Vers un nouveau Moyen-Orient ! Les accords SYKES-PICOT n’existent plus. Les frontières dites de 1967 non pas la moindre légitimité internationale.
L’antisémitisme en Europe qui sommeillait depuis de décennies est revenu en force se servant d’Israël pour porter les pires accusations : impérialisme, colonialisme, apartheid !

L’Europe qui avait tant à se faire pardonner, essaye à moindres frais de laver sa culpabilité d’un passé atroce, en se servant du conflit israélo-palestinien.

Les frontières dites de 1967, que les palestiniens et les instances internationales revendiquent, ont été créées par des accords d’armistice de 1949 qui n’ont établis que des lignes de démarcation.

La Cisjordanie d’abord occupée par la Jordanie, puis par Israël n’a jamais été palestinienne. Une résolution sur les lignes de 1967 serait une violation flagrante des accords conclus, dans le cadre des accords d’Oslo en 1995.

Elle contreviendrait aux résolutions de l’ONU : résolution 242 en 1967, 338 en 1973 et celle du 29 novembre 1947 établissant deux Etats, un Juif et un Arabe dans des frontières sûres et reconnues. La série des accords entre l’OLP et Israël réaffirme la volonté des parties à négocier des frontières définitives.

On entend souvent l’expression de frontière de 1967 pour affirmer qu’Israël occupe illégalement la Judée et la Samarie. Or cette ligne verte ne date pas de 1967 et n’est pas une frontière. Elle ne correspond à aucune réalité historique, géographique ou politique.

Il n’y a jamais eu de Palestine si ce n’est depuis les années 1970 à la suite d’un changement de stratégie palestinienne qui se définissait alors par son appartenance à la nation arabe islamique et non à une nation palestinienne.

La création de la Palestine avait pour seul but que de contrer l’existence d’Israël.

Il n’existe aucune disposition dans aucun des accords signés entre Israël et la Palestine qui exige le retrait Israélien sur la frontière dite de 1967.
En réalité en 1967 les Palestiniens n’avaient aucune revendication territoriale spécifique, ne disposant d’aucun moyen d’expression politique.

C’est à cette époque qu’a été inventé un sentiment national exprimé dans l’article 15 de la chartre de l’OLP.

C’est la ligne où les Israéliens ont réussi à repousser les envahisseurs Egyptiens, Jordaniens, Syriens, Irakiens, Libanais et Saoudiens pendant la guerre de 1948.

L’article V de l’accord Israélo-égyptien d’armistice général du 24 février 1949, précise «la ligne de démarcation de l’armistice ne doit être interprétée d’aucune façon comme une frontière politique ou territoriale … »

L’article Ⅱ de l’accord Jordano – Israélien d’armistice général du 3 avril 1949 précise de son coté : « aucun avantage militaire ou politique ne devait être acquis pendant la trêve ordonnée par le conseil de sécurité ».

Aujourd’hui la guerre extrêmement violente entre Chiites et Sunnites a aggravé sérieusement la situation dans la région.

L’Arabie Sunnite et l’Iran Chiite ont transformé la Syrie en centre de combat sans merci pour l’hégémonie régionale, les frontières du Liban, de la Syrie et de l’Irak fixées par les accords SYKES-PICOT imposées par la France et l’Angleterre sont en voie d’implosion.

Les crises Irakienne et Syrienne, la création par l’E.I.I.L d’un Etat Islamique à cheval sur les deux pays et bientôt sur d’autres pays islamiques a pour ambition d’instaurer un califat Sunnite, qui menace l’ensemble des pays de la région.

Alors que le monde arabo-musulman est à feu et à sang : 200.000 morts en Syrie, des dizaines d’attentats et des milliers de morts en Irak, en Libye, au Yémen sans oublier l’Afghanistan et le Pakistan, des condamnations par dizaines en Egypte et en Turquie, alors que djihadistes, au nom de l’Islam pur et dur, assassinent et détruisent partout sur leur passage.

Où sont donc les bonnes âmes bien intentionnées ?

Où sont donc les pétitionnaires inlassables des causes humanitaires ?

Curieusement silencieuse, d’autant plus inquiétante que tuer des Juifs ne provoque plus de grande indignation, il s’est instauré une accoutumance, sur le sol Européen que nous croyions à jamais révolue. Ce long fleuve tranquille des mensonges quotidiens véhiculés par une certaine presse bien connue ne préoccupe ni la droite ni la gauche, ni les grands ténors de l’extrême gauche toujours disponibles pour vilipender le bien fondé d’Israël.

Comment ne pas être sidéré de l’accablement d’Israël par des médias, pour ne citer que l’AFP, France Télévision, « Le Monde » et certains milieux politiques d’extrême droite et d’extrême gauche où M. Mélenchon occupe une place de choix, sans oublier l’ignoble Tarik Ramadan n’hésitant pas à écrire que « les deux touristes de Bruxelles travaillaient pour les services de sécurité Israéliens et cet attentat n’était qu’une mesure de diversion du … Mossad ».

En fait, le lynchage politico-médiatique permanent de l’Etat d’Israël continue. Ces actions sont organisées dans le cadre d’une campagne programmée de dénigrement. C’est une réalité, on assiste depuis un certain temps et dans l’indifférence générale à une libération de la parole et à une banalisation du discours antijuif.

Toutes les occasions sont bonnes pour accuser, pour diaboliser et pour délégitimer Israël. Un grand nombre d’hommes politiques sont atteints d’une véritable névrose anti-israélienne d’une compassion obsessionnelle pour les Palestiniens. Internet est devenu le sanctuaire de la haine anti-juive, le refuge de l’Islam radicalisé. Les prêcheurs musulmans de plus en plus nombreux invitent au nom du Coran à tuer des Juifs, des foules fanatiques, issues d’un drôle de « Printemps Arabe » hurlent «mort aux Juifs » sans provoquer d’émotion particulière.

Comment interpréter cette haine des Juifs et cette sublimation obsessionnelle des Palestiniens ?

Comment interpréter cette extrême indulgence occidentale devant la posture victimaire des Palestiniens ?

Ces mêmes Palestiniens qui depuis 1948, sont pris en charge à travers un statut de réfugiés hyper privilégiés héréditaires instauré par l’ONU et entretenu par l’UNWRA, institution créée spécialement à leur intention.

N’en déplaise à tous ses détracteurs, Israël est le seul Etat démocratique de la région, le seul Etat de droit et un des pays les plus avancés au Monde.

Où que l’on se tourne, on ne voit que meurtres, violences et prises d’otages…

Mais que fait donc Barak Obama ?

ROGER PINTO – Président de SIONA

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Accords Sykes-Picot

Les accords Sykes-Picot sont des accords secrets signés le 16 mai 1916, entre la France et la Grande-Bretagne (avec l’aval des Russes et des Italiens), prévoyant le partage du Moyen-Orient à la fin de la guerre (espace compris entre la mer Noire, la mer Méditerranée, la mer Rouge, l’océan Indien et la mer Caspienne) en zones d’influence entre ces puissances, dans le but de contrer des revendications ottomanes.

Le 16 mai 1916, faisant suite à un travail préparatoire épistolaire de plusieurs mois entre Paul Cambon, ambassadeur de France à Londres, et Sir Edward Grey, secrétaire d’État au Foreign Office, l’accord Sykes-Picot est conclu entre la France et le Royaume-Uni à Downing Street entre Sir Mark Sykes, et François Georges-Picot.

Il prévoit à terme un découpage du Moyen-Orient, c’est-à-dire l’espace compris entre la mer Noire, la mer Méditerranée, la mer Rouge, l’océan Indien et la mer Caspienne, alors partie intégrante de l’Empire ottoman. La Russie tsariste participe aux délibérations et donne son accord, comme l’Italie, aux termes du traité secret.

Le Moyen-Orient est découpé, malgré les promesses d’indépendance faites aux Arabes, en 5 zones :

zone bleue française, d’administration directe formée du Liban actuel et de la Cilicie ;

zone arabe A, d’influence française comportant le nord de la Syrie actuelle et la province de Mossoul ;

zone rouge britannique, d’administration directe formée du Koweït actuel et de la Mésopotamie ;

zone arabe B, d’influence britannique, comprenant le sud de la Syrie actuelle, la Jordanie actuelle et la future Palestine mandataire ;

zone brune, d’administration internationale comprenant Saint-Jean-d’Acre, Haïfa et Jérusalem. La Grande-Bretagne obtiendra le contrôle des ports d’Haifa et d’Acre.

À la suite de la Révolution d’Octobre qui renverse l’État tsariste et installe le pouvoir bolchevik, le nouveau gouverneur de Pétrograd découvre dans les archives du ministère des affaires étrangères, une copie du texte du traité Sykes-Picot qu’il porte, en janvier 1918, à la connaissance du gouvernement ottoman, toujours possesseur des territoires concernés.

Le pouvoir ottoman transmet alors ces informations au chérif Hussein de La Mecque à qui avait été promis, en 1915 par les Britanniques dans une série d’échange avec Sir Henry McMahon le haut commissaire britannique au Caire, un grand royaume arabe, pour qu’il se désengage de la coalition.

Dès la nouvelle connue, la colère gronde chez les Arabes. Désagréablement surpris par la lecture du traité, Hussein transmet le texte au gouvernement britannique avec une demande d’explications.

Le 18 février 1918 le gouvernement britannique répond:

« Le gouvernement de sa Majesté et ses alliés n’ont pas abandonné leur politique qui consiste à apporter leur concours le plus entier à tous les mouvements qui luttent pour la libération des Nations opprimées. En vertu de ce principe, ils sont plus que jamais résolus à soutenir les peuples arabes dans leur effort pour instaurer un Monde arabe dans lequel la loi remplacera l’arbitraire ottoman et où l’unité prévaudra sur les rivalités artificiellement provoquées par les intrigues des administrations turques.

Le gouvernement de Sa Majesté confirme ses promesses antérieures concernant la libération des peuples arabes. »

Aux États-Unis, le président Woodrow Wilson, tentant de mettre en avant l’argument de l’autodétermination des peuples, ne participe pas aux accords Sykes-Picot et cherche à obtenir un mandat de la Société des Nations elle-même en organisant dans le cadre d’une commission une consultation des peuples concernés. Les Français et les Britanniques sentant la situation leur échapper quittent la commission et se mettent d’accord sur les frontières à la conférence de San-Remo en avril 1920.

Application de l’accord

L’accord Sykes-Picot doit faire face à une double opposition : la révolte kémaliste en Anatolie en opposition au traité de Sèvres ainsi qu’à l’installation des pouvoirs arabes du chérif Hussein et de ses fils comme à Damas (que l’accord rattache à la domination française).

C’est donc par les armes que cet accord sera concrétisé avec d’abord un recul en Anatolie, aussi s’ensuit une lutte contre Fayçal pour lui faire quitter Damas, ce qui sera fait, les Anglais l’installant sur le trône irakien.

L’accord est entériné et légalisé avec un mandat en bonne et due forme de la SDN lors de la Conférence de San Remo. La France reçoit donc mandat du Liban et de la Syrie, la Grande-Bretagne de l’Irak (agrandi de Kirkouk cédé par les Français en échange d’une participation aux bénéfices pétroliers de la région), de la Transjordanie et de la Palestine.

WIKIPEDIA

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oxomars

Il est vrai que les Français n’ont jamais assumé les parts obscurs de leur histoire. Seuls les vedettes comme Jean d’Arc, Henri IV, Louis XIV et Napoléon leurs servent de faire-valoir. Les Juifs Français au travers les siècles ont toujours payés au prix fort, leur place dans la société.

Les humiliations et les brimades ont toujours été des paramètres avec lesquels il fallait vivre. Seuls quelques puissants ont réussi à grands frais, à maintenir leur originalité.

Jusqu’à ce De Gaulle que tout le monde vénère et qui a dit, lorsqu’on lui annonçât la conversion de Maurice Schumann au catholicisme; {{ {«Ca fait un Chrétien de plus mais pas un Juif de moins»} }}

A lire certains médias, il semblerait que la guerre d’Algérie c’est pas la France qui l’a fait tout comme ce vieux sénile de Pétain qui n’était pas Français mais Allemand. Cette section d’imbéciles a oublié le temps les Français de souche avaient le droit de faire des ratonnades et d’appeler les Maghrébins « bougnoules ». C’est lamentable mais je ne leur laisserais pas le terrain à ces misérables.

Ils ont même oublié Léon Blum à qui ils doivent leurs vacances et Mendès-France qui octroyât l’indépendance à certaines colonies.

Armand Maruani

Correction :  » Alex E. MERAL{{I}}  » . Scusi cher Alex .

Armand Maruani

{{Tout à fait d’accord avec vous Alex E. MERAL . }}

{{Je rajouterai ceci :}}

{{Quand l’Europe se penche sur son passé moyen orientale elle montre son cul .}}

{{Aujourd’hui encore elle poursuit sa politique pro arabe comme si Israël et le peuple Juif n’ont jamais existé .}}

{{Qu’ils s’occupent de leurs envahisseurs dans leur propre pays , les mêmes qu’ils ont encouragés et installés en composant leurs salades à la sauce orientale .}}

Alex E. MERALI

Ne vous inquiétez pas, dans peu de temps, l’europe paiera cher son abjecte attitude à l’égard d’Israël et des juifs. Quand les musulmans qui ont envahi les pays occidentaux vont mettre ces pays à feu et à sang, ce ne sera que justice et châtiment bien mérité. Et bien fait pour eux. A se mettre à plat ventre devant le diable ne sert qu’à lui permettre de mieux disposer de vous et c’est ce qui se produira inéluctablement dans un prôche avenir. Et tous les nôtres assassinés par les petits protégés de cette europe maudite seront enfin vengés, même si, hélas, rien ne pourra nous les ramener.