WASHINGTON, 10 août 2010
Le numéro deux du parti républicain à la Chambre américaine des représentants a appelé lundi à sanctionner l’armée libanaise à la suite de l’incident frontalier qui l’a opposée la semaine dernière à des militaires israéliens.
Dans un communiqué, le représentant Eric Cantor, défenseur des positions israéliennes, a appelé le Congrès à bloquer une aide de 100 millions de dollars destinée à l’armée libanaise tant qu’il n’aura pas été démontré que cette dernière ne collabore pas avec le Hezbollah.
« On ne peut plus faire semblant d’ignorer les provocations de l’armée libanaise contre Israël et les provocations du Hezbollah au Liban Sud », a déclaré M. Cantor.
« Le Liban ne doit pas jouer sur les deux tableaux. S’il veut s’aligner sur le Hezbollah contre les forces de la démocratie, de la stabilité et de la modération, il y aura des conséquences », a averti le député. Selon lui, les Etats-Unis ont fourni depuis 2006 et la guerre entre Israël et le mouvement chiite une aide militaire d’environ 720 millions de dollars afin de bâtir une armée qui fasse le poids face au Hezbollah.
Mais la frontière entre l’armée libanaise et le « parti de Dieu » s’est estompée ces dernières années, a accusé l’élu républicain. Israël a mis en garde jeudi contre l’influence croissance du parti chiite sur l’armée libanaise par la voix du vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon, deux jours après l’accrochage meurtrier qui a coûté la vie à trois Libanais -deux soldats et un journaliste- et à un officier israélien, dans un secteur frontalier où l’armée israélienne voulait déraciner un arbre.
Selon des informations relayées par les médias israéliens, un officier libanais radical aurait agi de son propre chef et serait à l’origine des tirs. Cette affirmation a été qualifiée de « mensonge » par le porte-parole de l’armée libanaise.
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