La commission locale de planification et de construction de la mairie de Jérusalem a retiré hier au dernier moment de son ordre du jour trois projets de construction dans des quartiers situés au-delà de la « ligne verte ». Selon le président de la commission, ces projets n’étaient pas « mûrs », mais des responsables politiques locaux estiment que cette décision est aussi le résultat de considérations politiques.
La commission aurait dû débattre hier de deux projets relatifs au quartier de Har Homa, l’un qui prévoit l’élargissement du quartier par la construction de neuf édifices publics et de cinquante logements, et l’autre qui prévoit la construction d’une nouvelle route d’accès au quartier en vue de la deuxième phase dans le cadre de laquelle seront construits plusieurs centaines de logements.
La commission aurait dû aussi débattre de l’élargissement du quartier d’Armon Hanatziv vers le sud grâce à la construction de cent cinquante logements. Mais au dernier moment, le président de la commission, l’adjoint au maire Kobi Kahlon, a fait savoir que ces projets ne seraient pas à l’ordre du jour. Aussi bien à droite qu’à gauche, on estime que cette décision découle, du moins en partie, de considérations politiques.
Ce ne serait en effet pas la première fois que les commissions d’urbanisme à Jérusalem s’abstiennent de débattre de projets qui pourraient être sensibles d’un point de vue politique et on estime que le bureau du Premier ministre surveille l’activité de ces commissions pour éviter le déclenchement de crises diplomatiques.
Nir Hasson – Haaretz
Sources AmbaFrance-il.org
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