Les Etats-Unis ont fait état mercredi de leur préoccupation à propos de la comparution devant un tribunal militaire, pour diffamation, d’une militante et blogueuse égyptienne impliquée dans les révoltes qui ont poussé l’ancien président Hosni Moubarak à la démission.
« Nous sommes préoccupés par les chefs d’inculpations qui pèsent contre Asmaa Mahfouz », a déclaré à la presse la porte-parole du département d’Etat Victoria Nuland.
Asmaa Mahfouz est l’une des figures de la révolte populaire du début de l’année. Elle est accusée d’avoir « diffamé les forces armées » et va être jugée par un tribunal militaire, avait indiqué mardi une source judiciaire en Egypte.
Elle a été interrogée dimanche après « avoir insulté et lancé des propos diffamatoires contre » le Conseil suprême des forces armées (CSFA) « sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter », a précisé cette source. La militante avait ensuite été libérée après avoir payé une caution.
« Les Etats-Unis pensent que tous les individus devraient pouvoir exercer leur liberté d’expression pacifiquement », a dit la porte-parole du département d’Etat avant de faire état d’informations selon lesquelles d’autres militants pourraient être cités à comparaître devant un tribunal militaire.
L’ONG Human Rights Watch a accusé mercredi l’armée égyptienne de mener une campagne destinée à réduire au silence les critiques, après sa décision de juger cette militante.
WASHINGTON, 17 août 2011 (AFP)
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