Propos recueillis par Alexandre Sulzer

Le journaliste français Nicolas Hénin a été otage pendant sept mois avec le reporter James Foley. Après l’exécution de l’Américain, revendiquée par les djihadistes de l’Etat Islamique dans une vidéo, il témoigne pour L’Express.

Le journaliste français Nicolas Hénin a été otage en Syrie de juin 2013 à avril 2014. Il réagit à l’assassinat revendiqué par l’Etat Islamique de James Foley, un confrère américain qu’il a connu en captivité.

Avez-vous été détenu avec James Foley, le journaliste américain qu’un groupe islamiste dit, dans une vidéo, avoir décapité en Syrie?

Oui, nous avons été détenus, comme l’a dit Didier François, de l’automne 2013 à notre libération. Pendant sept mois, j’ai donc partagé la même pièce que James Foley. C’est un garçon d’une très grande bravoure, d’un grand courage qui n’a pas eu de chance. Il avait déjà été capturé par l’armée libyenne de Kadhafi. Il s’en amusait souvent en nous racontant qu’à la fin de sa captivité, l’officier qui le gardait, sentant la fin du régime approcher, le traitait aux petits oignons. Et on comparait à la situation dans laquelle on se trouvait à l’époque. Il est mort comme je l’ai connu: dans une grande dignité. Ce mec, c’est un homme. Ce n’est pas un mec qui va pleurnicher ou faire dans son froc. Il est resté droit, digne, jusqu’au bout. Quand je vois la réaction de sa mère, je reconnais son fils. Ils sont faits du même métal. N’importe qui d’autre aurait mis en scène sa douleur. Elle se contente de dire qu’elle est plus fière que jamais de ce qu’il a fait. Et elle pense aux autres otages. C’est le type de comportement de dignité absolue que je reconnais dans James.

Quelle a été votre réaction lorsque vous avez appris sa mort?

J’ai été évidemment effondré. Ça a été un grand choc. C’est une injustice noire. S’il y en a un qui ne méritait pas cela, c’était lui.

Avez-vous été surpris de cette issue fatale?

C’est quelque chose que je redoutais. Mais je me permettais d’espérer qu’ils trouveraient une monnaie d’échange. Du pognon – les familles réunissaient de l’argent – ou un échange de prisonniers. Il y a toujours l’espoir d’une solution.

Les bombardements de l’armée américaine sur les positions de l’Etat islamique expliquent-ils l’assassinat?

Les ravisseurs s’impatientaient. Ça se voyait déjà relativement lors de notre captivité commune. Les bombardements ont dû précipiter l’issue.

James Foley était-il davantage maltraité que les autres otages?

Oui. Il était vraiment plus maltraité. En fouillant dans son ordinateur, ils ont découvert que son frère travaillait dans l’US Air Force. A cause de cela et en tant qu’Américain, il a eu droit « à un traitement de faveur ». Il est devenu le souffre-douleur des geôliers. Il s’en prenait plein la gueule mais il restait impassible.

James Foley vous a-t-il dit ce qu’il aurait aimé faire une fois libéré?

Oui, il avait deux envies. Soit bosser au Committee to protect journalists (CPJ). Soit faire du dialogue interreligieux et contribuer au rétablissement de ponts entre les mondes chrétien et musulman. A ce titre, j’ai été révolté de la flambée d’islamophobie sur Twitter après la diffusion de la vidéo de son assassinat. Les mecs qui l’ont tué ont réussi leur coup: renforcer les populismes et les clichés réciproques. C’était contre cela que James voulait justement s’engager.

L’Express Article original

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@willyMe

Tout en déplorant (comme vous) cet assassinat je partage votre point de vue . L’essentiel a été dit dans votre post.

Ratfucker

Et ce sont les bobos keffiéh de l’Express qui écrivent cela! Il est vrai qu’en la matière, ce sont des experts, à commencer par Christophe Barbier et son caniche Eric Mettout.

WillyMe

C’est bien joli de vouloir s’engager contre les « clichés », malheureusement, il faut que les Occidentaux comprennent qu’un cliché est un pré-jugé qui ne se vérifie pas dans les faits…
Les faits doivent être traités comme tel et non pas comme des évenement manipulables au bon vouloir des intérêts partisans et du politiquement correcte.

C’est vraiment l’hôpital qui se fou de la charité, je déplore aussi la perte d’un être humain mais de là à dire qu’un journaliste se bat contre les clichés faut pas abuser !!!
Les journalistes ont largement contribué à créer le monde dans lequel nous vivons, ils ne sont pas les outils de la démocratie mais ne sont qu’une arme de plus à déployer en zone de conflit – Servir un intérêt autre que celui de la justice, c’est ajouter aux malheurs de ce monde, c’est faire parti du problème – Et non pas de la solution comme ce chère monsieur voudrait nous faire croire.

Je ne me fie pas aux « clichés », encore moins aux « préjugés » mais je me définis pourtant comme un islamophobe : C’est à dire une personne qui voit dans l’islam un danger.

La raison en est simple, ce ne sont pas les clichés qui m’ont menés là, ce ne sont pas les pré-jugés et encore moins le racisme qui se base sur la race et non l’idéologie (ce qu’est l’Islam): Mais c’est bel et bien l’étude d’un livre dans sa version originale, la découverte d’appels aux meurtres et à la haine (plus horrible et violent les uns que les autres), d’un mépris pour la vie, d’une volonté vicieuse de domination raciale et idéologique, d’une malhonnêteté flagrante et d’une violence qui n’a rien à faire dans un livre de prière.

Ce n’est pas là un jugement mais un constat !!
Un autre constat: plus de 70% des masses Musulmanes n’ont pas d’éducation, plus de 50% ne savent même pas lire etc….

Ce n’est pas être raciste de dire que cette nation fait preuve d’un retard intellectuel patent !!

Vous voulez rapprocher les peuples ?? Commencez par les instruire avant de vous plier à des exigences qu’ils ne formulent que sur la base de leur fière ignorance, une ignorance qu’ils ont l’indécence de revendiquer comme une forme d’intelligence supérieure (Islam oblige)…

Vous êtes journaliste, vous voulez rendre un service au monde: Commencez par rapporter la vérité telle qu’elle est et non pas telle que vous pensez qu’on veut l’entendre.