LE CAIRE, 22 août 2010
La Ligue arabe s’est dite dimanche « extrêmement inquiète » de la position israélienne sur les bases des négociations de paix directes avec les Palestiniens, qui doivent reprendre le 2 septembre à Washington.
L’organisation panarabe basée au Caire exprime dans un communiqué « son extrême inquiétude quant à l’explication israélienne (sur les bases) sur lesquelles vont se faire ces négociations ».
Dès l’annonce vendredi par la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton d’une reprise du dialogue le 2 septembre, après 20 mois d’interruption, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’était félicité de l’invitation faite sans « conditions préalables ». Les Palestiniens demandaient notamment la prolongation du gel temporaire de la colonisation en Cisjordanie comme condition de reprise des négociations directes.
M. Netanyahu a réaffirmé dimanche qu’un accord de paix devait être fondé « sur des arrangements de sécurité » satisfaisants pour Israël, sur la reconnaissance par les Palestiniens d’Israël « comme l’Etat du peuple juif », et mettre un « point final au conflit ».
La Ligue arabe a exprimé sa crainte de voir le processus de paix « entrer une nouvelle fois dans le cercle vicieux des négociations qui ne réalisent pas l’objectif attendu ».
Le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU) a invité les deux parties à reprendre ces négociations directes dans le but de parvenir « à un accord, négocié entre les parties, qui mette fin à l’occupation qui a commencé en 1967 ». Cet accord doit également aboutir pour le Quartette « à la constitution d’un Etat palestinien indépendant, démocratique, viable et cohabitant dans la paix avec Israël et ses autres voisins ». Les Palestiniens ont accepté « une reprise des négociations directes avec Israël conformément au communiqué du Quartette ».
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