Obama prouve, en pleine guerre, qu’il s’est rarement préoccupé de la sécurité d’Israël, mais qu’il tente de la réduire autant qu’il peut. Il est désespérément en quête de leviers politiques pour pouvoir l’entraver. Faut-il réellement s’en inquiéter, après 6 ans de mandature et à 2 mois des Mid-Terms?

L’argument des défenseurs de la ligne suivie par Obama, à l’encontre d’Israël tient en deux points :

1) l’incompatibilité est surtout personnelle entre lui et Netanyahu,

2) mais ce différend épidermique mis de côté, Obama, comme tous les présidents américains avant lui et même plus que ses prédécesseurs, est totalement dévoué à l’égard de la sécurité d’Israël .

C’est ce dernier paravent d’une politique résolument anti-israélienne, annoncée depuis sa première mandature, renforcée par une suite de pressions comme jamais aucun Président américain ne l’avait fait avant lui, qui vient de voler en éclat.

Pourquoi ? Parce que, de toute évidence, Obama n’était pas régulièrement consulté, auparavant, pour les affaires courantes de défense et de fourniture de munitions, sinon pour contresigner des projets de recherche et développement, votés par le Congrès et le Sénat , type « Dôme de Fer », « La Fronde de David », etc.

Mais, jusqu’à la veille, Obama n’avait pas besoin de mettre son nez dans la gestion courante des relations directes entre le Pentagone et le Ministère israélien de la Défense. Tout était harmonisé, huilé par des procédures bien rôdées avec les années.

Il vient d’inventer un nouveau levier politique et administratif visant à complexifier et censurer ces procédures usuelles. C’est d’autant plus gênant que cela se passe en temps de guerre, où l’allié compte sur son allié pour pouvoir poursuivre les opérations aussi bien défensives qu’offensives lui permettant d’affaiblir son ennemi, en l’occurrence : le Hamas.

On a de nombreux exemples de cet établissement de relations directes, entre les deux appareils sécuritaires et militaires, la Défense et le Pentagone :

Le 20 juillet, le Ministère de la Défense d’Israël a demandé à l’armée américaine de pouvoir utiliser une cargaison de munitions, dont des obus de mortier 120 mm et des obus éclairants de 40 mm, qui étaient déjà stockés dans un entrepôt prépositionné en Israël.

Cette requête a été approuvée par les canaux militaires, trois jours plus tard, mais n’a pas été rendue publique. Selon les termes de l’accord, les Israéliens ont utilisé un financement américain (prêt) pour payer 3 millions de $ un autre stock d’obus de tanks. Selon les responsables américains, aucune approbation ou signature du Président ni du Secrétariat d’Etat n’était nécessaire ni n’a été recherché.

Selon un officiel de la Défense américaine, la procédure et les normes de vérification ont correctement été suivis. La transparence légale est totale.

Or, Obama se comporte comme si un gang de pieds-nickelés israéliens étaient, de nuit, et à pas de loup, venus piller un stock dans le Kentucky… Comme si ces livraisons de temps de guerre n’étaient pas planifiées par des accords-cadres et scrupuleusement vérifiées depuis des décennies.

Cette mesure, consistant à bloquer une livraison américaine à Israël est extrêmement rare dans l’histoire des relations entre les deux pays :

Cette nouvelle scission entre Obama et Netanyahu ouvre un nouveau chapitre de ce roman, en ceci qu’il n’y a eu que deux fois auparavant que Washington a réfuté une demande au cours d’une campagne militaire d’Israël :

En 1956, le Premier Ministre David Ben-Gurion a fait équipe avec l’Angleterre et la France, lors d’une attaque sur le Canal de Suez égyptien, derrière le dos des Etats-Unis.

En 1981, Menahem Begin a osé défier Washington, en donnant l’ordre du bombardement réussi du réacteur nucléaire irakien d’Osirak, près de Bagdad.

Il s’agissait donc de situations de crise particulièrement graves, au regard de la campagne actuelle d’Israël à Gaza, qui n’est jamais qu’un remake de deux opérations précédentes : Plomb Durci et Nuée/Pilier de Défense.

De fait, en s’ingérant dans ces procédures courantes, Obama et Kerry remettent en cause tout un dispositif mis en place par leurs prédécesseurs, et qui sont le fondement de cette intensification des accords de coopération militaire, dont se sont longtemps vantés les membres de l’Administration Obama. Elle n’est pas de leur fait, mais le fruit d’une politique qui remontent aux politiques qui les précèdent.

Désormais, si c’est bien ce qui s’est passé, cette attitude hostilme démolit partiellement le dossier peu convaincant du soi-disant engagement d’Obama envers la sécurité d’Israël. Après tout, le fait qu’Obama n’était pas, auparavant, directement impliqué dans les opérations de livraison de munition ne signifie ni qu’il les approuvait ni qu’il s’y opposait. Il n’était pas concerné, un point c’est tout.

Mais, si on s’en tient à la révélation centrale de l’article du Wall Street Journal, on s’aperçoit qu’Obama a innové, en cherchant à mettre un frein à ces procédures. Cette attitude est totalement conforme avec ses déclarations de l’avant-veille, arguant que Netanyahu est « trop fort » et Abbas « trop faible » pour faire progresser un processus de paix. Il faut donc continuer de saper la popularité de Bibi auprès de sa population autant qu’en Amérique.

Les défenseurs d’Obama ont toujours contourné le problème en prétendant que l’hostilité diplomatique d’Obama envers Israël n’a pas de relation directe avec les questions fondamentales de sécurité. Cependant, à présent, nous savons que ce Président n’est pas pleinement engagé à garantir cette sécurité – et, puisque le processus général permettant à Israël de se procurer des munitions se passait, jusqu’à présent, l’autorisation formelle du Président, l’opinion publique découvre qu’en fait, il ne l’a jamais été.

Ce qui rend fou et quasi-hystérique Obama n’est pas tant la volonté de Netanyahu de pouvoir lui dire non, mais le fait avéré que le Congrès et la plupart des Américains puissent penser qu’il n’y a rien de mal à cela. Le Président peut bien être, comme l’a dit Aaron David Miller, quelqu’un qui ne « file pas le parfait amour avec les conceptions d’Israël », tout comme d’autres, parmi ses prédécesseurs ont pu l’être. Mais l’alliance dont il a hérité, de la part de George W. Bush et Bill Clinton est tellement forte et tellement profonde, au sein même des appareils politiques et militaires des Etats-Unis, qu’il n’y a pas tant que cela qu’il puisse faire pour s’y opposer résolument.

Même en essayant autant qu’il le peut, Obama ne parviendra à persuader aucun gouvernement israélien de mettre en danger la vie de ses citoyens, en répétant l’expérience de Gaza (retrait total) à l’échelle de la Judée-Samarie-Cisjordanie. Pas plus qu’il ne pourra les convaincre qu’il faut se retenir de frapper durement le Hamas et s’opposer à un type de négociations qui ne ferait, à terme, que le renforcer. Netanyahu dispose d’une nation relativement unifiée derrière lui et cette nation se méfie très justement d’Obama. Il peut aussi compter sur le soutien du consensus bipartisan au Congrès, qui ne voit aucune raison d’appuyer un canard boiteux de Président de plus en plus impopulaire et inefficace, contre le seul allié démocratique du pays au Moyen-Orient.

Cette administration peut encore porter préjudice et saper cette alliance et les propres intérêts de l’Amérique en perpétuant sa querelle personnelle avec le Premier Ministre Netanyahu et en l’exacerbant par son attitude conciliante envers l’Iran, au cours des négociations nucléaires.

Mais si Obama n’est pas parvenu à briser Bibi Netanyahu au cours de son premier mandat et de la moitié du second, ce n’est pas maintenant qu’il va y arriver.

Aussi difficile cela puisse être d’ignorer complètement les violentes critiques en provenance de Washington, les Israéliens peuvent tenir leur position à l’encontre du comportement de ce Président, en sachant pertinemment que la plupart des Américains les soutiennent et que le prochain occupant du Bureau Ovale, qu’il soit démocrate ou républicain, sera probablement bien plus enclin à respecter cette alliance très particulière qu’Obama méprise tant.

Par Marc Brzustowski.

Source : commentarymagazine.com Article original

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danigoz

les experts cherchent des explications vaseuses, c’est tout simple: ses études ont été faites dans des pays arabes, c’est un musulman honteux qui n’a pas le courage de dire sa vraie religion et cerise sur le gateau c’est un anti sémite congénital !!il n’ y a aucune incompatibilité il est arabe point!!

Roberto

OBAMA est tout simplement une crapule de la pire espèce, c’est un Islamiste qui louvoie depuis des années et qui nous fait croire qu’il protège Israél. Il n’en est rien, c’est un black Muslim au passé trouble qui protège les frères Musulmans et qui va par son laxisme et sa vue basse permettre au Iraniens d’avoir la bombe atomique. Bizarre qu’aux Etats-Unis personne ne demande son « empachement » comme cela a été fait pour certains de ses prédécesseurs. Lâcher un allier en pleine guerre en le privant de munitions et de pièces de rechanges, c’est honteux. Il n’a rien de commun avec Poutine, qui lui au moins a quelque chose dans son slip, ce qui manque cruellement à OBAMA. Finalement, nous les Juifs ne pouvons compter que sur nous mêmes. Ce genre de « lopes », c’est bon pour la poubelle. Les Juifs Américains ont été grugés, floués, trompés. Vivement la fin de son mandat. Il ne laissera pas aux Américains un souvenir impérissable.

michel boissonneault

* * mythe du souci pour israel * * lorsqu’il était un jeune étudiant a l’université , il a avouer avoir fumer
de la marijuana…. je croie qu’il a recommencer car il est le plus pire des présidents américain a aider
le moins possible israel … moi qui croyait que jimmy carter était nul avec israel mais obama bat tout
les records , il faut dire que c’est planifier

MarcBRZ

Il n’est pas « complètement étranger », il en définit les grandes lignes Politiques, en fonction des choix du Congrès et du Sénat, qui ont leur mot à dire sur ces options, ces grandes lignes de politique générale.

Par contre, non, il n’intervenait pas dans les commissions courantes ou les relations instaurées de longue date entre le Pentagone et le Ministère israélien de la défense, dans la gestion au jour le jour sur tel ou tel stock.

C’est ce que démontrent les responsables américains contactés à ces échelons.

Il crée un précédent en s’y opposant.

La démocratie américaine comporte, théoriquement et heureusement, des contre-pouvoirs à la gestion présidentielle solitaire, sans quoi il y aurait, sans doute longtemps, avec une telle politique générale, que les ponts seraient sérieusement ébranlés.

illan

N’OUBLIEZ PAS QUE SON PRENOM SET HUSSEIN !!!!!!! OBAMA EST UNE VRAI MERDE POUR ISRAEL

david c

Le «souci» d’Obama n’a bien évidemment JAMAIS été la sécurité d’Israël !
– il faut se souvenir des discours prononcés à Ankara , puis au Caire en 2009 : il avait insisté pour que des dirigeants des Frères Musulmans fassent partie des invités d’honneur. Il faut se souvenir du ton sur lequel il avait demandé à Ben Ali et à Moubarak de partir. Mais , il n’a pas du tout utilisé le même ton pour s’adresser à Ahmadinejad et Khamenei ou à Bachar Al Assad .
– Par contre , bien qu’islamiste convaincu , dans sa position , il doit louvoyer hypocritement pour donner le change à son pays , à son parti ! certains peuvent penser qu’il est idiot , qu’il est lâche…etc , c’est moindre mal ! en réalité il suit très exactement son programme qui est celui des frères musulmans !

jules26

chabbat chalom
ce black muslim d’Obama,n’a jamais aimé ISRAEL,il a toujours voulu mettre à genoux ISRAEL,dés le premier jour de son mandat,mais BIBI le sait,et il fait tout le contraire d’Obama.Courage BIBI

David

Ca parait tout de même extraordinaire que le Président US soit complètement étranger à la décision de livrer ou non des armes.