Le partenariat qui a émergé dans cette guerre entre Israël, l’Egypte et l’Arabie saoudite est une conséquence directe de l’abandon par Obama des alliés traditionnels des USA.

La guerre du Hamas contre Israël n’est pas un évènement isolé. Elle survient dans le contexte de vastes changements qui bouleversent de vieux modèles de comportement et d’interprétations stratégiques alors que des acteurs de la région commencent à réévaluer les menaces auxquelles ils font face.

Le Hamas était autrefois financé par l’Arabie saoudite et encouragé par l’Egypte. Désormais, les régimes de ces pays le considèrent comme faisant partie d’un plus grand axe de jihad sunnite menaçant non seulement Israël, mais eux aussi.

Les « Frères Musulmans » en Egypte, et leurs Etats parrains : le Qatar et la Turquie, sont les membres clés de cette structure d’alliance. Sans leur soutien, le Hamas se serait effondré avec le régime des « Frères Musulmans » en Egypte l’été dernier. Il se trouve que tous considèrent la guerre du Hamas contre Israël comme un moyen de remettre au pouvoir les « Frères Musulmans » dans ce pays.

Pour parvenir à une victoire du Hamas, la Turquie, le Qatar et les “Frères Musulmans” utilisent le soutien de l’Occident au Hamas contre Israël. Si les USA et l’UE sont capables de contraindre l’Egypte et Israël à ouvrir leurs frontières avec Gaza, alors les puissances occidentales offriront à l’axe jihadiste une victoire stratégique .

Les implications d’une telle victoire seraient horribles.

Idéologiquement, le Hamas ne peut être en rien être distingué de « l’Etat Islamique ». Comme celui-ci, le Hamas a développé le massacre de masse et la terreur psychologique comme outils primaires de sa doctrine militaire. Si les USA et l’UE obligent Israël et l’Egypte à ouvrir les frontières de Gaza, ils permettront au Hamas de parvenir à une stabilité politique et stratégique à Gaza. En conséquence, le Gaza d’après cette guerre-là deviendra vite une version locale de l’Etat Islamique contrôlé à Mossoul .

Dans le premier exemple, un tel développement rendra la vie dans le Sud d’Israël trop périlleuse à supporter. L’Ouest du Negev, et peut-être Beersheva, Ashkelon et Ashdod deviendront inhabitables.

Puis il y a la Judée et la Samarie. Si, comme l’exigent les USA, Israël permet à Gaza de se connecter avec la Judée et la Samarie, le Hamas dominera ces zones dans un bref délai. Militairement, le transfert de quelques milliers de grenades propulsées par des roquettes que le Hamas détient à Gaza mettra en péril les forces militaires et les civils aussi.

Les véhicules blindés de Tsahal et les bus civils blindés seront mis en miettes.

Bien qu’opérant depuis Gaza, le Hamas avait besoin du gouvernement Obama et de l’administration de l’aviation fédérale pour conduire à la fermeture de l’aéroport Ben Gourion ; depuis la Judée et la Samarie, tout ce dont le Hamas aurait besoin serait un duo de mortiers transportable à la main.

Le Jordanie sera aussi directement menacée.

Du point de vue de l’Egypte, une victoire du Hamas dans sa guerre contre Israël qui reliera Gaza au Sinaï renforcera les « Frères Musulmans », son « Etat islamique » et ses autres alliés. Un tel développement représente une menace majeure contre le régime.

Et cela nous amène à l’Etat islamique lui-même. Il n’aurait pas pu grandir jusqu’à ses proportions monstrueuses actuelles sans le soutien du Qatar et de la Turquie .

« L’Etat islamique » est, bien entendu, intéressé par l’extension de ses conquêtes. Comme il se considère comme un Etat, sa prochaine décision doit être de lui permettre de s’emparer d’une économie nationale. La descente sur la banque centrale de Mossoul ne suffira pas à financer ses opérations très longtemps.

A ce stade, « l’Etat islamique » souhaite éviter une confrontation en règle avec l’Iran : aussi s’avancer dans le Sud de l’Irak n’est sûrement pas une perspective. Les forces des USA au Koweït, et la force et l’unité d’objectifs de l’armée jordanienne, tient probablement les deux royaumes à distance du bloc tranchant de « l’Etat islamique » actuellement.

Cela fait de l’Arabie saoudite, ou une partie de celle-ci, la prochaine cible de l’expansion de « l’Etat islamique ».

Les opérations actuelles de « l’Etat islamique » au Liban, qui menacent le régime soutenu par l’Arabie saoudite là-bas, montrent que le Liban est aussi pour le moins en grave danger.

Et puis il y a l’Iran, qui n’est pas un membre de l’axe jihadiste sunnite. Mais quand on en vient à Israël et aux régimes non jihadistes, il a collaboré avec eux.

L’Iran a financé, entraîné et armé le Hamas pendant la dernière décennie. Il considère la guerre du Hamas contre Israël du même oeil que celle de son substitut le Hezbollah contre Israël il y a huit ans.

Aussi bien en Irak et en Syrie, l’Iran et « l’Etat islamique » ont montré peu d’intérêt pour faire de l’autre leur cible principale. La Turquie et le Qatar ont souvent servi de soutien à l’Iran dans le monde sunnite.

Voilà le contexte dans lequel Israël mène ses combats contre le Hamas. Et de ce fait, deux évènements stratégiquement reliés sont survenus depuis le début de la guerre.

Le premier est lié aux USA.

La décision du gouvernement Obama de prendre le parti des membres de l’axe jihadiste contre Israël en acceptant leur exigence d’ouvrir les frontières de Gaza avec Israël et l’Egypte a servi de dernier clou dans le cercueil de la crédibilité stratégique de l’Amérique parmi ses alliés régionaux traditionnels.

Tandis les USA se tenaient aux côtés du Hamas, ils ont aussi maintenu la poursuite d’un accord nucléaire avec l’Iran. La position des USA dans ces pourparlers est de mettre la mollahcratie en capacité de suivre le chemin de la Corée du Nord vers un arsenal nucléaire. Les Etats sunnites non jihadistes partagent la conviction d’Israël qu’ils ne peuvent pas survivre avec un Iran nucléaire.

Finalement, le refus du président Barack Obama jusqu’à ce jour de mettre en route une action offensive pour détruire « l’Etat islamique » en Irak et en Syrie démontre à l‘Arabie saoudite et aux autres Etats du Golfe qu’avec Obama, les USA permettront plutôt l’expansion de « l’Etat islamique » sur leur territoire et leur destruction, plutôt que le retour des forces militaires des USA en Irak.

En d’autres termes, la stratégie politique d’Obama en faveur du Hamas, de l’Iran et de « l’Etat islamique » associée à son refus à ce jour de prendre des mesures efficaces en Irak et en Syrie pour annihiler « l’Etat islamique », ont convaincu les alliés traditionnels des USA que pour les trente mois à venir terme de la présidence Obama »>Article original, ils ne peuvent pas écarter la possibilité que les USA ne prennent des décisions qui leur portent préjudice.

C’est dans ce contexte de glissement d’alliances des USA sous Obama que les régimes sunnites non jihadistes ont commencé à réévaluer leurs liens avec Israël. Jusqu’à la présidence d’Obama, les Saoudiens et les Egyptiens se sentaient en sûreté dans leur alliance avec les USA. Par conséquent, ils n’avaient jamais senti la nécessité ni même le désir d’envisager Israël comme partenaire stratégique.

Sous la protection stratégique des USA, les régimes sunnites traditionnels se payaient de luxe de maintenir leur soutien aux terroristes palestiniens et de rejeter la notion de coopération stratégique avec Israël, que ce soit contre l’Iran, al Qaïda ou tout autre ennemi commun.

Ainsi séquestré par les USA, Israël se convainquit que la seule manière de bénéficier d’un bénéfice partagé avec ses voisins, c’était d’abord de s’incliner devant l’obsession de longue date des USA de renforcer l’OLP. Cela a impliqué de restituer des territoires, la légitimité politique et de l’argent à un groupe terroriste toujours engagé dans la destruction d’Israël.

La guerre contre le Hamas a changé tout cela.

Le partenariat qui a émergé dans cette guerre entre Israël, l’Egypte et l’Arabie saoudite est une conséquence directe de l’abandon par Obama des alliés traditionnels des USA. En reconnaissant la menace que le Hamas, composante de l’alliance jihadiste sunnite, constitue pour leurs propres régimes, et en l’absence de soutien américain à Israël, l’Egypte et l’Arabie saoudite ont œuvré avec Israël pour vaincre le Hamas et garder scellées les frontières de Gaza.

La majorité des Israéliens doivent encore saisir la signification stratégique de cette alliance émergente. Cela est dû en grande partie à la domination du discours public par la Gauche.

La Gauche israélienne voit bien ce nouveau partenariat. Mais elle ne parvient pas à comprendre son fondement ou sa signification. Pour la Gauche, tous les développements mènent à la même conclusion : quoiqu’il arrive, Israël doit renforcer l’OLP en renforçant le président de l’Autorité Palestinienne et chef de l’OLP, Mahmoud Abbas.

Ne parvenant à identifier le fondement pour Israël du partenariat stratégique émergent, conduite par le ministre des finances Yair Lapid et la ministre de la justice Tzipi Livni, la Gauche se fait l’avocat de nos nouveaux liens avec l’Arabie saoudite et l’Egypte comme moyens de renforcer Abbas en organisant une conférence régionale de la paix.

Ce qu’ils ne parviennent pas à comprendre c’est qu’une telle décision détruirait le partenariat.

La coopération stratégique d’Israël avec l’Egypte et l’Arabie saoudite est liée à leurs intérêts partagés. Elle ne peut pas aller au-delà. Et ils n’ont aucun intérêt partagé pour l’OLP.

Menacé par l’axe du jihad, Aucun gouvernement musulman ne peut être vu publiquement avec des Israéliens. Demander à des dirigeants égyptiens et saoudiens d’être pris en photo avec des Israéliens est comme leur demander de signer leur propre arrêt de mort.

De plus, l’Etat final demandé Par Israël dans les négociations avec l’OLP – avec des frontières défendables et la reconnaissance de sa souveraineté sur Jerusalem – est quelque chose qu’aucun régime musulman ne peut accepter publiquement – en particulier maintenant.

Jusqu’à présent en partant de notre nouvelle relation de coopération, si la gouvernement suit l’avis de la Gauche et utilise nos liens débutants avec les Saoudiens et les Egyptiens pour renforcer l’OLP, cela soulignera et aggravera les intérêts divergents et détruira le partenariat .

De plus, le fait est que l’OLP ne peut jouer aucun rôle constructif pour aucune des parties en affaiblissant nos ennemis communs. Comme il l’a fait dans la décennie passée, pendant la guerre actuelle, Abbas a démontré qu’il est totalement inutile dans la lutte contre les forces du jihad – aussi bien dans sa variété sunnite que shiite.

Au moins, pendant la durée de la présidence d’Obama, les intérêts que l’Egypte, l’Arabie saoudite et Israël partagent pour empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires et vaincre les « Frères Musulmans » et l’Etat Islamique en tant que menaces militaires et politiques ne peuvent progresser que grâce à une action conjointe.

Le gouvernement Obama aurait obligé Israël à s’incliner devant les exigences du Hamas, si les Egyptiens et les Saoudiens ne s’étaient pas opposés à une victoire du Hamas.

Sans l’action militaire d’Israël, l’Iran deviendra une puissance nucléaire. A la lumière du soutien des USA au programme nucléaire de l’Iran, une telle opération israélienne est en effet impossible sans un soutien régional.

De même pour « l’Etat Islamique », dès maintenant, les USA sont intéressés à coopérer avec l’Iran pour combattre la force barbare.

En échange de la coopération iranienne, les USA pourraient céder Bassorah et le « Shott al-Arab » à l’Iran.

Une coopération effective entre Israël, les Kurdes et les Sunnites pourrait s’opposer, et peut-être vaincre « l’Etat Islamique » tout en réduisant les chances de l’Iran de s’assurer une voie navigable vitale stratégiquement.

Puisque le partenariat émergent entre Israël, l’Egypte et l’Arabie saoudite est un résultat direct de la destruction de la crédibilité stratégique des USA par le gouvernement Obama, il est bien clair qu’en le menant bien, il peut durer jusqu’en janvier 2017 terme de sa présidence »>Article original. Jusque là, selon toute probabilité, les USA ne voudront pas et ne pourront pas rebâtir leur réputation.

Et jusque là, les parties ne trouveront probablement pas de moyens alternatifs pour assurer leurs intérêts, plus efficaces qu’une action conjointe.

Suivant les risques et les capacités complémentaires des diverses parties, la tâche prioritaire d’Israël aujourd’hui doit être d’œuvrer tranquillement et avec diligence avec les Saoudiens et les Egyptiens pour élargir leurs réalisations conjointes à Gaza.

L’alliance Israélo-Egypto-Saoudienne permet d’assurer que tous les membres survivent pendant l’ère Obama. Et si cela perdure avec leur prochain gouvernement, les membres seront sur une base de sécurité mieux assurée avec les USA, que le nouveau gouvernement décide ou non de reconstruire sa structure d’alliance au Moyen-Orient.

Par CAROLINE B. GLICK

Jerusalem Post 21/08/2014

jpost.com Article original

Adaptation française de Sentinelle 5774 ©

Caroline Glick est l’auteur de :

The Israeli Solution: A One-State Plan for Peace in the Middle East.

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

10 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire
MarcBRZ

Tous vos arguments ne sont que des courbettes pro-russes : sur le dossier ukrainien les choses sont beaucoup plus nuancées, avec énormément de Juifs Ukrainiens impliqués dans des directions de province ou au sein du gouvernement de transition, que vous insultez systématiquement, de façon identique à des gazettes antisémites pro-iraniennes qu’on peut lire sur le net.

Sinon comment expliquer que tous les Juifs d’Ukraine n’aient pas fait l’Aliya dans les tous premiers mois?

Il y a au moins autant de néonazis côté Criméen qu’il subsiste des relents de ce types de mouvements qui ont surfé sur le sentiment nationaliste local, d’un côté comme de l’autre.

La Russie ne peut être qu’un état client ou fournisseur et il n’est pas question de favoriser un nouveau parrainage poutinien dans la région en lieu et place d’un retrait, peut-être souhaitable, à moyen terme, de l’Amérique au Moyen-Orient. Et d’abord, parce qu’il favorise des rapprochements : Egypte, Arabie Saoudite.

C’est principalement ce jeu dangereux pour la souveraineté des Etats, de substitution, entre votre soumission aveugle aux visées de l’ancien agent du FSB et le piteux bilan du mandat Obama, qu’il faut éviter.

Vous oubliez, principalement, qu’on est à deux doigts (ou deux ans) de nouvelles frictions potentielles entre Israël et la Russie, qui se jouent autour des enjeux de gaz et pétrole, à au moins deux ou plusieurs niveaux : d’abord les exportations de ’l’allié azerbaïdjanais en Asie Centrale, qui contournent tout le circuit de distribution Gazprom, qui représente le principal pactole de Poutine. Poutine sans le gaz et sans la maîtrise des flux un peu partout, se démonétise sérieusement. Il va devoir trouver des alternatives à la concurrence ou recommencer le coup ukrainien en Azerbaïdjan… Allié d’Israël et occupation dont vous seriez directement complice. Comme vous l’êtes contre l’Ukraine dont vous ne maîtrisez rien du dossier un peu plus compliqué que vos effets de propagande sans vergogne.

Ensuite, le démarrage sérieux de l’approvisionnement et des exportations israéliennes vers l’Asie et l’Europe du Sud-Est (Hongrie, à terme indépendance relative de l’Europe vis-à-vis du gaz russe…etc.)

Il y a donc des raisons objectives pour lesquelles Israël n’a pas d’intérêt à monter au créneau sur des sujets non-régionaux comme l’Ukraine.

A terme, de la même façon, on le voit avec la crise ukrainienne : Kiev est dépendante à 80%, mais pourrait trouver des alternatives. Et ainsi de suite. Hongrie, etc. C’est là où Poutine semble ne pas avoir d’autre choix que le coup de force militaire. Même s’il envahissait l’Ukraine, on risque un conflit majeur en Pologne, Pays Baltes et ailleurs… Donc ses ambitions seront sûrement limitées… Mais tant qu’il se comporte en chien enragé, on est obligé de trouver des antidotes.

Donc il est entièrement mensonger et propagandiste d’imaginer que tous les intérêts israélo-russes sont convergents et anti-occidentaux. Uniquement parce que cela vous arrange.

A terme, il vous faudra faire un choix : vous êtes pro-Israélien ou pro-Russe ? Car le grands romans d’amour éternel ne durent pas entre les Etats. Votre propos est cousu de fil blanc et à l’eau de russe.

Lieberman est utile dans un amortissement des chocs frontaux, je dirais de la même façon que Barak ou Livni sont utiles dans l’arrondissement des angles avec les Etats-Unis. Mais il ne faut pas tromper d’allégeance.

Il ne s’agit pas de déclarer la guerre à la Russie ou à l’Occident, comme vous le faites, mais de peser les pour et contre dans des alliances toujours provisoires pour assurer sa souveraineté.

Contre la géopolitique régionale, vous ne pouvez rien et surtout pas raconter des histoires de Catherine II à dormir debout. Vous n’êtes pas armé en matière de combats indépendantistes ou nationalistes à l’égard des Tzars

MarcBRZ

Tous vos arguments ne sont que des courbettes pro-russes et sur le dossier ukrainien les choses sont beaucoup plus nuancées, avec énormément de Juifs Ukrainiens impliqués dans des directions de province ou au sein du gouvernement de transition, que vous insultez systématiquement, de façon identique à des gazettes antisémites pro-iraniennes qu’on peut lire sur le net.

Il y a au moins autant de néonazis côté Criméen qu’il subsiste des relents de ce types de mouvements qui ont surfé sur le sentiment nationaliste local, d’un côté comme de l’autre.

La Russie ne peut être qu’un état client ou fournisseur et il n’est pas question de favoriser un nouveau parrainage poutinien dans la région en lieu et place d’un retrait, peut-être souhaitable, à moyen terme de l’Amérique au Moyen-Orient.

C’est principalement ce jeu dangereux pour la souveraineté des Etats, de substitution, entre votre soumission aveugle aux visées de l’ancien agent du FSB et le piteux bilan du mandat Obama, qu’il faut éviter.

Vous oubliez, principalement, qu’on est à deux doigts (ou deux ans) de nouvelles frictions potentielles entre Israël et la Russie, qui se joue autour des enjeux de gaz et pétrole, à au moins deux ou plusieurs niveaux : d’abord les exportations de ‘l’allié azerbaïdjanais en Asie Centrale, qui contourne tout le circuit de distribution Gazprom, qui représente le principal pactole de Poutine. Ensuite, le démarrage sérieux de l’approvisionnement et des exportations israéliennes vers l’Asie et l’Europe du Sud-Est (Hongrie, etc.)

A terme, de la même façon, on le voit avec la crise ukrainienne : Kiev est dépendante, mais pourrait trouver des alternatives. Et ainsi de suite.

Donc il est entièrement mensonger et propagandiste d’imaginer que tous les intérêts israélo-russes sont convergents et anti-occidentaux.

A terme, il vous faudra faire un choix : vous êtes pro-Israélien ou pro-Russe? Car le grands romans d’amour éternel ne durent pas entre les Etats. Votre propos est cousu de fil blanc et à l’eau de russe.

Lieberman est utile dans un amortissement des chocs frontaux, je dirais de la même façon que Barak ou Livni sont utiles dans l’arrondissement des angles avec les Etats-Unis. Mais il ne faut pas tromper d’allégeance.

Il ne s’agit pas de déclarer la guerre à la Russie ou à l’Occident, comme vous le faites, mais de peser les pour et contre des alliances toujours provsioires pour assurer sa souveraineté.

Contre la géopolitique régionale, vous ne pouvez rien et surtout pas raconter des histoires de Catherine II à dormir debout. Vous n’êtes pas armé en matière de combats indépendantistes ou nationalistes à l’égard des Tzars

gabriel67

{{Sans doute Avigdor Liberman est-il un juif de cour à vos yeux}}? Si vous avez des arguments contre ce que j’ai écrit, faites le savoir et gardez vos insultes, ils sentent trop la russophobie maladive.

MarcBRZ

Mais oui, Poutine va être couronné empereur d’Orient.

Poutine est un fournisseur et un client c’est tout. Que toutes ces soi-disant « Grandes » puissances sachent bien rester à leur véritable place : hors du Moyen-Orient et le monde s’en portera mieux.

L’idolâtrie poutinienne à Moscou!

Glick, conservatrice et républicaine ne va certainement pas tresser des couronnes et dresser des ponts à votre Tzar.

Fatiguants, ces Juifs de Cour.

gabriel67

Vous avez parfaitement vu la situation, car il y a un {point important} que Caroline Glick a omis, ce qui d’ailleurs n’enlève rien de sa remarquable analyse que j’approuve en tout. Ce point fondamental, c’est que le {{grand allié de l’Egypte à présent, c’est la Russie}}. Non seulement elle fournit à l’armée égyptienne toute la technologie militaire, la logistique et l’instruction (ce que faisait les USA avant que{{ Al-Sissi}} ne coffre tous les copains des USA, à savoir les « frères musulmans », les meilleurs {{nazislamistes après l’EI}}) mais aussi dans le domaine commerciale et culturel:l’Egypte va remplacer un grand nombre de fournisseurs agricoles européens sur le marché russe. Il y a un certain temps j’avais lu un rapport intéressant sur {{Jforum}}, où on expliquait que l’Arabie Saoudite financerait l’achat d’armement de l’Egypte auprès de la Russie. En ce qui concerne l’Iran, je me contenterais de signaler un fait, à savoir que la gestion des centrales nucléaires est {sous contrôle russe} et tant que cela durera, Poutine, comme il l’a promis à la conférence des rabbins d’Israël à {{Simféropol}}, ne permettra jamais que le monstre nazi se relève et menace Israël. Les relations entre Israël et la Russie sont au mieux: sur le plan économique, – là encore Israël va gagner des marchés perdus par cette damnée UE-, la technologie de pointe. {Car en Russie, on a pas vu ni de manifestations antisémites comme en Europe, ni parlé de boycotte – au contraire, les produits israéliens se vendent dans toute les grandes surface de Russie, leurs stands sont partout et attirent les foules.}

Dernièrement, non seulement le Kremlin n’a jamais condamné Israël pour l’opération « barrière défensive », mais le président lui-même a affirmé devant la presse russe, qu{« Israël avait entièrement le droit de se} {défendre} ».Réciproquement,dans le concert USA-UE de mensonges et de nouvelles biaisées concernant l’Est ukrainien, on a trouvé aucune condamnation venant d’Israël, qui d’ailleurs se refuse à toute sanction contre la Russie. Sans doute, la désinformation européenne n’a -t-elle pas prise sur le renseignement israélien et comme les communautés juives de la région renseignent bien sur les atrocités commises par les néonazis ukrainiens, on comprend bien ici le combat des partisans (« rebelles ») contre le fascisme de Kiev.

saoud

je trouve que ilya rien a comprendre de c alliance je pense quon doit c mefier de toute c alliance surtout arabie saoudite sa joue trop de jeux et c pas un partennaire fiable et prendre c diable la sa serais la fin tot ou tard je pense que quand un etat nous agressse sa suffie les bla bla ils faut detruire c tout et on aurra la paix et si le qatar ou arabie le liban la jordanie la syrie c la meme sanction c de les detruire leure donner une reponse a un de c etat et notre liberter ont aurra

Armand Maruani

{ {{{Oui pour une évolution de nos rapports avec nos voisins , condition pour une paix définitive .}}

{{Profitons qu’Obama soit encore au pouvoir pour nous rapprocher d’avantage des russes . La Russie n’est pas un pays négligeable , loin s’en faut tout en poursuivant nos relations privilégiées avec les Etats Unis .}}

{{Dans toute analyse , seul l’intérêt d’Israël et du Peuple Juif doit prévaloir sur toute autre considération , nous ne sommes les larbins de personne .}}

martin54

israel cherche a s’allier avec untel et untel.tous des rozeaux cassés.

n’est-pas le seigneur l’eternel qui ramene les enfants d’ israel dans son pays comme il a dit.
comment israel ne le voit-il pas?
et s’il le voit,pourquoi chercher ailleur une solution
si l’eternel est le dieu d’israel,pourquoi ne pas lui demander la solution.
un pere donnera t’il un serpent a son enfant s’il lui demande du pain?
L4ETERNEL n EST IL PAS UN PERE POUR ISRAEL?
il dit ,si israel voulait se tourner vers moi en un instant je confondrais leur ennemis.
prenez l’exemple d’ezechias et d’autres qui devant de grande menace contre juda (et aujourd’hui la menace n’est pas moindre)s’humiliait devant le seigneur.qu’elle etait le resultat?
je ne sius pas là pour dnner des leçons loin de là.
mais vs connaissez ces choses depuis votre enfance elle vs ont ete enseignés
israel ne connait pas encore sa force de par l’eternel.sa vrai force se n’est pas tsahal(qoique necessaire en ce moment)c’est lui le seigneur de toue la terre.
pourquoi pas decreter un jeune nationnal et invoquer son nom.
qui sait si l’eternel ne repondra pas?, il l’a fait dans le passé pourquoi pas aujourd’hui? juda etait-t-il meilleur qu’aujourd’hui?
tous ceux des nations qui aime israel de l’amour que dieu leur a donné pour son peuple seraient dans la joie de s’unir a une telle initiative.
puisse les dirigeants d’israel avoir un coeur bien disposé pour entendre ce petit commentaire.
dieu le dieu d’abraham d’isaac et de jacob, vs bénisse tous pour votre travail d’infos.
shalom,,,,

Kreuzer

Analyse remarquablement intelligente et fine de Mme Caroline Glick.
Il me reste cependant une interrogation sur le rôle actuel de la Russie, dans la région.
Il y a exactement un an, j’apprenais sur votre site que la flotte russe quittait le port de Tartous (Syrie), pour rejoindre l’Egypte.
Qu’en est-il en 2014?
Dans votre livraison de ce jour, vous nous apprenez qu’Israël pourrait bien se fournir en armes, avions, etc… auprès des Russes, puisque Obama rechigne.
Il y aurait une logique, puisque, il y a un an encore, vous écriviez (article de David Illouz), qu’Israêl partait, pour un vol conjoint avec la Russie, dans une fusée vers d’autres cieux, sans qu’il soit donné de détails sur la mission. Là encore,l’on aimerait connaître la suite.
Enfin, dans le livre de J.F. REVEL : »Comment les démocraties finissent »,Ed. Pluriel, 1983, Page 428, je lis, à propos du LIBAN:
« Notre capitulation a donc été totale, et seul Israël peut encore , mais au prix de quel risque!, empêcher le Proche-Orient de passer tout entier sous la domination de l’Union soviétique. »

Peut-on remplacer , aujourd’hui, « l’Union soviétique » par l’islamisme conquérant ?
Au vrai, depuis l’accession au pouvoir , d’Obama, c’est le sentiment constant que j’ai eu ; il veut laisser Israël faire le sale travail, à commencer par ce qui concerne l’Iran.

oxomars

Fine analyse de la situation géopolitique. S’affranchir, dans une certaine mesure, de la tutelle des USA pour mieux s’entendre, avec toute la réserve qui s’impose, avec les Arabes de bonne volonté, pourquoi pas ?

Il n’en reste pas moins que le terne M. Abbas n’a pas une partition très intéressante à chanter dans cette chorale de voisins, risque de se vexer. A son crédit, point d’originalité sinon que ses ruades d’ânes bâtés à l’endroit d’Israël auprès de l’ONU.

Les Palestiniens trouveraient peut-être la paix et les Israéliens seraient enfin débarrassés de toutes menaces dans leur environnement urbain. Mais bon .. Il n’est pas interdit de rêver 🙂