Le 9 Av tombe le 20 juillet 2010. Début du jeûne lundi 19 juillet à 21h45, et fin du jeûne mardi 20 juillet à 22h34. Période sans viande et vin du 13 juillet pour certains au 21, ou du 7 au soir jusqu’au 21 pour d’autres.
Le 9 Av, Tisha Beav (???? ???), ou jeûne du cinquième mois est, avec Yom Kippour, le seul jeûne à caractère obligatoire et durant 25 heures.
Cependant, contrairement à cette fête, il ne s’agit pas un jeûne d’expiation mais bel et bien de deuil, ce jour étant selon certains le jour le plus triste dans l’histoire juive »1.
Tisha BeAv tombe en été, le mois de Av correspondant dans le calendrier grégorien à une période entre la mi-juillet et la mi-août.Le jour le plus triste de l’année juive

L’origine de Tisha Beav
Selon une mishna énoncée dans le traité Taanit 4:6, énumérant cinq évènements ayant eu spécifiquement lieu le jour du 9 Av, et justifiant un jeûne chacune à elle seule. Ce sont:
1 – Le retour et la faute des explorateurs dépêchés par Moïse.(Nombres ch 13-14)
2 – La destruction du Premier Temple en l’an 3338 -586 av JC
3 – La destruction du Second Temple en l’an 3828 l’année 68 après JC
4 – La fin de la révolte de Bar Kokhba, qui s’acheva sur la destruction de la forteresse de Betar en l’an 135 apres JC
5 – La destruction de Jérusalem un an plus tard.
Poursuivant l’esprit de cette mishna, le midrash de la parashat Shla’h lekha (Nombres ch 13-14), qui relate l’épisode de la médisance des explorateurs, fait découler de cette seule calamité toutes les autres : lorsque les explorateurs revinrent de leur mission en Canaan avec leur rapport exagérément alarmiste, selon la Torah, c’était un 9 Av.
Les enfants d’Israël se mirent alors à se lamenter et à pleurer sur leur sort malheureux qui les avait conduit jusqu’ici, alors qu’ils étaient si bien en Égypte !
Dieu, courroucé par un tel comportement, jura alors que, puisqu’ils voulaient pleurer, Il donnerait à leur postérité de véritables raisons de se lamenter.
D’après la Torah, la génération d’Israélites, que Moïse avait conduits hors d’Égypte 16 mois plus tôt, fut condamnée à mourir dans le désert, et l’entrée en Terre d’Israël fut différée de 40 ans. Selon Abravanel, qui s’appuie sur la parashat Devarim, cette condamnation s’étendait à Moïse lui-même, raison pour laquelle il ne put pénétrer dans la Terre promise.
Dans le commentaire talmudique de cette mishna, on objecte que la destruction du Second Temple n’eut pas lieu le jour précis du 9 Av, mais qu’elle est thématiquement associée à ce jour de jeûne (selon ce commentaire, le feu qui consuma Jérusalem fut allumé ce jour, mais son œuvre se poursuivit jusqu’au jour suivant, et la destruction aurait donc techniquement eu lieu le 10 Av).
Par ailleurs, le Talmud ne donne pas non plus de preuve que la forteresse de Betar tomba le 9 Av, mais reconnaît qu’il existe une tradition affirmant que ce fut bien le cas.
Les destructions

Le 9 Av de l’an -586 EC, Nabuchodonosor II, 11 ans après avoir exilé le roi Joaiquin et les charpentiers, marche sur Jérusalem, détruit la ville et le Premier Temple, exilant le peuple, ou une grande partie de celui-ci en Babylonie. Le 9 Av, 656 ans plus tard, Titus détruit le Second Temple, brûle Jérusalem, et exile les Juifs du royaume de Judée. Le 9 Av est à ces titres considéré comme le début des deux exils.
D’autres jours de jeûne public furent décrétés, en relation avec la destruction de Jérusalem :
– le 10 Tevet, marquant le début du siège
– le 17 Tammouz, où la première brèche fut creusée dans le mur d’enceinte. Entre le 17 Tammouz et le 9 Av, 3 semaines s’écoulent.
Ces trois semaines, qui étaient une période joyeuse avant ces évènements, sont également commémorées. On a instauré comme coutume d’éviter les mariages et autres célébrations joyeuses; de voyager dans un unique but d’agrément; de se couper les cheveux et les ongles, ou tout autre geste à but d’agrément; de s’abstenir d’écouter de la musique instrumentale et de lui préférer des chansons « vocales »2; de ne pas consommer des « mets luxueux », comme la viande, le saumon,…
– le 3 Tishri, ou Jeûne de Guedaliah, commémorant l’assassinat de Guedaliah (cf. II Rois 25:25 et Jérémie 41:2).
Autres calamités du 9 Av
Le 9 Av fut par la suite associé à bon nombre de malheurs pour les Juifs :
– L’appel aux Croisades par le Pape Urbain II le 9 Av 4855 (1095 EC)
– La crémation (« autodafé ») du Talmud à Paris le 9 Av 5002 (1242 EC) bien que le Rav Yehiel ait remporté la disputation contre Nicolas Donin
– La signature d’un décret d’expulsion des Juifs d’Angleterre par le roi Édouard Ier d’Angleterre le 9 Av 5050 (1290 EC)
– Le décret de l’Alhambra, expulsant les Juifs d’Espagne, prit application le 9 Av 5252 (1492 EC)3
– La Première Guerre mondiale fut déclarée le surlendemain à Tisha Beav 5674, qui tomba donc le 1er août 1914
– Le bâtiment de l’AMIA (Asociación Mutua Israelita Argentina) de Buenos Aires fut la cible d’un attentat terroriste antisémite à la bombe, le 18 juillet 1994, tuant 84 personnes, en blessant 230 autres.
– La déportation des juifs vers le ghetto de Varsovie eu lieu le 9 Av
D’aucuns pensent qu’il s’agit là de folklore avant tout, et qu’on a tendance à dater toutes les catastrophes tombant en été au 9 Av.
Ceci n’est pas l’opinion la plus répandue. Néanmoins, il est exact que de nombreuses commémorations se tiennent le 9 Av lorsqu’on n’en connaît pas la date. Un exemple en est la destruction des communautés rhénanes lors des Croisades.
Observance
Tisha Be’Av est marqué par le deuil, et en tant que tel, le Shabbat a préséance sur lui. Si le 9 Av tombe un Shabbat, le jeune sera repoussé d’une journee; on étudiera tout de même des sujets en rapport avec le 9 Av.
Le 9 Av n’est pas un jour chômé, bien que le travail soit hautement déconseillé. Il est cependant préférable de ne travailler qu’à partir de la mi-journée (après ‘Hatsoth).

Les restrictions
Comme à Yom Kippour, on observe à Tisha BeAv un jeûne complet (alimentation et boissons interdites, sauf déshydratation, ou prise de médicaments obligatoirement hydrosolubles) de 25 heures, depuis le coucher du soleil jusqu’à l’apparition des étoiles le jour suivant.
Il ne s’agit pas ici d’expier mais de se lamenter. En outre, l’extrême pénurie d’aliments et boissons fut le lot de ceux qui virent la destruction des Temples (cf. les Lamentations de Jérémie, pour le Premier Temple).
* les baignades d’agrément.
– les ablutions sont réduites au minimum : on se rince le bout des doigts et non les mains;
– on peut se les rincer si elles sont sales, et au lever; on peut, tant que les doigts sont humides se frotter les yeux.
– on ne se rince pas la bouche jusqu’à la fin du jeûne.
– on peut se mouiller les mains en lavant la nourriture, l’intention, n’étant pas de se laver les mains.
– on peut baigner un bébé, et appliquer de l’huile sur sa peau.
* le maquillage et le parfumage; il est interdit de respirer des épices.
* le port de chaussures de cuir.
– cela s’applique aux chaussures à semelle comme à lacet de cuir; on peut porter des chaussures en toile, tant qu’elles ne contiennent pas de cuir.
– si l’on doit s’engager dans un chemin épineux, ou dans un environnenment « à faible densité de population juive » (où le port de pantoufles serait remarqué et tourné en dérision), on peut porter des chaussures ordinaires.
* L’intimité conjugale; les couples sont soumis aux restrictions de la nidda.
* Au cours de la première partie de la journée, on s’assied sur des chaises basses (à 30,48 cm du sol maximum) comme pendant la période de deuil de sept jours.
* On évite les embrassades, les salutations cordiales, les sourires, …
L’étude de la Torah « réjouit le cœur » (Psaumes 19:9); elle est donc déconseillée, à l’exception du Livre des Lamentations (meguilat Eikha), ses commentaires midrashiques, le livre de Job, les prophéties de Jérémie, les passages talmudiques liés à la destruction du Temple, etc.
Les mesures de deuil sont moins sévères l’après-midi : on peut par exemple s’asseoir sur des chaises plus élevées, ou s’adonner plus librement au commerce.4

Erev Tisha Beav
Le soir du 9 Av (dans le judaïsme, le jour commence à la tombée de la nuit, cf. récit biblique de la Genèse), l’atmosphère est humble et dépouillée, l’éclairage réduit au minimum, l’Almémor est nu, l’Arche sainte dépourvue de sa parokhet.
Après l’office du soir, on s’asseoit sur des sièges bas.
Le Hazzan récite plaintivement la meguilat Eikha. Il est ensuite de coutume de lire des kinnoth (élégies).
La lecture des kinnoth est d’apparition récente : le siddour de Rav Amram Gaon, rédigé au neuvième siècle, ne le mentionne pas. En revanche, il indique déjà que le 9 Av, le fidèle récitera le livre de Job.
Sha’harit Tisha Beav
La prière du matin se fait dans la même atmosphère. Contrairement à l’habitude de le faire le matin, certaines communautés ne revêtent le tallit et les tefillines, que l’après-midi du fait du deuil.
On lit une section du Deutéronome (4:25-40, menace en cas d’idolâtrie des Israélites).
La Haftara est issue du Livre de Jérémie. On lit également des kinnoth.
Min’hat Tisha Beav
Pour l’office de l’après-midi, ceux qui ne l’ont pas fait le matin, revêtiront tallit et tefillines et une prière spéciale, dite de consolation (Na’hem) est intercalée dans la ‘Amida, à la 14e prière, pour la reconstruction de Jérusalem.
Après Tisha Beav
Il est de coutume de se laver les mains, fût-ce par hygiène.
Si Tisha BeAv tombait un dimanche, comme la bénédiction sur le vin ne pouvait être faite lors de la Havdala, elle est faite à la fin de Tisha Beav. On ne récitera que les bénédictions sur le vin et HaMavdil, mais pas la bénédiction sur la bougie, celle-ci ayant été allumée à la fin de Shabbat. On ne récite pas non plus la bénédiction sur les épices.
La viande, le vin, les baignades d’agrément et la coupe de cheveux et/ou le rasage sont évités jusqu’au lendemain midi, le Second Temple ayant brûlé jusqu’à ce moment-là. Les Sages jeûnaient d’ailleurs jusque là, selon le Talmud.
La poursuite de ces restrictions n’a pas lieu si le 10 Av tombe un Shabbat.
Le premier Shabbat après Tisha Beav est appelé Shabbat Nah’amou, selon les premiers mots de la Haftara tirée de la fin du Livre d’Isaïe (40:1-27 : « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu »). C’est la première d’une série de sept haftarot de consolation, les shiv’a dene’hemata qui s’échelonneront jusqu’à Rosh Hashana.
Évolution des coutumes
Dans la période de rédaction du Talmud, l’observance du 9e jour du mois d’Av revêtit un aspect de tristesse et d’ascétisme de plus en plus marqué.
À la fin du deuxième siècle de notre ère, ce jour a néanmoins perdu beaucoup de sa sinistrose, au point que Rabbi envisage de l’abolir, ou selon une autre version, d’en atténuer l’importance lorsque le jeûne doit être décalé du Shabbat au premier jour de la semaine (c’est-à-dire du samedi au dimanche) (Source : Talmud, traité Meguilla 5b).
La stricte observance des coutumes de deuil en rapport avec le 9 Ab s’imposa à nouveau dans les époques post-talmudiques, en particulier aux heures les plus sombres de l’histoire Juive, du XVe au XVIIIe siècle.
Maïmonide, légaliste du XIIe siècle, émet l’opinion dans son Mishné Torah, que les restrictions, telles que consommer des mets carnés ou boire du vin, ne s’appliquent qu’au dernier repas du 8 Ab, précédant le jeûne, s’il est pris l’après-midi. Par contre, avant midi, il n’y a aucune restriction (Hilkhoth Taanit 5:8).
Moïse de Coucy (XIIIe siècle) écrit que c’est une coutume universelle que de se retenir de mets luxueux toute la journée précédant le 9 Ab (Sefer Mitzvot hagadol, éd. Venise, Lois sur Tisha BeAv, 249b).
Yossef Karo (XVIe siècle), auteur du Choulhan Aroukh et du Bet Yossef, écrit que certains ont pour coutume de s’abstenir de viande et de vin depuis le début de la semaine à laquelle tombe le 9 Ab; et que d’autres s’en abstiennent pendant les trois semaines à partir du 17 Tammouz (Choulhan Aroukh, Orah Hayim 551).
Les interdictions devinrent plus nombreuses, et on interdit de se marier durant cette période, et d’autres signes de deuil encore.
Finalement, le Rav Moïse de Coucy dit que certains ne mettent pas leurs phylactères (tefilline) à Tisha Beav, une coutume fort répandue par la suite (cf. supra on ne les met pas le matin, mais bien l’après-midi).
De la sorte, toutes ces coutumes, initialement conçues pour marquer sa piété de manière inhabituelle, devinrent finalement la règle à suivre pour tous.

Faut-il abolir le 9 Av dans l’État d’Israël?
Au cours du XXe siècle, un état juif ayant été rétabli sur la Terre d’Israël, beaucoup de sionistes religieux furent d’avis que la commémoration de Tisha BeAv se devait d’être modifiée, voire convertie en jour de joie.
Ce sujet fit naître une importante correspondance entre les sionistes religieux.
Les Haredim et les Hassidim, ainsi que la majorité des rabbins orthodoxes, considèrent que la création de l’État, bien que très importante et positive, n’est pas suffisante pour abolir le deuil causé par la perte des temples et les autres catastrophes précitées, du moins jusqu’à la venue du Messie, où Tisha Beav deviendra effectivement jour de fête.
Le comité légal de la mouvance Massoretit (Judaïsme conservateur) se pencha sur les questions « Faut-il toujours jeûner de nos jours à Tisha Beav, alors que nous avons regagné notre souveraineté et notre indépendance ? Pouvons-nous réduire les signe de deuil et manger après Minha (l’office de l’après-midi) ? », et publia deux réponses :
Le Rav Théodore Friedman répondit: « Nous sommes déjà en présence d’un précédent consigné dans le traité Taanit, stipulant les jours où il est interdit de jeûner, du fait du salut dont bénéficia Israël ces jours-là. Nous avons été témoins d’une grande manifestation salvatrice avec la création de l’État… Il nous semble donc que ce retournement dans l’histoire d’Israël devrait être célébré en ne jeûnant plus que jusqu’à la Minha du 9 Av. »
Notons qu’en 2005, Avraham Burg annonçait sur les ondes israéliennes qu’il ne jeûnerait que la première moitié du 9 Av, avant de faire un repas festif au cours duquel il lirait la déclaration d’indépendance de l’État. Il semble cependant que ceci soit un geste d’opposition aux manifestant contre le retrait du Gush Katif.
Le Rav David Golinkin a conclu quant à lui9 qu’il était « interdit de ne jeûner qu’un demi-jour le 9 Ab, pour plusieurs raisons :
nous avons démontré qu’on jeûnait à Tisha beAv dans la période du Second Temple…
ce n’est pas possible d’un point de vue halakhique : ou bien nous jeûnons aux quatre jeûnes (cf. les destructions), Tisha Beav inclus, ou bien à Tisha Beav seulement…
Du point de vue idéologique, on ne peut pas encore dire que nous sommes arrivés à une ère de « paix ». Nous devrions donc nous en tenir à la coutume des Gueonim… jeuner toute la journée à Tisha Beav et déclarer les autres jour volontaire et non obligatoire. »
Néanmoins, les juifs considèrent aujourd’hui le 9 Av comme un jour douloureux et de souvenir de la destruction du Second Temple, du fait que tous les Juifs ne soient pas encore réunis en Israël, que le Messie ne soit pas encore venu, et que le Troisième Temple n’ait pas encore été reconstruit.
Autres traditions
Certaines souces juives classiques affirment que le Messie naîtra un 9 Av.
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A Quand un vrai 9 AV avec jeune obligatoire (HALAKHIT) pour les Millions de victimes de la Shoah. Là au moins on connait les vrais événements les vraies dates et non des hypothèses datant de la préhistoire accompagnées de superstions judéo-arabo-chretiennes
Jérusalem est tombée et le Temple d’Hérode, dit 2ème Temple, détruit, parce que, à l’instar d’Aaron et de ses prêtres au pied du Sinai, les Cohanim du Temple ont préféré le veau d’or des romains à la promesse de la terre sacrée. Après la mort d’Hérode, dernier roi d’Israël, lorsque les romains ont décidé de considerer la terre promise comme une province romaine, des révoltes ont éclaté pour secouer le joug de l’occupant. Le Sanhedrin a lutté contre ces révoltes au coté des romains pour préserver son pouvoir et ses richesses contre les désordres d’une insurrection. En 33, il a condamné et laissé crucifier un jeune rabbin « libéral », issu du mouvement essenien, qui pouvait prétendre à la restauration du trône d’Israël.
Le Sanhedrin s’est opposé au mouvement des Zélotes, « branche armée » des Esseniens. En 64, le chef des Zélotes Mordekhaï ben Yaïr, fit assassiner le grand prêtre Ananias, résolument du coté des romains. En 67, les Zélotes soulèvent la judée et battent les romains de Cestius Gallius à Beth Horon. Mais les saduccéens fomentent des factions qui s’opposent aux Zélotes. Eléazar, le fils du grand prêtre, assassine par traîtrise Mordekhaï ben Yaïr et décapite la résistance.
Dès lors, Jérusalem est divisée en factions rivales qui passent plus de temps à s’entretuer qu’à combattre les romains. Quand le général romain Vespasien débarque à Antioche en 68, la Galilée est abandonnée par Jérusalem et sera écrasée par les romains, malgré la résistance désespérée de Gamla. Ecoeuré par la trahison de Jérusalem, le chef des forces juives en Galilée, Joseph ben Mattatiau passe du coté des romains sous le nom de Flavius Joseph.
Pourtant un répit inespéré s’offre aux forces juives, quand après l’assassinat de Néron éclate une guerre civile de succession qui neutralise le corps expéditionnaire romain. Mais même cette chance miraculeuse ne sut pas être saisie par les factions qui continuèrent à s’entredéchirer sous les yeux des romains.
Après l’élection de Vespasien comme empereur, le siège reprit sous le commandemant de son fils Titus qui emporta la ville. La destruction du Temple ne fut pas faite sur l’ordre de Titus, mais par l’initiative de légionnaires rendus furieux par le massacre par une secte saduccéenne de la garnison de Rome, alors que la vie sauve lui avait promise contre sa reddition.
Pendant que Ben Zakkai allait implorer Vespasien de continuer le culte, Eléazar Ben Yaïr, le neveu de Mordekhai se sacrifait à Massada avec ses compagnons zélotes. Massada, restée miraculeusement préservée du temps, pendant toute la durée de la diasporah.