La police russe a procédé mardi à des perquisitions dans les locaux de plusieurs sociétés pharmaceutiques à Moscou, dont ceux du groupe suisse Novartis et de l’israélien Teva, a indiqué un porte-parole du comité d’enquête du ministère de l’Intérieur.
« Nous confirmons que des perquisitions sont menées dans plusieurs locaux d’entreprises pharmaceutiques », a indiqué ce porte-parole, cité par Interfax, qui n’a toutefois apporté aucune précision officielle sur les motifs de l’enquête.
Plusieurs sources policières citées par les agences russes ont indiqué que l’investigation visait des distributeurs de produits pharmaceutiques acquis auprès des sociétés russes Valenta et Akrikhine, de l’israélien Teva et du suisse Novartis.
« Les enquêteurs n’ont pas de griefs à l’encontre des sociétés pharmaceutiques, ils ont seulement pris les contrats conclus en 2008 avec une série de distributeurs », a affirmé un porte-parole d’Akrikhine à Ria-Novosti.
Un porte-parole de Novartis a de son côté indiqué à Ria Novosti que le groupe « collaborait activement avec les forces de l’ordre ».
Une source au sein des services de sécurité a indiqué à l’agence Interfax que les policiers avaient confisqué plusieurs documents lors des perquisitions.
« Plus de 150 contrats pour une somme totale dépassant 66 milliards de roubles (1,6 milliard d’euros) sont en train d’être vérifiés », a-t-elle déclaré
MOSCOU, 5 juil 2011 (AFP)
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