Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé mercredi au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon que les opérations militaires contre les opposants « ont cessé » dans son pays, a annoncé un porte-parole de l’ONU.
Lors d’une conversation téléphonique avec M. Ban qui exigeait que « toutes les opérations militaires et arrestations de masse cessent immédiatement » en Syrie, le président syrien a assuré que les « opérations militaires et policières avaient cessé », a déclaré le porte-parole adjoint de l’ONU Farhan Haq dans un communiqué.

A la veille d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Syrie, le secrétaire général a également réitéré son appel à « une enquête indépendante sur tous les cas rapportés de meurtres et d’actes de violences » et à « un accès libre des médias » dans le pays, selon la même source.

M. Ban s’est par ailleurs félicité de l’accord du gouvernement syrien d’accueillir une mission humanitaire de l’ONU en soulignant qu’elle devrait avoir accès à « toutes les zones touchées par les violences ».

Selon le porte-parole, M. Assad a affirmé qu’une telle mission « aurait accès à différents sites en Syrie ».

Les Nations unies avaient annoncé début mai qu’elles avaient obtenu le feu vert de la Syrie pour envoyer dans les jours suivants une équipe humanitaire d’évaluation à Deraa, une des villes touchées par les violences. Cette mission avait ensuite été empêchée de s’y rendre.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, avait alors demandé, lors d’un entretien téléphonique avec le président syrien, un accès « immédiat » pour l’ONU, « de manière à évaluer les besoins humanitaires des populations civiles affectées ».

M. Ban avait alors dit « apprécier la volonté du président Assad de permettre une telle évaluation à Deraa ».

Plus tôt mercredi, le président al-Assad avait affirmé que son pays « resterait fort » face aux pressions de la communauté internationale pour la fin des violences.

Le Haut commissaire aux droits de l’homme de l’ONU devrait demander au Conseil de sécurité jeudi que la Cour pénale internationale lance une enquête sur la répression sanglante menée par le régime syrien contre ses opposants, selon des diplomates.

Le Conseil de sécurité, qui comprend 15 membres, tiendra une réunion sur la crise en Syrie jeudi.

Seul le Conseil de sécurité de l’ONU peut demander l’ouverture d’une enquête de la Cour pénale internationale.

Le Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, et la coordonnatrice des secours d’urgence, Valerie Amos, devraient évoquer les derniers développements en Syrie, où la répression contre les manifestations aurait fait près de 2.000 morts depuis cinq mois.

NEW YORK (Nations unies), 17 août 2011 (AFP)

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