Dans un acte historique que des millions de Juifs du monde entier attendaient avec impatience depuis des années, la Knesset a dissous hier le bureau du sacro-saint tribunal rabbinique. Plus tôt dans la journée, le cabinet a reçu un rapport détaillé sur l’application du plan révolutionnaire rédigé il y a près d’une décennie, visant à intégrer pleinement la communauté haredi dans la vie militaire du pays. Les dirigeants de l’ensemble du spectre politique ont unanimement fait montre d’optimisme, convaincus que ces deux initiatives conduiraient à une renaissance et une unité sans précédent du peuple juif. Rétrospective.

PHOTO: ARIEL JEROZOLIMSKI , JPOST
Institution qui existait dans la pratique avant même la création de l’Etat, le tribunal rabbinique, a été habilité au moment de l’Indépendance du pays comme autorité halakhique suprême des citoyens juifs. En tant que tel, pendant sept décennies, il a exercé un contrôle sur les questions de mariage, divorce, conversion, inhumation, pour tout le monde, y compris pour ceux qui ne souhaitaient pas mener une vie fidèle à la loi juive.
Décennies après décennies, la majorité silencieuse de la population a accepté ce monopole exercé par l’establishment religieux. Même parmi les moins observants. Pour beaucoup, la continuité juive n’était réalisable que par la soumission à ces conventions. D’autres n’ont simplement pas eu la force de mener une bataille perdue d’avance contre une structure toute puissante. Mais tout ceci a commencé à changer il y a quelques années. La première fissure importante dans le consensus général s’est dessinée au printemps 2008, lorsque la Cour suprême rabbinique (Bagats) a annulé des milliers de conversions validées par l’Administration des conversions dirigée par le rabbin Haïm Druckman. Une décision qui a amorcé la rupture d’un statu quo : la fin du contrôle des tribunaux rabbiniques par les haredim, jusque-là entre les mains plus souples de la mouvance sioniste religieuse.
Avant ce décret, qui a provoqué l’indignation générale, seuls les membres du judaïsme réformé et conservateur s’étaient engagés à haute voix dans un mouvement pour la réorganisation du processus de conversion. Depuis, ils ont été rejoints par les orthodoxes modernes, dont les normes et l’autorité ont également été en butte à une remise en question.
Vérification d’identité
Avance rapide jusqu’au printemps 2010. Le 26 mai, le Jerusalem Post titrait en première page : « De nouvelles directives rabbiniques appellent à un examen rigoureux des contrats de mariage. » En effet, des consignes toutes neuves ont été émises par le tribunal rabbinique : toute personne dont les parents n’ont pas été mariés par une autorité rabbinique assermentée doit comparaître devant un tribunal rabbinique, dans le cadre d’une enquête formelle sur l’authenticité de son judaïsme.
L’option du mariage civil étant nulle et non avenue, des centaines de milliers d’Israéliens – dont d’innombrables immigrants – ne peuvent s’unir en Israël. Ils ont ainsi rejoint les quelque 300 000 immigrés de l’ex-Union soviétique et leurs 50 000 descendants, qui ont le devoir de servir dans l’armée israélienne, mais non le droit d’être enterrés dans un cimetière juif. Un demi-million de citoyens de l’Etat juif, dont le sentiment d’appartenance au peuple ne fait pas de doute, se sont retrouvés emprisonnés dans les limbes de l’identité religieuse.
Hiddoush, une association de défense de la liberté religieuse, a alors mis au jour un important sondage. Parmi ses conclusions : 70 % des personnes sont contre la législation religieuse, 68 % veulent réduire le financement des yeshivot et 85 % s’opposent à l’exemption des étudiants de yeshivot du service militaire. En phase avec la polarisation croissante reflétée dans l’enquête, l’écrivain Amos Oz a donné son sentiment : « La lutte principale n’est pas entre gauche et droite, ni entre Ashkénazes et Séfarades, ni même entre les riches et les pauvres ou entre Juifs et Arabes. C’est un combat entre la tolérance, l’ouverture d’esprit et le pluralisme d’une part et le fanatisme et la haine de l’autre. »
Ce printemps-là, la chef de l’opposition, la députée Tzipi Livni, a fait les manchettes, en déclarant : « Israël 2010 est un pays où les femmes voyagent à l’arrière du bus, où la conversion est une mission impossible, où la vision sioniste est floue et où la définition de l’Etat juif a été confiée à un monopole de politiciens ultra-orthodoxes. » Déterminée à faire bouger les choses par le dialogue, elle a convoqué une série de forums publics à la Knesset sur les questions de religion et Etat. Parmi les participants, à l’image de la société israélienne pluraliste : des haredim les plus féroces aux séculaires les plus acharnés, tous fervents adeptes des textes juifs.
La première conférence de la série s’est tenue dans le contexte d’un projet de loi sur les conversions, proposé par le député David Rotem, qui menaçait de brouiller les Juifs de diaspora avec l’Etat juif. Alarmé par le schisme que cette législation pourrait créer, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a invité le président de l’Agence juive Natan Sharansky à servir de médiateur dans cette affaire. Depuis sa prise de fonctions un an plus tôt, Sharansky a prouvé son engagement pour l’unité du peuple juif, tout en respectant sa diversité, lorsqu’il a appelé le ministère des Services religieux à « maintenir une entente mutuelle entre les dirigeants des divers courants cultuels et, par là même, défendre l’honneur et le respect de la tradition d’Israël ».
Solutions alternatives
Il avait compris que diverses communautés en Israël et partout dans le monde aspiraient à un marché libéré des services religieux, dénué de contraintes, qui attirerait des consommateurs en pagaille et générerait de la créativité, sans pour autant compromettre la pérennité du peuple.
En fait, ce marché libre existait déjà « en souterrain ». Un soulèvement populaire contre l’establishment religieux était déjà amorcé : non pas un mouvement de rejet de la tradition, comme aux premiers jours de l’entreprise sioniste, mais au contraire, une volonté de l’embrasser. Déjà au printemps 2010, des dizaines de yeshivot non orthodoxes ont fleuri dans tout Israël, des dizaines de milliers de jeunes laïcs ont participé à des centaines de Tikounei Leil Shavouot (veillées de Shavouot), et les écoles TALI – fondées une génération plus tôt par des olim conservateurs pour promouvoir les études juives dans les écoles publiques non orthodoxes – attirent un nombre croissant d’élèves.
Et des milliers de candidats au mariage ont choisi une voie alternative, plus significative, personnelle et spirituelle. Les jours du tribunal rabbinique étaient comptés.
Parallèlement, le monde haredi prenait conscience que sa communauté risquait d’imploser si elle ne préparait pas ses jeunes à un minimum d’intégration dans la société, comme, pourquoi pas, en prenant part à sa défense. Le 31 mai de cette année, le Jerusalem Post rapportait une histoire qui semblait fantastique à l’époque : L’armée israélienne a initié un programme, échelonné sur 10 ans, dont le but final sera le recrutement de 60 % de haredim au service national, militaire ou civil.
Mais il faudra attendre encore plusieurs années… A suivre.
Toute référence à des personnes, des événements, des organisations et des articles de mai 2010 est réelle. Le reste dépend de nous.
L’auteur est membre de l’Agence juive et membre exécutif de l’Organisation sioniste mondiale.
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Eretz israel est le pays des juifs.
C’est le pays que D. a donner en cadeau a Avraham. Aujourd’hui, nous avons la chance d’etre revenu, d’avoir le droit de s’y installer en toute securite (meme si d’autres pensent qu’on y est en peril).
Tous les juifs du monde entier pour fuir l’antisemitisme pour « rentrer a la maison ».
Qu’est ce qui fait la particularite du peuple juif?
C’est la thora, que D. nous a donne.dans la thora,il y a le mode d’emploi du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Tout y est ecris, de la facon de nous comporter personnellement, vis a vis de son prochain, comme les lois au niveau de la communaute, d’un etat, sur le plan internationnal.
Malheureusement, nous ne connaissons pas le tresor que nous avons entre nos mains.
Si on avait l’ombre d’une infime connaissance, on lui laisserai le soin de nous diriger et de nos indiquer la voie.
Vous etes content que le tribunal rabinique n’ai plus d’emprise, mais , nous courrons a notre perte.
Les hommes sont-ils capable de clairvoyance, de determiner le vrai du faux,…
Seule une puissance superieur le peut.
Je ne dit pas que les rabins ont la claivoyance que d’autres n’ont pas.
Mais, par l’etude qu’ils font de la thora, ils ont une capacite superieure a determiner les regles sociales de notre monde,
La Knesset a agie avec sagesse et pour la pérénité du peuple Juif. Faut-il rappeler à tous ceux qui veulent maintenir la matriarcat pur et dur, que le matriarcat est une entouse à l’Enseignement de Moïse. Le matriarcat fut instauré par le scribe Ezra qui de retour en Judée et voulant mettre un terme au conflit entre Israélites (nom pris par les Hébreux avant l’entrer en Canaan) et Juifs (non donné par les perse) décida d’imposer le matriarcat pour résoudre ce conflit de prépondérance qui durait depuis plus d’un siècle entre ceux qui étaient restés en Canaan et ceux qui étaient de retour d’exil. Il imposa sa décision sur le matriarcat en l’adossant sur la descendant de Juda fils de Jacob. Cette descendant est issue de Tamar une prostitutée sacrée à la dévotion de la déesse Astarté. En conséquence de quoi, il déclara si une prostituée a donné une descendance à la tribu de Juda, alors toute femme juive quelle soit l’origine de sa progéniture celle-ci est juive.
Israël ne doit pas perdre sa spécificité qui est d’être un Etat Juif, pour les Juifs et non pas un Etat laïc qui lui fait perdre son « âme ». Il aurait été plus sage de « modérer » certains religieux fanatiques ou trop autoritaires et de parlementer avec eux pour assouplir leurs lois un peu trop rigides. Supprimer carrément le Tribunal Rabbinique, c’est aussi supprimer la « Loi du retour » et ouvrir la porte à l’assimilation donc, à terme, quelque part oeuvrer pour la fin d’Israël.
C’est une excellente nouvelle! En effet, n’oublions pas qu’Israel a été fondé par des laics dont le seul but était l’établissement du juif dans un état juif….et c’est là le principal critère; Il n’y a pas de mauvais ou de bon juifs. l’invasion de juifs religieux qui ont une vision d’un israel messianique ou biblique en sont pour leurs grades.
IL ya dans mon esprit Deux états d’israel celui de Tel Aviv et du reste du pays(Quart monde) habité en majorité par des juifs issus des pays arabes il faut les appeler par leurs nom « Juifs arabes »
j’ai toujours été surpris que ces religieux imposent leurs doctrines et leurs croyances à d’autres juifs loin de ce mode et de ces pratiques ancestrales et pourtant ils demeurent et se sentent pleinement juifs.
Cette nouvelle orientation est judicieuse elle evite ainsi,la confrontation de deux entités et ce, pour la paix civile du pays.
l’intégration des religieux dans l’armée ainsi qu’une forte diminution des aides à ces écoles permettra enfin l’unicité du peuple ainsi, il n’ yaura plus de citoyens de seconde zone.. La pratique de la religion est du domaine du privé et aucune loi ne doit la régir : cela s’appelle un état laique
Voilà (pour moi) une bonne nouvelle.
Cela fera taire quelques mauvaises langue qui traitent le Parlement Israélien, comme étant composé d’extrémistes religieux. L’on n’assistera plus avec ces personnes,( respectables au demeurant, et surtout à continuer à respecter) à des marchandages de voix indignes de personnes telles qu’elles.
La Laïcité dans le gouvernement doit être la loi !
Ce qui ne doit en aucun cas, faire occulter qu’Israël, doit être Le Pays des juifs – cette nuance, ne doit pas être à négocier.
Mon avis, ne m’empêche pas de me sentir pleinement juive.