Une solide tranchée Netanyahu-Sissi-Abbas face au Hamas et au Jihad Islamique, à la reprise des négociations.
Un bloc à trois fait front, dans les discussions en vue d’une trêve durable à Gaza, qui ont repris au Caire dimanche 17 août. Les sources des renseignements de Debkafile révèlent en exclusivité que le Président égyptien Abdel-Fattah El Sissi, le Premier Ministre Binyamin Netanyahu et le Président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas, se sont alignés en une phalange soudée contre l’alliance du Hamas islamiste et du Jihad islamique.

Les délégations égyptiennes et de l’Autorité Palestinienne ont imposé un ultimatum au Hamas, lorsque les négociations ont commencé pour une trêve durable, au Caire, dimanche 17 août.

Les renseignements proches de Debkafile révèlent que le Hamas a eu le choix entre l’option de déclarer une extension d’un mois de ces 5 jours de cessez-le-feu, qui s’achève lundi à minuit, sans quoi cette annonce serait faite à partir de Ramallah, lundi, au nom du gouvernement d’unité nationale palestinien.

C’est la première action conjointe prise par les bloc des trois, pour pousser le duo du Hamas et du Jihad Islamique contre un mur.

La composition de cette équipe, appuyée de l’extérieur par le roi saoudien Abdallah et le Président russe Vladimir Poutine, s’est donnée cinq objectifs :

1. Faire face au Hamas sur un front politico-sécuritaire solide qui est bien au-delà de sa capacité à l’affronter

2. Coincer le Hamas dans ses cordes, pour qu’il soit contraint d’accepter la proposition de cessez-le-feu sans modification et sans condition.

3. Contraindre le Hamas à désarmer, c’est-à-dire à démanteler ses roquettes et ses tunnels, et ainsi limer les crocs de sa branche armée, Ez-e-Din al Qassam.

4. Mettre l’administration Obama à distance respectable des accords de ce triple bloc avec les factions palestiniennes islamistes.

5. Limiter au maximum l’ingérence des Européens dans ces arrangements.

La rencontre des Ministres des Affaires étrangères de Grande-Bretagne, de France, d’Allemagne et des d’Italie a proposé de prendre en charge les terminaux frontaliers de Gaza et de travailler à empêcher les afflux d’armes illégales.

Samedi, le Caire, Jérusalem et Ramallah ont poliment informé Bruxelles qu’ils préféraient gérer cette situation par eux-mêmes et qu’une assistance diplomatique ou sécuritaire européenne n’était pas nécessaire.

La force tranquille de cette alliance tripartite, en vue de résoudre le conflit de Gaza, au moyen d’une cessation concrète et soutenue des hostilités, a choisi de laisser les médias internationaux et israéliens conjecturer. Pour maintenir l’affaire sous le sceau du secret, Netanyahu et le Ministre de la Défense Moshe Ya’alon ont choisi de maintenir aussi le reste de leur propre cabinet dans le flou, encourant ainsi les lourdes plaintes de leurs ministres.

La proposition que les trois partenaires ont formulée met le Hamas et le Jihad dans l’embarras. Le monde arabe les a abandonnés et leur unique source de financement est Téhéran, à un degré moindre Doha. Aussi leurs choix sont-ils extrêmement ténus : faire face à une escalade de la guerre qu’Israël mènera jusqu’à son écrasement, ou ravaler sa morgue et accepter la seule proposition posée sur la table, qui ne revient, ni plus ni moins qu’à son désarmement et à sa capitulation.

Leur isolement est complet. Les dirigeants égyptiens, israéliens et palestiniens sont parvenus à couper le Hamas de tout soutien de Washington, de la Turquie et du Qatar, tout en lui barrant la route vers Moscou, prête au moindre signalement, à déclencher l’offensive si jamais les fondamentalistes palestiniens font le mauvais choix au Caire.

Et pour encourager encore le Hamas à choisir la bonne voie, l’armée de l’air israélienne vole en permanence en faisant croiser ses avions au-dessus des bases et centres de commandement dans la Bande de Gaza

Mahmoud Abbas, qui semblait rester assis sur les bas-côtés de la résolution de ce conflit à Gaza, au cours de l’opération d’Israël à Gaza, a finalement décidé de combler ses différends avec Sissi et Netanyahu, le moment venu.

debka.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski.

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david c

En tout cas , il semblerait que notre Mahmoud Abbas devienne une vedette (faute de grive on mange des merles ..!) …un « des 3 piliers » comme dit cet article ! Je pense qu’il ne faut pas croire aux contes de fées ! cette girouette (pour rester poli )sait très bien jouer les grand père inoffensif …avec les occidentaux seulement !

yaakova

Pardon, mon commentaire est inapproprié car j’avais lu l’article trop rapidement. C’est bien que le hamas ne puissent plus être alimenté par Washington, turquie et qatar. Que Bibi prenne la meilleure décision pour Israël.

yaakova

Personne n’est vraiment fiable, ni Washington, ni la Turquie, ni le Qatar, ni Mahmoud Abbas : Que va faire Bibi ? Israël doit rester prudent ! Quel choix vraiment ? Peut-être aucun ? Faut-il souhaiter que le hamas continue d’attaquer pour qu’Israël puisse l’éradiquer complètement à Bande de Gaza et Judée-Samarie ? Et reprendre le total contröle ? D. Seul Sait. On ne peut que prier D. d’éclairer Bibi !

masca38

Cette ligne de conduite est fort judicieuse et il serait bon que les Européens de l’atlantique à l’Oural, ainsi que les Américains soutiennent massivement l’Etat d’Israël. Il n’y a qu’un peuple Palestinien et non deux. Afin de déclarer définitivement la Paix dans cette région et dans le monde entier, cessons d’imiter les autruches.

Kreuzer

On dirait que l’on revient à une solution qui avait été envisagée, il y a bien des années : trouver un arrangement entre les parties concernées directement par le conflit : Israël , arabes de la région, Egypte, Jordanie sans doute, en excluant les planches pourries de toute négociation, c.à.d. l’UE prostituée à l’islamisme, les USA d’Obama qui, fourvoyés dans une politique d’apaisement et de mauvais choix, diffèrent la paix dans la région.

David

Si ça se conclut dans ce schéma, c’est un coup de maître, effectivement.

david c

…Peut-être faut-il attendre encore un peu avant !

leia

Si c’est ainsi que la négociation avance, il faudra reconnaitre que Nathanyaou est un génie ! Ce qui ne m’étonne pas !
Les USA sont écartés ainsi que les Européens : excellente chose car ils roulent pour eux et pas pour Israël. Moscou, Ryad et Ramallah « in the pocket », c’est un coup de maître !
La guerre aura bien été menée avec l’écrasement total du Hamas !
La paix avec les palestiniens deviendrait possible.