens, perpétré de sang froid par une armée de défense israélienne brutale. Les écrans de télévision du monde entier ont mis en vedette des « témoins oculaires » qui ont donné des détails précis d’actes à glacer le sang, prétendument commis par les soldats de Tsahal, mais qui n’ont jamais existé. Des journalistes de télévision ont rapporté, sur fond de bâtiments détruits servant de « preuves » sur le terrain, qu’Israël avait écrasé sans pitié une ville entière et le camp de réfugiés voisin 1″>Article original.

Il en a pris des mois pour que les organisations de droits de l’homme, et même les Nations unies, publient leurs rapports réfutant les allégations palestiniennes. Il n’y avait pas eu de massacre à Jénine, pas de nettoyage ethnique, pas de destruction intentionnelle d’hôpitaux. Il avait eu une bataille sanglante, dans laquelle des combattants des deux camps étaient morts.

Retenir la leçon

La légende du « massacre de Jénine » a sans doute vécu, mais en a-t-on tiré les leçons ? Certaines, oui. Les médias européens, spécialement les médias électroniques, ont donné quelque expression à la souffrance des civils israéliens durant l’attaque. Ils n’ont pas (d’ordinaire) soutenu le Hezbollah.

Mais, dans d’autres cas, les leçons de la calomnie du « massacre de Jénine » n’ont pas été tirées. En cette deuxième semaine de combat, la campagne militaire au Liban est généralement présentée comme une destruction totale du Liban et des infrastructures civiles essentielles, et comme une tragédie humaine de l’ampleur du tsunami de 2004, qui tua des centaines de milliers de personnes en Asie du sud-est.

En lisant les reportages des journalistes de terrain à tendance gauchiste, on obtient l’image d’une ville de Beyrouth au moins aussi gravement détruite que Dresde durant la Deuxième Guerre mondiale. Les chaînes de télévision étrangères se servent d’une portion de vidéo montrant la destruction d’un quartier de Beyrouth, qu’ils repassent encore et encore, pour « montrer » ce qui se passe dans toute la ville.

Le plus inquiétant dans la vague anti-israélienne actuelle est sa portée mondiale : des dirigeants et des faiseurs d’opinion de pays d’Amérique latine, par exemple, ont dénoncé Israël dans les termes les plus violents qui se puissent imaginer. La Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies s’est jointe à la meute, ainsi que des organisations de droit international, des personnalités du cinéma, et même des journalistes.

Malheureusement, ces allégations reposent sur des déclarations arrogantes et fanfaronnes de quelques politiciens et généraux israéliens. Des menaces de « bombarder le Liban et de le ramener 50 ans en arrière » – déclarations destinées à une audience intérieure et qui ressortissent peut-être à la guerre psychologique contre l’ennemi – ont été relevées et diffusées par les médias mondiaux comme des preuves des intentions destructrices d’Israël.

Les faits 

Et où est la vérité dans tout cela ? Les bombardements aériens au Liban ont causé, comme c’est toujours le cas en temps de guerre, des dommages et des destructions, mais ce préjudice a été extrêmement limité. Israël n’a pas « botté les fesses du Liban », ni n’a l’intention de le faire. A Beyrouth, à ce jour, l’aéroport a été frappé, comme l’ont été quelques objectifs et bâtiments stratégiques dans le quartier chiite. C’est très loin des destructions d’horreur dont on nous soûle tous les soirs sur nos écrans de télévision, et des accusations de crimes de guerre.

La situation au sud-Liban est pire à cause de la fuite prévue des civils. Mais le Hezbollah a transformé la totalité du sud-Liban en champ de bataille en rendant floue la différence entre zones militaires et civiles. L’organisation dirige également ses roquettes contre la population israélienne. Ainsi, tant au sud du Liban qu’au nord d’Israël, des civils ont été contraints de fuir.

Pourtant, parler d’une « naqba catastrophe »>Article original libanaise », d’un désastre humanitaire de nature à susciter la révulsion de toute personne honnête, ne reflète pas la réalité. Ce n’est rien d’autre qu’une propagande de l’horreur à laquelle beaucoup, y compris de nombreux journalistes israéliens, choisissent de croire. Des analystes répètent les allégations sans vérifier les faits et donnent des leçons de morale et de philosophie sur cette seule base.

Plus que les chiffres

Les chiffres, bien entendu, ne disent pas tout. Même la mort d’un seul innocent est une terrible tragédie, et 50.000 réfugiés 2″>Article original est une épouvantable horreur. Mais les statistiques ont un impact sur les relations publiques 3″>Article original.

A l’heure où ces lignes sont écrites, quelque 360 Libanais ont été tués comme conséquence des opérations militaires israéliennes, environ la moitié d’entre eux sont des combattants du Hezbollah (contrairement aux statistiques libanaises). Après deux semaines de bombardements ces chiffres sont ceux d’une guerre de basse intensité. Il n’y a pas plus de « destruction du Liban », qu’il n’y a eu de « massacre de Jénine »

En 2006, à cause de la perception erronée que « le monde est de notre côté », à cause du caractère différent du combat, et pour des raisons psychologiques et diplomatiques, on s’est désintéressé des faits. C’est une erreur, qui joue en la défaveur d’Israël chez ceux qui font l’opinion dans le monde.

Sever Plocker

© Ynet

Traduction française : Menahem Macina

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