Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine, a fait lundi un accueil réservé à l’idée française d’une conférence sur la paix au Proche-Orient, évoquant la nécessité d’un important « travail préparatoire » et concluant que les Etats-Unis allaient « attendre et voir ».
« L’idée d’une réunion quelle qu’elle soit ou d’une conférence doit être associée à une volonté des parties de reprendre la négociation », a-t-elle observé lors d’un point de presse avec son homologue français Alain Juppé.
« Nous soutenons fermement un retour aux négociations, mais nous ne pensons pas qu’une conférence sur le retour aux négociations serait productive », a-t-elle développé: « Il faut un retour aux négociations qui demandera beaucoup de persuasion et de travail préparatoire, de manière à organiser une rencontre productive entre Israéliens et Palestiniens ».
En conclusion pour la secrétaire d’Etat, « notre attitude actuelle est d’attendre et voir, parce que nous n’avons encore aucune assurance des parties » concernant leur volonté de reprendre le dialogue.
Commentant sa tournée dans la région ces derniers jours, ainsi que son entretien avec Mme Clinton, Alain Juppé s’est voulu optimiste.
« Je suis assez agréablement surpris », a-t-il dit, « parce que les Palestiniens ont réagi positivement, les Israéliens n’ont pas dit non, et la secrétaire d’Etat a dit +wait and see+ ».
La France a dévoilé le 2 juin un projet de conférence de paix israélo-palestinienne d’ici la fin juillet sur la base des paramètres énoncés par le président américain Barack Obama.
Hillary Clinton a réitéré par ailleurs les doutes américains sur la réconciliation entre le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas et le Hamas au pouvoir à Gaza.
Elle a exhorté le Hamas à reconnaître le droit d’Israël à exister et souligné qu’à défaut, « l’objectif général » d’une négociation entre Israël et les Palestiniens serait remis en cause.
Après Alain Juppé, la secrétaire d’Etat devait rencontrer successivement dans l’après-midi une délégation palestinienne comprenant le négociateur Saëb Erakat et le porte-parole de Mahmoud Abbas, puis le négociateur israélien Yitzhak Molcho.
WASHINGTON, 6 juin 2011 (AFP)
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