L’ancienne secrétaire d’État et probable candidate à la présidentielle américaine de 2016, Hillary Clinton, a fermement soutenu l’intervention d’Israël dans la bande de Gaza et estimé que le Hamas était le principal responsable du conflit actuel.
« Je pense qu’Israël a fait ce qu’il devait faire pour répondre aux attaques de roquettes », a-t-elle déclaré dans une interview au journal The Atlantic, parue dimanche sur son site internet.

« Israël a le droit de se défendre. Les manoeuvres du Hamas pour cacher des roquettes, des centres de commandement ou des entrées de tunnels dans des zones civiles rendent la réponse d’Israël compliquée », a encore dit l’ancienne Première dame.

Interrogée sur le fait de savoir si Israël avait pris assez de précautions pour éviter les morts de civils, Mme Clinton a estimé que Tsahal, « tout comme nous essayons de le faire, a tenté de faire le plus possible attention aux civils en visant ses cibles ».

« Nous ne connaissons pas une seule nation, peu importe ses valeurs (…) qui n’aient pas commis d’erreurs, mais au final la responsabilité de tout ça en incombe au Hamas », a-t-elle affirmé.

Ce soutien inconditionnel d’Hillary Clinton à Israël peut sembler surprenant si l’on se souvient des divergences assez marquées de l’ancienne secrétaire d’État avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.

« Il est impossible de savoir ce qui se passe à travers le brouillard de la guerre. Selon certains rapports, peut-être que ce n’était pas exactement une école de l’ONU qui était visée, mais juste l’annexe de l’école d’où ils tiraient des roquettes, a repris Mme Clinton, en référence à plusieurs établissements de l’ONU touchés par des bombardements.

Il n’y a aucun doute dans mon esprit que le Hamas a initié ce conflit », a-t-elle encore martelé.

Hillary Clinton a en outre pointé du doigt l’antisémitisme croissant, notamment en Europe.

« On ne peut jamais ignorer l’antisémitisme, spécialement quand on voit ce qui se passe en Europe aujourd’hui. Il y a infiniment plus de manifestations contre Israël qu’il n’y en a contre la Russie qui se saisit d’une partie de l’Ukraine et abat un avion de ligne », a-t-elle encore constaté.

Critiques de la politique d’Obama sur le conflit syrien

Hillary Clinton a reproché à Barack Obama, dont elle a été la diplomate en chef pendant quatre ans, d’avoir laissé en Syrie un vide « rempli par les djihadistes », faute d’avoir aidé militairement l’opposition anti-Assad.

« Le fait de ne pas aider à bâtir une armée crédible avec ceux qui ont été à l’origine des manifestations contre (le président Bachar ql) Assad –il y avait là des islamistes, des laïques et tout ce qui se trouvait entre les deux–, a créé un vide que les djihadistes ont aujourd’hui rempli », a déclaré Mme Clinton à l’hebdomadaire The Atlantic.

Cet entretien a été réalisé avant que le président américain n’annonce des frappes contre l’Etat islamique en Irak, mais n’a été publié que dimanche.
Elle a aussi reproché au président l’absence d’une véritable doctrine de politique internationale, en se référant à un slogan d’Obama: « Ne pas faire des choses idiotes ».
« Les grandes nations ont besoin de principes directeurs, et ‘ne pas faire des choses idiotes’ n’est pas un principe directeur », a-t-elle affirmé.

Selon plusieurs chroniqueurs politiques, il s’agit là de la critique publique la plus sévère de Mme Clinton à l’encontre de Barack Obama depuis qu’elle a quitté son poste en 2011 et alors qu’on lui prête généralement l’intention de se présenter à la primaire démocrate pour l’élection présidentielle de 2016.

« L’une des raisons pour lesquelles je m’inquiète de ce qui se passe au Moyen-Orient en ce moment, c’est cette capacité qu’ont les groupes de djihadiste d’essaimer, et cela pourrait affecter l’Europe et affecter les Etats-Unis » a déclaré Mme Clinton, dont les propos et les arguments semblent rejoindre ceux de certains influents élus républicains comme John McCain ou Lindsey Graham.

« Les groupes de djihadistes tiennent un territoire, mais ils n’en resteront jamais là. Leur but c’est de s’étendre. Leur raison d’être c’est leur opposition à l’Occident, aux croisés, à… Je vous laisse remplir les trous, nous rentrons tous dans une de leurs catégories », a-t-elle affirmé.
Elle a dit beaucoup réfléchir à l’endiguement (une doctrine américaine de la guerre froide pour contenir l’expansion de l’Union soviétique ndlr), à la dissuasion et à la défaite.

Au regard de la menace des extrémistes islamistes, Mme Clinton a laissé entendre que l’Amérique réussissait quand elle avait un plan général et un but clair, en citant l’exemple de la chute de l’Union soviétique et la défaite du communisme.

JForum – AFP Article original

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michel boissonneault

enfin elle prend ses distances de son président mais pour moi il est trop tard car le financement démocrate
aux palestiniens a servi a la réunification du fatah et du hamas + a financer la construction des tunnels
donc qu’elle vas se faire f_ _ _ _ _ et depuis sa mauvaise gestion de l’attentat a l’ambassade américaine en libye , Hillary a prouver son incompétence

david c

Eternel recommencement ! Bientôt les élections ! il faut faire un peu risette à la diaspora US qui ne demande qu’à tomber dans le panneau !