JERUSALEM, 16 juillet 2010 (AFP)
Le Fatah, parti du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, s’est prononcé jeudi contre la tenue de négociations directes de paix avec Israël en raison de l’absence de progrès dans les discussions indirectes.
Les discussions indirectes en cours entre Israël et les Palestiniens sous l’égide des Etats-Unis n’ont abouti à « aucun progrès » en raison de « la défiance et du manque de crédibilité » des Israéliens, ce qui empêche le passage à des négociations directes, a estimé le Fatah dans un communiqué.
Cette déclaration survient au moment où l’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, reprend ses navettes de négociations indirectes entre Israéliens et Palestiniens. Il s’entretiendra vendredi avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et samedi avec le président Abbas.
Les Etats-Unis ont réclamé l’ouverture de négociations directes « dès que possible » entre les deux parties. Le président américain Barack Obama a dit le 8 juillet espérer qu’elles reprendraient avant le 26 septembre, la date de la fin du moratoire partiel de la construction dans les colonies juives de Cisjordanie.
Les pourparlers directs ont été gelés depuis l’offensive meurtrière de l’Etat hébreu dans la bande de Gaza fin 2008. M. Abbas a affirmé à plusieurs reprises ne pas voir l’intérêt de négociations directes sans « réponses » ou « signaux » d’Israël sur les questions de la sécurité et des frontières, deux des principales pierres d’achoppement du processus de paix israélo-palestinien. Les Palestiniens demandent aussi que leur futur Etat soit basé sur les frontières d’avant la guerre israélo-arabe de juin 1967, avec comme capitale Jérusalem-Est, à majorité arabe et annexée par Israël.
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