JERUSALEM, 7 juin 2010 (AFP)

Le Parlement israélien, la Knesset, a rejeté lundi à une écrasante majorité trois motions de censure de l’opposition contre le gouvernement Netanyahu déposées à la suite de l’assaut meurtrier de la marine israélienne contre la flottille humanitaire internationale pour Gaza.

La première motion, présentée par le principal parti d’opposition, le Kadima (centriste), a été rejetée par 59 voix contre 25. Les autres motions, déposées par les partis arabes israéliens et les communiste du Hadash ont été repoussées par 81 voix contre 8.

Les jeux étaient fait d’avance. La coalition gouvernementale s’appuie sur une majorité de plus de 70 sièges sur 120 alors qu’une motion de censure nécessite 61 voix pour faire tomber le gouvernement. Lors du débat, la dirigeante du Kadima et chef de l’opposition, Tzipi Livni, a accusé le gouvernement de fuir ses responsabilités dans le raid qui a coûté la vie à neuf civils turcs pro-palestiniens, et plongé Israël dans une grave crise diplomatique.

Mme Livni a également reproché à la coalition de droite au pouvoir d’avoir isolé Israël. « Une campagne de relations publiques ne saurait se substituer à une véritable diplomatie », a-t-elle dénoncé. Elle ne s’est cependant pas opposée au maintien du blocus israélien de Gaza, renforcé en juin 2007 par un gouvernement dont elle était ministre des Affaires étrangères à la suite de la prise de contrôle de l’enclave palestinienne par le mouvement islamiste Hamas.

En réponse, le ministre travailliste de la Défense, Ehud Barak, a justifié l’action du gouvernement tout en concédant: « Le résultat n’est pas ce que j’avais espéré ». Le leader du Parti travailliste a souligné à nouveau la « nécessité » du blocus israélien pour limiter l’approvisionnement en armes du Hamas à Gaza.

« Nous n’avons pas l’intention faire comparaître nos soldats devant une commission d’enquête, que ce soit en hébreu ou en anglais », a-t-il martelé. Il a toutefois affirmé qu’Israël va procéder à « un examen » interne qui permettra de vérifier la conformité du blocus de Gaza au droit international.

« Nous avons l’intention de faire procéder à un examen des évènements qui permettra de clarifier notre position et de vérifier si le blocus et sa mise en application sont conformes ou non au droit international », a expliqué M. Barak. « Nous en tirerons des conclusions aussi bien sur le plan politique qu’au niveau de la sécurité », a-t-il promis.

Le vice-président américain Joe Biden, de passage en Egypte, a indiqué que les Etats-Unis étudiaient de « nouveaux moyens pour répondre aux aspects humanitaire, économique, sécuritaire et politique de la situation à Gaza », réitérant la position de Washington selon laquelle « le statu quo est intenable ».

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