Le drone israélien Hermes 450 abattu le 23 août au-dessus du site d’enrichissement d’uranium du centre de l’Iran, à Natanz, a décollé de la base aérienne de Nakhchivan, en Azerbaïdjan, selon des sources militaires et des renseignements pris en Iran.

Les tests réalisés par les experts de l’aviation iranienne et le personnel des renseignements indiquent que les Commandants du Corps des Gardiens de la Révolution iranienne qui ont, à l’origine, attribué ce départ de vol à l’Arabie Saoudite, ont parlé trop vite.

Le canton azerbaïdjanais de Nachchivan, à la frontière de l’Iran, de l’Arménie et de la Turquie, héberge une petite base aérienne militaire. Il y a trois ans, un autre Hermes 450 l’a utilisée comme tremplin vers l’Arménie, où la défense anti-aérienne arménienne l’avait aussi abattu.

Dans son annonce du lundi 25 août, le Commandant des forces aériennes des Gardiens de la Révolution, le Général Amir Ali Hajizadeh, a déclaré qu’il n’avait pas pris son envol depuis Israël, mais il n’avait pas encore spécifié sa provenance. Il a aussi été à court d’arguments en attribuant ce drone à Israël, annonçant simplement que l’avion sans pilote était un Hermes 450 fabriqué en Israël et ayant une portée opérationnelle de 800 kms. La chaîne de télévision iranienne en arabe, Al Alam, a dévoilé des parties de ce drone dans l’air, mais elle n’a montré aucune marque d’identification israélienne.

S’armant du fait qu’Israël est situé à une distance à vol d’oiseau de 1100 kilomètres de l’Iran, de nombreux analystes militaires israéliens ont fait de gros efforts, de façon trompeuse, pour prétendre que les images proposées par les Gardiens de la Révolution ne correspondaient pas à un Hermes 450 ou aà tout autre aéroplane en service en Israël. Du fait de sa couverture grâce à des satellites de surveillance d’une vaste amplitude, ont argué ces analystes, Israël n’aurait pas besoin de se risquer à envoyer un drone doté de systèmes de recueil de renseignement dans l’espace aérien iranien.

Ces assertions ne tiennent tout simplement pas la route.

Les sources militaires de Debkafile révèlent que l’Hermès 450 dispose à bord d’une série de cameras vidéo capables de prendre des images en couleur de très haute résolution. Les engins d’imagerie thermique permettent aux caméras d’opérer dans des conditions de faible visibilité et presque par tous les temps.

Sans spécifier qui a bien pu déployer ce drone, le Ministre de la Défense iranien Hossein Deghan a annoncé que son pays répliquerait en envoyant des armes aux Palestiniens de Judée-Samarie. Il n’a pas donné le détail de ces transferts d’armes qui seraient menés, ni à quels groupes ils étaient destinés.

Selon nos sources, cette vague réponse souligne la frustration de Téhéran, du fait de son impuissance à faire face aux vols réguliers de drones, presque chaque semaine, depuis Nakhchivan, au-dessus de ses installations nucléaires. Les drones mesurent les taux de radioactivité, des données pour le calcul exact des progrès du programme d’enrichissement d’uranium.

L’Iran a tenté, depuis deux ans, d’abattre ces drones – sans succès, l’incident de cette semaine apportant une exception notable. L’Iran a tenté, de façon répétée, de prendre le contrôle électronique de ces avions sans pilote intrusifs et de les faire atterrir intacts, de la même façon qu’ils ont faut atterrir un RQ-170 américain complet, en décembre 2011. Mais, jusqu’à présent, ils n’ont pas réussi à prendre possession d’un drone israélien en état de marche.

Dimanche dernier, les Iraniens ont abattu cet Hermès au moyen d’un tir de missile anti-aérien en embuscade, apportant à Téhéran l’opportunité d’afficher sa vantardise. Mais cet engin sans pilote n’était pas un aéroplane furtif, comme les Iraniens se sont empressés de le proclamer et tout cet orgueil déployé n’est destiné qu’à masquer son long palmarès d’échecs. En effet, ce drone se trouvait déjà à plus de 300 kms à l’intérieur de l’espace aérien, depuis Nakhchivan, avant d’être détecté.

Mais ce n’est pas tout. Ce jeudi 28 août, un la télévision libanaise appartenant au Hezbollah Al-Mayadeen prétendait qu’un autre drone israélien se serait écrasé en Irak mercredi près de l’aéroport de Baghdad.

La télévision affirme par ailleurs que l’ambassade américaine en Irak aurait immédiatement envoyé des hommes sur place afin de ramasser les débris de l’appareil.

Les forces de police irakiennes ont déclaré ne pas savoir pourquoi le drone s’est écrasé et aucune source officielle n’a confirmé l’incident…

DEBKAfile Reportage exclusif 27 août 2014, 11:47 AM (IDT)

debka.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski.

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oxomars

Nous pourrions penser que des gens sains d’esprit émettent une réserve devant des annonces aussi spectaculaires. Et bien non, des journalistes de médias en vue, n’hésitent pas à relater très sérieusement ce type d’information et au passage en rajouter dans la fiction plus ou moins appuyée.

Bien entendu, les blogs gauchistes prennent le relais histoire pour enfoncer le clou. Ouvrir les portes ouvertes, c’est leur spécialité 😉